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44576_1.jpgEN COURS DE ROUTE MAX ALHAU

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Tu es monté plus haut

que la cime des arbres :

ce n’était pas le ciel

mais un espace sans nom

qui te renvoyait

vers des visages enfouis

au creux de leur absence.

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Prélude sans aucun doute

à quelque orage en germe

et qui mettrait le feu

à une traversée

aussi brève qu’illusoire.

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Serais-tu ce voyageur

qui aborde des rives

aux noms tenus secrets ?

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Serais-tu celui qui se résigne

à répéter des mots

usés jusqu’à la lettre

et qui pourtant avance,

soucieux dans sa démarche

d’imposer son absence

pour affirmer enfin

sa grande légèreté ?

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Ce sera comme si la rivière remontait son cours ou

comme le retour vers des terres autrefois familières

et que l'on croyait disparues.

Ce sera ce qui demeure sans nom mais que l'on

contemple simplement ému par tant de beauté.

Ce sera comme si le futur ayant rejoint le présent,

plus rien ne pouvait s'achever. (...)

Ce sont des pas sur le sable que la mer viendra

recouvrir, mais c’est ce qui nous porte au-delà de

tout espoir, vers des pays inconnus, des terres vierges,

cela auquel nous avons cédé depuis longtemps.

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Max Alhau, «En cours de route», L’herbe qui tremble 2018 pages 11, 23, 97.

avec des peintures de Marie Alloy;

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Bio MAX ALHAU (voir le site)

ed. L'HERBE QUI TREMBLE (voir le site)

MARIE ALLOY PEINTURES (voir le site)

Voir aussi :
©agence bretagne presse

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