Pour une place véritable des littératures en langues régionales à l'école
Appel de Collectif pour les littératures en langues régionales à l'école

Publié le 10/12/22 10:55 -- mis à jour le 10/12/22 11:10

Aujourd’hui, les programmes scolaires ne laissent quasiment aucune place aux œuvres des auteurs écrivant en breton, en corse, en basque, en créole...

Il est temps d’accorder une vraie place aux littératures en langues régionales dans les manuels scolaires. Tous les élèves de France doivent savoir qu'il existe, en France, quantité d'auteurs qui se sont exprimés et s'expriment encore dans d'autres langues que le français, y compris un prix Nobel de littérature (Frédéric Mistral).

Cette pétition, signée notamment par les historiens Mona Ozouf, Philippe Martel et Rémy Pech ; les écrivains Patrick Chamoiseau, Ananda Devi, Yann-Bêr Kemener, Didier Daeninckx, David Diop, Axel Gauvin et Jonas Rano ; le romancier et cinéaste Gérard Mordillat ; les chanteurs Francis Cabrel, Alan Stivell, Eric Fraj, Goulamas'K, Yannick Jaulin, HK (Kaddour Hadadi), I Muvrini, Joan de Nadau et Manu Théron ; les linguistes Philippe Blanchet et Bernard Cerquiglini ; le député Paul Molac, le vice-président de la région Bretagne Christian Troadec et l’ancien ministre Azouz Begag ; Yann Uguen, président du réseau Diwan ; les juristes Véronique Bertile et Wanda Mastor ainsi que par de très nombreux universitaires, français et étrangers, demande donc au ministère de l’Education nationale d’enrichir ses programmes pour faire enfin une place, au côté des littératures en français, aux autres littératures de France.

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Vos 2 commentaires
  Jack Leguen
  le Samedi 10 décembre 2022 11:27
Je trouve incroyable que le prix Nobel de littérature Frédéric Mistral, qui écrivait en provençal, ne soit pas enseigné. Mais aussi la brittophone Anjela Duval.
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  gregor
  le Dimanche 11 décembre 2022 10:18
@Jack Leguen J'ai eu l'occasion de travailler avec des fonctionnaires de l'éducation et de la culture en ambassade, vous n'imaginez pas le degré de sectarisme de certains. Alors à Paris, là où tout se décide, ça doit être à vomir.
En au delà de ça, l'EN ne devrait que fixer une ligne générale, un tronc communc, et chaque région devrait avoir sa propre gestion, pour justement intégrer certains auteurs, enseigner l'histoire locale et bien sûr la langue.
Et je pense personnellement que l'enseignement devrait être pensée dans une dimension locale et européenne, en enseignant l'histoire locale et le contexte continental (d'ailleurs la France est plus un isthme européen qu'une nation européenne), je fais partie de ces jeunes qui sont restés choqués qu'on leur enseigne Charlemagne sans leur expliquer la situation en Bretagne au même moment...
Il faudrait aussi enseigner, au dela des langues étrangères, les notions de familles de langues et de continuun linguistiques, en y intégrant des auteurs divers et variés.
Mais bon, moi je suis pour l'ouverture d'esprit, pas pour le sectarisme d'etat donc l'EN me brûlerait sûrement sur un bûcher...
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