Tro Dro Skaer : quand Youenn Gwernig rencontre les randonneurs

-- Langues de Bretagne --

Communiqué de presse de Festival Taol Kurun
Porte-parole: Fanny Chauffin

Publié le 10/07/13 17:23 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Un soleil éclatant, des sentiers ombragés, et à l'arrivée des sonneurs, musiciens et crêpières

Ils étaient bien rouges, les randonneurs à leur arrivée après leurs circuits de 9, 15 et 20 kilomètres. Michel B., 76 ans avait fait le plus court parcourt ... en courant, la jeune fille qui le suivait était exténuée, mais pas lui. Les Scaërois ont une solide réputation de sportifs (nombreux champions de gouren, les six heures de Scaêr) et c'est impressionnant de les voir arriver, frais et guillerets avec un temps pareil ...

L'organisation de la rando assurée par les Ruz Botoù de Scaër était irréprochable : balisage, accueil, du travail de pro fait par une équipe qui a l'habitude de travailler ensemble.

300 marcheurs, souvent des marcheuses, avec leurs chiens, qui arrivaient surpris d'entendre des sonneurs, deux accordéonistes, Henri Carduner qui proposait son chouchen à la dégustation, et Mai Ewen interprétant du Youenn Gwernig avec Youenn Brenn à la harpe.

Et dans les coins du grand préau, des curieux regardaient deux écrans de télévision, l'un doublé en breton et l'autre doublé en français, l'occasion pour les non bretonnants de comprendre, et pour les néo-bretonnants de comprendre par l'écriture la façon de parler de Scaër. Et pour les «native speakers» de Scaër, une façon de lire la langue qu'ils connaissent à l'oral sans pouvoir la lire ni l'écrire ... Et les personnes qui apparaissaient à l'écran n'étaient pas des vedettes de la télé nationale ou régionale, non, c'étaient des bretonnants de Scaër, qui racontaient la fabrication du chouchen, le gouren dans les années 50, l'histoire du chouan Bonaventure, des histoires de guérisseur et de grand-mère un peu sorcière...

Ce jour-là, on a entendu plus de trente personnes qui ne se connaissaient pas, échanger en breton, presque étonnés, et qui se disaient que finalement ... c'était bien agréable ...

Vous avez dit «réappropriation de la la langue» ? Ce jour-là à Scaër, ça y ressemblait fort .

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