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- Communiqué de presse -
Nos rues n'appartiennent pas à la Poste
Une provocation de plus contre la langue bretonne ! Les instructions données par Yves Amiard, (...) il s'agit bien d'une mise en œuvre du principe désormais consacré par la Constitution française selon lequel le breton «appartient au patrimoine de la France». Après avoir capté notre héritage, l'État français entend maintenant faire le tri entre ce qui lui convient et ce qui ne lui convient pas.
pour Adsav!, Strollad pobl vreizh le 21/01/09 15:36

Une provocation de plus contre la langue bretonne ! Les instructions données par Yves Amiard, directeur du courrier de la poste française pour « l'Ouest… de la France » incitent les communes du Finistère et du Morbihan à donner des noms français aux quelques rues n'ayant pas encore subi la francisation. Si les Côtes-d'Armor semblent épargnées, c'est sans doute que l'auteur de cet oukaze a de faibles connaissances en Géographie. L'excuse invoquée ? Un problème d'apostrophe : notre fameux «c'h» serait devenu encombrant. La directive n'évoque pas, bien entendu, les apostrophes en langue française. La prochaine étape sera-t-elle la francisation obligatoire des noms de famille ?

Pour Adsav, le parti du peuple breton, il s'agit bien d'une mise en œuvre du principe désormais consacré par la Constitution française selon lequel le breton «appartient au patrimoine de la France». Après avoir capté notre héritage, l'État français entend maintenant faire le tri entre ce qui lui convient et ce qui ne lui convient pas. Adsav ne se lassera jamais de dénoncer la politique d'assimilation poursuivie par l'État français en Bretagne. Soyons toujours conscients que ses relais, à commencer par les «services publics» et autres «administrations» sont des machines à étouffer les Bretons. La complaisance et l'indignité de trop nombreux élus scandalise les gwir Vretoned que nous sommes. Souvenons-nous de l'exemple honteux de Plouguerneau où le maire MoDem souhaite effacer l'histoire de nos noms de rue, c'est-à-dire faire table rase de notre passé.

Ces affaires soulignent une fois de plus la pertinence d'un État breton qui organiserait la mise en place d'une poste bretonne, «ar Post». Une poste qui passerait de «service public» à «service rendu au public». «Ar Post» respecterait notre langue et notre identité, permettrait aux postiers bretons de travailler en Bretagne, et mettrait en œuvre des solutions de proximité pour maintenir une présence en milieu rural. Dès à présent, Adsav, le parti du peuple breton, invite tous les Bretons à suivre l'exemple de nos militants qui rédigent depuis toujours leurs adresses en breton. À la France de suivre et d'enrichir ses postiers d'un minimum de connaissance de la langue du pays.

Pour Adsav, le Parti du Peuple Breton, Thierry Le Béhérec

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