Lettre pour la Bretagne

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Communiqué de presse de Pour la Bretagne
Porte-parole:

Publié le 16/09/19 9:31 -- mis à jour le 18/09/19 10:15

« Ils ont renoncé à la Bretagne. « Ils » ce sont bien entendu nos élus PS qui sont aux affaires depuis quelques années déjà et n’ont rien fait ou si peu pour l’émancipation de la Bretagne et de son peuple. Ils disposaient de tous les leviers, mais ils ont renié leurs promesses de réunification.

Avec moins de 1% du budget de la Région consacré à la politique linguistique, ils nous disent faire le maximum, lorsque la maison brûle et qu’il faudrait dépenser 10 fois plus pour sauver nos langues. Il n’est pas acceptable d’en être encore à 3% d’enfants scolarisés en breton alors que l’on dépasse à présent la barre des 50 % d’enfants scolarisés en classe bilingue au Pays basque nord. La Bretagne est devenue la meilleure élève de la discipline budgétaire comme s’il fallait imposer des efforts aux Bretons pour dépenser plus à Paris.

Nous avons cru en la deuxième gauche « décentralisatrice ». Arrêtons-nous un instant et prenons la mesure de nos erreurs. Et sans doute un grand nombre d’entre nous se laissent-ils encore subjuguer par leur verbiage déconnecté des actes. Ce livre ne plaira pas à tout le monde. Mais je pars du principe qu’il faut savoir débattre, se dire les choses entre gens désireux de faire avancer la Bretagne, si l’on veut mettre un terme à la spirale de l’échec. Il faut surtout rappeler aux élus leurs reniements passés si on veut disposer un jour de représentants capables de défendre les intérêts du peuple.

Et si la décentralisation était le masque du centralisme ?  Elle fait office de voile démocratique qui permet d’obtenir l’adhésion au système et donc le maintien des formes d’exploitation territoriale. Nos grands élus professionnels nous parlent d’expérimentation, de différentialisation. Ce ne sont qu’autant de coquilles vides. Il n’y aura jamais rien dedans car le système n’en veut pas. Le système repose sur la domination du centre et l’indivisibilité de la souveraineté.  C’est ce système qu’il faut changer avec l’obtention d’un statut particulier pour la Bretagne réunifiée, dotée de compétences élargies et d’un budget de l’ordre de cent milliards d’euro. Mais qui le demande aujourd’hui ?

Il est temps de vouloir. Après, ce sera trop tard.

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