Ligue des droits de l'homme : les minorités en France, et donc les Bretons, existent !

-- Justice et injustices --

Communiqué de presse de Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l'Homme
Porte-parole: Angèle Jacq

Publié le 13/06/13 22:01 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

La ligue des droits de l'homme reconnaît enfin les minorités territoriales en France !

Si Galv Karaez existe en tant que «Collectif breton des droit de l'Homme», c'est bien parce que la LDH française, jacobine au plus au point, n'a jamais reconnu les minorités en France et leurs droits.

Sinon, cela se serait su !

Et notre association en tant que telle n'aurait eu aucune raison d'exister.

Ce qui n'était pas le cas.

Mais on peut changer d'avis. C'est ce qu'elle a fait le 23 mai dernier par une déclaration importante.

Mais y aurait-il pour la DLH française des minorités aux droits plus importants que d'autres ?

Car c'est ce qui nous saute aux yeux dans la déclaration datée du 20 mai 2013, où la LDH française s'attache longuement au cas de la Corse et ses spécificités.

Comme si les autres régions de l'hexagone, comptaient moins ou pas parce que la violence ne s'y exprime pas ou plus ?

Cette référence appuyée à la spécificité corse serait-elle une prime souhaitée dans la prochaine décentralisation à accorder à cette minorité ? Ferait-elle par hasard partie de l'outre-mer ? Car selon la LDH :

(…)De nouvelles avancées, constitutionnelles et législatives, sont aujourd'hui envisagées dans le cadre de l'« acte III » annoncé de la décentralisation, qui permettraient notamment à la société politique corse de vivre mieux sa singularité au sein de la République. (…)

Où se trouverait alors l'équité républicaine ?

Ne parlons pas d'égalité, il y a trop longtemps qu'elle n'existe plus si du moins un jour elle a existé. Cette équité républicaine réclamée en vain, à cor et à cris, par bien des régions de même que l'unité territoriale historique ou la gestion des langues, base de chaque culture et garante de diversité, le droit à l'expérimentation. Et que d'autres droits européens, réclamés à juste titre car basés sur le droit à la subsidiarité ( décentralisation), et jamais obtenus pour tous ? Ces droits si universellement basiques pour la LDH, pourquoine seraient-ils pas en option pour toutes les régions ! Citons-la :

(…) Face à ce couple infernal de l'uniformité et de l'ethnicisation, nous défendons à la fois l'universalité des droits, comme condition de l'égalité en dignité et en droits, et la reconnaissance des identités multiples qui font l'humanité ainsi que les singularités territoriales qui font les sociétés. Sans cette double reconnaissance, il n'y a ni liberté authentique, ni égalité réelle, ni respect des peuples, des langues et des cultures.(…)

Diversité culturelle nécessaire à la mutation sociétale

Mais ne boudons pas nos compliments à la LDH française : en reconnaissant ce que les médias parisiens persistent à nommer la «crise» alors qu'il s'agit d'un changement sociétal, elle vient de faire un pas de géant. Par cette reconnaissance, elle donne un ballon d'oxygène à notre monde en mutation. Mutation qui ne peut se faire sans reconnaissance de la diversité culturelle en tant richesse, et racine sur lesquelles les peuples peuvent s'appuyer pour faire face à ce gigantesque changement qui prendra des années avant de parvenir à l'équilibre. Extrait :

(…) Or l'Europe tout entière vit à l'heure d'une crise qui n'est pas que financière et sociale mais aussi politique, démocratique et « identitaire ». Les Etats-Nations semblent à la fois trop petits pour être économiquement efficaces et trop grands pour considérer les demandes de reconnaissance des singularités territorialisées. (…)

Le gouvernement français passera-t-il outre à l'avis de ce pilier de la République alors que tout se délite un peu plus chaque jour autour de lui ?

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