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- Communiqué de presse -
Licenciements: aujourd'hui Doux demain l'agroalimentaire breton dans son ensemble ?
Une manifestation a eu lieu le samedi 6 septembre à Locminé contre le plan de licenciement de l'entreprise Doux; les premiers licenciements devraient commencer dès le 6 octobre. Contrairement aux
pour Adsav!, Strollad pobl vreizh le 10/09/08 2:50

Une manifestation a eu lieu le samedi 6 septembre à Locminé contre le plan de licenciement de l'entreprise Doux; les premiers licenciements devraient commencer dès le 6 octobre. Contrairement aux élus locaux qui ont brillé par leur absence, des militants d'Adsav sont venus apporter leur soutien concret aux salariés de cette entreprise et ont défilé dans leurs rangs. Sur toutes les lèvres un seul mot d'ordre : « nous voulons vivre et travailler au pays ».

Le chômage qui menace les salariés de Doux n'est ni le résultat d'une faillite, ni même d'une surproduction dans ce secteur. Ces licenciements sont d'abord le fait d'une entreprise prédatrice sans attaches bretonnes et dont les pratiques anti-sociales sont bien connues. Les dirigeants de Doux ont été encouragés par la mollesse des pouvoirs publics français qui se moquent des intérêts bretons. Lorsque l'entreprise s'est implantée en Bretagne elle a profité du dynamisme de la filière avicole bretonne, ce qui lui permit de prospérer aux dépends de ses concurrents bretons. Puis, lorsque les dirigeants européens et français ont accordé au Brésil une ouverture de nos marchés agricoles, la direction de Doux en a profité pour délocaliser une part de sa production vers ce pays à bas salaires. Rappelons que l'entreprise Doux n'a pas hesité au passage à rompre les contrats qui la liait aux producteurs aviaires bretons. Désormais, c'est l'ensemble des sites bretons de transformation qui sont menacés. Un avant-goût de ce qui attend l'ensemble de l'agroalimentaire breton ?

Compte tenu de l'absence de gouvernement breton qui puisse défendre leurs intérêts, les salariés de l'entreprise se trouvent bien démunis face à ces décisions. L'ouverture des marchés Brésiliens et Chinois aux géants français de l'energie, de la distribution et du bâtiment vaut-elle qu'on mette à bas des pans entiers de l'économie bretonne au nom d'une « réciprocité » dont nous seuls ferions les frais? Les Bretons seront-ils contraints au chômage ou à l'exil aux nom d'intérêts qui ne sont pas les leurs? Pour Adsav, le parti du peuple breton, la réponse est clairement NON. Plus que jamais il est temps qu'émerge un véritable pouvoir politique breton qui puisse défende les intérêts économiques de notre pays.

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