-- La réunification --

Nantes en Bretagne, un marqueur pour deux cultures

Chronique de JPLM (porte parole Jean-Pierre Le Mat) publié le 27/02/18 15:16

Chateau des ducs, Nantes
Chateau des ducs, Nantes

Se suffire des affirmations administratives, c'est choisir Homer Simpson contre Hugo, Flaubert, Balzac, Stendhal ou Chateaubriand.

Les découpages administratifs ont versé Nantes, Le Croisic, Guérande ou Chateaubriant dans la région «Pays de Loire». En revanche, les châteaux de Chambord ou de Chenonceaux ont échoué dans une région «Centre», bref nulle part.

L’UNESCO définit le Val de Loire de façon plus respectueuse et plus documentée que des gouvernants français, pour qui les solidarités et les appartenances régionales sont inconnues.

Les cultures consolident l’humanisme. Elles permettent de prendre de la distance, et donc de la liberté, par rapport aux pouvoirs politiques et administratifs.

Entre culture bretonne et culture française, il existe des zones communes. L’ignorance que Nantes est bretonne est un formidable marqueur d’inculture bretonne, mais aussi d’inculture française.

La preuve ?

Consultons les auteurs français du XIXe siècle les plus connus. Lisons -ou relisons- Victor Hugo (Quatre-Vingt-Treize), Gustave Flaubert (Par les champs et par les grèves), Alphonse Daudet (Cécile), Stendhal (Mémoires d'un touriste), Paul Féval (Le loup blanc, La fée des grèves), Eugène Sue (Les mystères du peuple), Honoré de Balzac (Béatrix, Un drame au bord de la mer). Et nous pourrions en rajouter bien d’autres…

Ces grands écrivains connaissent Nantes et la situent en Bretagne. Ils connaissent aussi l’histoire de Bretagne.

Nous étions à l'extrémité du Croisic, une mignonne presqu'île de la Bretagne ; nous étions loin du port, dans un endroit que le fisc a jugé tellement inabordable, que le douanier n'y passe presque jamais.

(Honoré de Balzac. Un drame au bord de la mer)

A quelques cents pas de Guérande, le sol de la Bretagne cesse, et les marais salants, les dunes commencent. On descend dans le désert des sables que la mer a laissés comme une marge entre elle et la terre, par un chemin raviné qui n’a jamais vu de voitures. Ce désert contient des sables infertiles, les mares de forme inégale bordées de crêtes boueuses où se cultive le sel, et le petit bras de mer qui sépare du continent l’île du Croisic. Quoique géographiquement le Croisic soit une presqu’île, comme elle ne se rattache à la Bretagne que par les grèves qui la lient au bourg de Batz, sables arides et mouvants qui ne sauraient se franchir facilement, elle peut passer pour une île.

(Honoré de Balzac. Béatrix)

Nous voici bien loin de notre humble Berry, où j'ai pourtant retrouvé, dans la mémoire des chanteurs rustiques, plusieurs romances et ballades exactement traduites, en vers naïfs et bien berrichons, des textes bretons publiés par M. de la Villemarqué. Revendiquerons-nous la propriété de ces créations, et dirons-nous qu'elles ont été traduites du berrichon dans la langue bretonne ? Non. Elles portent clairement leur brevet d'origine en tête. Le texte dit : En revenant de Nantes, etc.

(George Sand. Promenades autour d’un village)

Moi, madame, dit le chevalier, selon les ordres de Votre Altesse, je suis parti pour la Bretagne, et, arrivé à Nantes, j'ai ouvert mes dépêches et pris connaissance de mes instructions.

- Eh bien ? demanda vivement la duchesse.

- Eh bien ! madame, reprit d'Harmental, j'ai été aussi heureux dans ma mission que messieurs de Laval et de Pompadour dans la leur. Voici l'engagement de messieurs de Mont-Louis, de Bonamour, de Pont-Callec et de Rohan-Soldue. Que l'Espagne fasse seulement paraître une escadre en vue de nos côtes, et toute la Bretagne se soulèvera.

(Alexandre Dumas. Le chevalier d’Harmental)

Le roi vit que d'Artagnan ne voulait pas parler.

- Je vous ai fait venir, monsieur le capitaine, pour vous dire d'aller préparer mes logements à Nantes.

- À Nantes ? s'écria d'Artagnan.

- En Bretagne.

- Oui, Sire, en Bretagne.

(Alexandre Dumas. Le vicomte de Bragelonne)

Les larves de la légende et les monstres de l'histoire, tout avait passé sur ce noir pays [la Bretagne]. Teutatès, César, Noël, Néomène, Geoffroy d'Angleterre, Alain-gant-de-fer, Pierre Mauclair, la maison française de Blois, la maison anglaise de Montfort, les rois et les ducs, les neuf barons de Bretagne, les juges des Grands-Jours, les comtes de Nantes querellant les comtes de Rennes, les routiers, les malandrins, les grandes compagnies, René II, vicomte de Rohan, les gouverneurs pour le roi, le 'bon duc de Chaulnes' branchant les paysans sous les fenêtres de madame de Sévigné, au quinzième siècle les boucheries seigneuriales, au seizième et au dix-septième siècles les guerres de religion, au dix-huitième siècle les trente mille chiens dressés à chasser aux hommes.

(Victor Hugo. Quatre-vingt-treize)

.

Nantes est placée sur un bras fort étroit ; ce fleuve, là comme ailleurs, est toujours gâté par des îles. Vis à vis des chantiers, ce bras de la Loire est rejoint par un autre beaucoup plus large. J'ai pris une barque pour le remonter, mais j'avais du malheur aujourd'hui. Pour toute conversation, mon vieux matelot m'a demandé dix sous pour boire une bouteille de vin, ce qui ne lui était pas arrivé, dit-il, depuis quinze jours. C'est sans doute un mensonge, le litre de vin coûtant cinq centimes à Marseille, doit revenir à quinze centimes tout au plus sur les côtes de Bretagne. Mais peut-être l'impôt est-il excessif. Nos lois de douane sont si absurdes !

(Stendhal. Mémoires d'un touriste)

- Maudit soit, entre tous les jours maudits, le jour où tu mourras, ô Bretagne ! Maudite soit la main qui touchera l'or de ta couronne ducale ! Maudit soit le Breton qui ne donnera pas tout son sang avant de dire 'le roi de France est mon roi !'

- Où est-il, ce Breton ? s'écria Aubry.

Maurever le regarda d'un air sombre.

- Tu es jeune ; tu verras cela ! dit-il ; une malédiction est sortie de cette tombe où dort monsieur Gilles. Tu verras cela ! Nantes, la riche, et Rennes, l'illustre, et Brest, et Vannes, et le vieux Pontivy, et Fougères, et Vitré, seront des villes françaises.

- Jamais !

(Paul Féval. La fée des grèves)

Nantes était alors la capitale de ce rude et vaillant pays qui gardait son indépendance entre deux empires ennemis la France et l'Angleterre. Nantes était une ville noble, mirant dans la Loire ses pignons gothiques, et fière d'être reine parmi les cités bretonnes.«

(Paul Féval. La fée des grèves)

Voici, monsieur, l'état au vrai des opinions en Bretagne, répondit Salaün Lebrenn ; une fraction notable de la bourgeoisie de Rennes et de Nantes appartenant à la religion réformée inclinerait à une République fédérative selon la tradition protestante du siècle dernier.»

(Eugène Sue. Les mystères du peuple)

Nous marcherons sur Rennes, afin de porter secours au peuple et à la bourgeoisie révoltés ; les autres chefs, à la tête des paysans du rayon de Nantes et de Quimper se porteront, de leur côté, sur ces villes aussi soulevées. Dès lors, maîtresse de la Bretagne, comme elle l'est sans doute déjà à cette heure de la Guyenne, du Languedoc, de la Saintonge et du Dauphiné, l'insurrection victorieuse imposera le CODE PAYSAN au clergé, à la seigneurie, et ses réformes à Louis XIV !... LA TERRE DOIT APPARTENIR A CEUX QUI LA CULTIVENT !.

(Eugène Sue. Les mystères du peuple)

Et il leur racontait son temps de forgeron à l'usine d'Indret, alors qu'il s'appelait simplement Roudic, car ce nom de Labassindre qu'il portait était le nom de son village La Basse-Indre, un gros bourg breton des bords de la Loire.

(Alphonse Daudet. Cécile. Mœurs contemporaines)

A chacun de choisir ses références, entre les géants de la littérature et les petits marquis de l’arrogante inculture.

Jean Pierre Le Mat

Voir aussi :
©agence bretagne presse

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Jean-Pierre Le Mat est chef d'entreprise et auteur. Il a en particulier réédité et complété l'Histoire de Bretagne de Henri Poisson; Patrick Pearse et l'insurrection irlandaise de 1916; les cent vies de l'hermine; Histoire de Bretagne, le point de vue breton; Enquêtes sur les prophéties de Merlin ; Carnet d'un Bonnet rouge ; Ils ont fait la France. Il anime le site contreculture.org.

Vos commentaires :

Yann
Mardi 27 fevrier 2018

Le découpage, et l'exclusion du pays de Nante hors de la région administrative "Bretagne" est-il le fait de l'inculture? ou de la volonté politique des dirigeants politique de l'hexagone franco-Parisien.

Je ne comprend pas cette le besoin de se justifier quand a se qui nous reviens de plein droit!

daniel pierre
Mercredi 28 fevrier 2018

s'il existe des crimes de paix ,justement pourchassés et punis , il existe un ( crime de Paix ) : L'ETHNOCIDE envers la Bretagne et pour cela la France doit rendre des comptes en premier a la Bretagne, et ensuite a l'Europe ,puisqu'elle viole les traités européens . Mais l'Europe nous doit des explications et des excuses pour son silence et sa complicité .

Nous n'avons pas a justifier de l'appartenance de Nantes et de l'a L-A en Bretagne puisque c'est un fait Historique, de notre histoire .C'est une attitude de soumis ,d'orant . Les Bretons doivent se redresser s'essuyer les genoux et réclamer ce qui leur est du : LA LIBERTE

Seul un état fasciste est capable et se permet d'interdire a un peuple l'usage de sa langue et la connaissance de son histoire .I

Il est impensable pour n'importe quelle démocratie de prendre des bouts de territoires et de créer un monstre artificielle ,et surtout de le défendre comme le fait actuellement la présidente de PDL lorsqu'elle

déclare : " Je me battrai pour les PDL " et pour la justice,et le droit des peuples,ou encore la démocratie ferait-elle la meme déclaration .

Je ne vois pas l' 2tat fédéral suisse prendre un bout du jura,un bout du canton de Berne etc pour créer une nouvelle entité .Ce n'est pas envisageable .

Alors ne cherchons pas dans des écrits des justifications, Nantes est la capitale Ducale de la Bretagne .

De plus pour victor -hugo il aurait fallu mettre en opposition ses écrits sur les bas bretons qui sont simplement RACISTES .

Il faut que les Bretons soient acteurs de leur émancipation et non spectateurs ou quémandeurs .

La chance est que le mouvement de l'histoire est favorable , la France est dans un état de déliquescence avancé , la renaissance des petites nations est en marche et l'Europe pense a devenir une confédération des nations historique sur son sol .C'est ce qui la sauvera .

Alors il faut prendre en main son destin ,faire une liste comme celle -çi ne produit pas grande chose si ce n'est une amertume inutile, il faut etre lucide et exiger le droit .Une initiative meme maladroite mal formulée parce que pas assez ferme du président de la région B4 doit etre vue comme un pas en avant et encouragée,cette initiative est encore très loin de ce que les Bretons sont en droit d'exiger .

Celui qui lutte peu perdre mais celui qui ne lutte pas a déja perdu .

Voyant tout cela de l'extérieur de la Bretagne je suis persuadé que la Bretagne regagnera son indépendance ,mais je ne comprends pas la soumission des ses élus ; C'est un peuple de géants gouverné par des nains .

Lheritier Jakez
Mercredi 28 fevrier 2018

Election européenne en 2019:

Pour une entente des organisations Bretonne,Corse,Alsacienne,Basque,Occitane,Flamande,Catalane,etc..puisque les élus français ont décidé que cela serait dans le cadre de l'hexagone,et que la commission à Bruxelles ne veut pas de listes transnationales?

Commençons aussi à:

-Construire une Sécurité Sociale Bretonne-inspirée du modèle Alsacien:C'est possible.!

-Fonder une Banque Bretonne,c'est possible

-Une société d'assurances Multiriques Bretonne,c'est possible!

Dans le même esprit lié à la création des Ecoles DIwan en 1976:FAIRE.!

Instaurer une structure de concertation et de construction ,qui se réunirait successivement dans chaque Bro ,et serait suivit d'une assemblée annuelle sur Rennes,Nantes,Brest,Vannes,St Brieuc,etc...

Cette structure de coordination ne serait pas réservée qu'aux" élus",mais aux porteurs de projets bretons et à ceux qui veulent participer dans le respect et la tolérance aux débats..

Lucien Le Mahre
Mercredi 28 fevrier 2018

Je rajoute deux extraits que j'ai sous la main, l'un du 19ème siècle et l'autre du 17ème, à cette liste de preuves du larcin territorial commis à notre détriment.

- Prosper Mérimée (Inspecteur général des Monuments de la France). "Notes d'un voyage dans l'ouest de la France" (1835).Ed. Adam Biro :

Dans son chapître de huit pages intitulé "Nantes", il souligne, après en avoir étudié la cathédrale, que "Les archives de la préfecture passent avec raison pour les plus riches de Bretagne".

Et il ajoute : "J'aurais prolongé mon séjour dans le département de la Loire-Inférieure, si l'automne, qui s'avançait, ne m'eût obligé de me diriger sans délai vers le Poitou pour profiter des derniers jours de beau temps.

D'ailleurs je pouvais considérer le but de ma tournée comme atteint. J'avais vu les principaux monuments de Bretagne et j'avais pu me faire une idée des caractères généraux de ses antiquités".

- François-Nicolas Baudot, "Itinéraire de Bretagne" (1636). Ed.du Layeur :

En quatrième de couverture il est précisé :

"F-N. Baudot, seigneur du Buisson et d'Ambenay, entre en Bretagne par Châteaubriant, pour un voyage qui le conduit à Quimper, avant de rejoindre Nantes pour les Etats de Bretagne qui se tiendront de novembre à janvier."

Mais de quelle utilité pratique sont finalement tous ces constats, si nous n'en tirons pas les fondements d'un combat jurique devant les instances européennes et internationales pour retrouver nos droits démocratiques bafoués ? Si nous ne savons pas en tirer partie juridiquement et politiquement - comme le font nos amis Alsaciens par exemple - à quoi sert-il au fond que la nullité juridique du faux Traité de 1532 ait été démontrée par le Dr Mélennec, que l'intégration dans la France ait été abusive en raison de l'abolition unilatérale des Etats de Bretagne en 1790 rendant la ratification bretonne impossible et qu'enfin la séparation de la Loire-Atlantique, bretonne depuis le 9ème siècle, soit le résultat d'un décret de 1956, illégal en droit européen pour tout changement de périmètre d'un territoire dont la population n'a pas été consultée ?

Fañch
Mercredi 28 fevrier 2018

Michel Debré haut fonctionnaire à un poids plus important que plusieurs millions de bretons, car leurs élus sont des incompétents eux qui privilégient leurs petits intérêts personnels plutôt que l'ensemble de la nation bretonne.

les hauts fonctionnaires français ont plus de poids dans les décisions que les politiques, car ils ont pris le pouvoir.

Cependant les populations semblent redécouvrir à l'occasion de la dernière élection et des multiples magouilles, trahisons, que le pouvoir est entre les mains du peuple. (Corse)

Au conseil Régional ils sentent que la voie vers la sortie n'est plus très loin, on les voit donc s'intéresser, mollement cependant, au devenir de la région croupion et de l'axe Rennes Nantes avec les cacahuètes que leur octroi Paris.

Jean Pierre LE MAT
Mercredi 28 fevrier 2018

Plusieurs commentateurs jugent inutile de justifier la revendication bretonne. Au rapport de forces imposé par l’État français, ils répondent de façon symétrique, alors que ce rapport de forces nous est défavorable.

Je voudrais attirer leur attention sur les stratégies de combats asymétriques. Ces stratégies ont été utilisées avec succès dans toutes les guerres de libération. Les Irlandais ont créé l’asymétrie par l’héroïsme, Gandhi et les Indiens par la non-violence, les anticolonialismes par les solidarités idéologiques.

Toutes les victoires sont passées par le terrain de la culture. C’est, par excellence, le terrain des combats asymétriques. Antonio Gramsci a théorisé l’importance de la culture dans les combats politiques. Tous les révolutionnaires, de droite comme de gauche, s’en réclament.

"Prenons les armes et battez-vous !" est la grande exhortation destinée aux "chairs à canons", qui seront peut-être des combattants héroïques mais des morts pour rien. Quelles armes ? Quelles batailles ? La Bretagne n’est pas suffisamment peuplée pour envoyer ses enfants au combat sans leur fournir des moyens offensifs et défensifs. La culture bretonne, mais aussi la culture française, sont des outils efficaces au service de la revendication bretonne, pour ceux qui savent les utiliser.

Lucien Le Mahre
Mercredi 28 fevrier 2018

@Jean-Pierre Le Mat.

Personne ici je crois ne demande de prendre les armes, inutile donc d'expliquer que ce n'est pas le combat qui convient car cela va de soi.

Bien sûr que la culture est nécessaire. A condition qu'après avoir éveillé et alerté, elle ne se résume pas à déplorer la situation, mais à alimenter l'action.

Une action démocratique bien évidemment.

Bien cordialement.

Didier Lebars
Jeudi 1 mars 2018

Excellent, je découvre le meilleur argument et en bien mieux, depuis la diabolisation "pétain" ! Ainsi le sommet de la culture francaise, les plus grands écrivains placent Nantes en Bretagne. Les écrivains vénérés par les élites nationalistes francophone, les académiciens, les énarques, Macron et Brigitte ... Il suffira de dire modestement, je pense comme Hugo ou Stendhal.

Paul Chérel
Jeudi 1 mars 2018

En lisant (et approuvant) cet article et les commentaires qui le suivent, je trouve une moralité : « La France ne nous sert plus à rien, quittons-là au plus vite ! » Elle ne respecte même pas les engagements qu'elle prend vis-à-vis de l'ONU, de L'UE, voire des "Droits de l'Homme". Mais rien ne sert de pleurer. Le point de vue à retenir est en premier celui de Daniel Pierre. Même si la planche "Europe" semble quelque peu branlante, c'est probablement celle qu'il faut en premier utiliser. La Bretagne peut prendre la tête - avec tous les arguments et bien-fondés, tout autant juridiques qu'historiques qu'elle possède - pour entraîner l'Europe dans une condamnation de cet "Etat-membre" indiscipliné et, semble-t-il, incorrigible jusqu'à ce qu'il rentre dans le rang. La France croit encore vivre au temps des Capétiens. Il est temps qu'elle en prenne conscience et rende aux peuples conquis tous leurs droits et leur liberté d'action et de pensée. Paul Chérel

Fañch
Vendredi 9 mars 2018

Nantes en Bretagne ?

Mais, pour cela il faudrait une Assemblée de Bretagne digne de ce nom, comme en Corse, dont l'exemple ci-dessous s'inspire ...

Délibération de l'Assemblée de Bretagne relative à la notion de « Peuple Breton » -

Le ………. 2032 , l'Assemblée de Bretagne, régulièrement convoquée, s'est réunie au nombre prescrit par la loi, dans le lieu habituel de ses séances, sous la Présidence de M …, Président(e) de l'Assemblée de Bretagne.

Étaient présents :

MM … (*)

étaient absents et avaient donné pouvoir :

MM … (**)

Vu la loi n°82.213 du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés des communes, des départements et des Régions ,

Vu la loi n°86.16 du 6 janvier 1986 relative à l'organisation des Régions et portant modification des dispositions relatives au fonctionnement des Conseils généraux,

Vu la loi n°86.972 du 19 Août 1986 portant dispositions diverse relatives aux collectivités locales,

Vu la motion déposée par ….

après en avoir délibéré,

article Premier :

« L'Assemblée de Bretagne affirme l'existence d'une communauté historique et culturelle vivante regroupant les Bretons et Gallots d'origine, et les Bretons d'adoption qui forme : « Le Peuple Breton. »

Elle entend faire valoir les droits du Peuple Breton à la préservation de son identité culturelle et à la défense de ses intérêts économiques et sociaux spécifiques dans le cadre de la constitution française.

Dans ce but, l'Assemblée de Bretagne établira dans un délai de 6 mois, un projet cohérent de développement économique social et culturel. Ce projet sera adressé au Gouvernement, discuté avec lui et il lui sera demandé de l'officialiser par le dépôt d'une loi-programme fixant les grandes lignes et le volume de l'effort commun de l'État et de la Région pour les années à venir.

L'Assemblée de Bretagne entend privilégier dans ses propositions :

Pour le développement culturel :

L'enseignement de la Langue Bretonne et du Gallo, suivant la répartition historique entre haute et basse Bretagne, l'axe Vannes -St Brieuc, dès la maternelle et à tous les niveaux du cursus scolaire et universitaire comme une matière à part entière dotée des moyens, de la considération et de la place réservée à ses 2 langues bi-millénaires qui vivent conformément aux recommandations de la résolution du Conseil de l'Europe sur les langues minoritaires ou régionales, qui sont le patrimoine de l'humanité.

Pour le développement économique et social :

- l'instauration d'un régime fiscal particulier de nature à favoriser le rattrapage économique et à assurer les conditions d'un développement harmonieux. (tel qu'en région, plus favorisée, de Paris)

- l'aménagement dans le sens de la sauvegarde des intérêts collectifs de la Bretagne Historique de l'enveloppe pour une continuité territoriale avec la Loire Atlantique (Comté de Nantes attaché depuis 1000 ans à la Bretagne Historique jusqu'en 1789, tel que prévu dans la convention internationale entre les 2 parties : le traité de Nantes de 1499 avec la France), détachée unilatéralement en 1940 sous Pétain, et contraire audit traité, dont le montant sera actualisé tous les …. ans.

- la participation effective des sociétés nationales à la création d'activités productives en Bretagne sous l'égide du comité de coordination et de développement industriel de la Bretagne. La possibilité pour l'Assemblée de Bretagne d'empêcher la vente, sur le territoire de la Bretagne Historique, d'entreprise stratégique pour son développement économique, ou tout au moins de pouvoir en prendre le contrôle à 50 %  »

Article 2 : « La Bretagne » et l'Assemblée de Bretagne est formée du territoire Historique de la Bretagne comprenant le Comté de Nantes, (dénommé aujourd'hui Loire Atlantique) comme précisé au traité de Nantes de 1499 : « Nantes, cité principale », selon ladite Convention internationale.

Article 3  : Cette délibération a fait l'objet d'un vote à scrutin public dont les résultats sont les suivants :

inscrits ….2032 - Votants ……1532

Pour : MM…

Lucien Le Mahre
Samedi 10 mars 2018

@Fañch

Excellente anticipation : on s'y croirait déjà !

En tout cas, c'est une contribution positive et constructive qui nous éloigne des pistes improductives et des voies de garage.

A poursuivre ! Chacun y apportant sa pierre, continuons à définir de façon pragmatique et concrète les conditions permettant à notre Bretagne, d'abord de survivre en tant que telle, puis de vivre normalement ainsi qu'elle en a le droit imprescriptible.

Lucien Le Mahre
Lundi 19 mars 2018

Merci. Affaire suivre. La voie juridique doit être exploitée en profondeur et nous avons pour ce faire besoin de juristes en droit européen et international.

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