
Monsieur le Ministre de la Culture, Je suis au regret de me rappeler à votre souvenir pour vous dire que vous avez menti, le 10 juin dernier, lorsque vous avez répondu à ma question sur les langues régionales
7 juillet 2011
Monsieur le Ministre de la Culture,
Je suis au regret de me rappeler à votre souvenir pour vous dire que vous avez menti, le 10 juin dernier, lorsque vous avez répondu à ma question sur les langues régionales. Vous aviez alors assuré : "Je soutiendrai dans quelques semaines à l'Assemblée nationale un texte à ce sujet qui permettra un certain nombre d'avancées". (1)
Nombre d'observateurs s'étaient alors étonnés de votre réponse, puisque la veille à Brest, vous aviez indiqué que vous ne comptiez prendre aucune initiative dans ce domaine (Article du Télégramme du 11 juin). Il était néanmoins possible que vous ayez changé d'avis, tel Paul sur la route de Damas, entre Brest et Quimper.
Las, 20 jours plus tard lors du débat sur la proposition de loi -très édulcorée- de Monsieur Navarro au Sénat, ce n'est pas vous, mais votre collègue Luc Chatel qui, au nom du gouvernement, a exprimé son « opposition à une loi, en accord avec l'avis du rapporteur, Colette Mélot ». Il a en effet estimé que l'État en faisait suffisamment, dans les domaines de l'enseignement, « permettant de répondre à la demande des élèves et de leurs familles », et que l'effort se porte aussi « dans le champ de la culture et des médias ». Monsieur Chatel ne doit pas savoir que des refus d'ouverture ont été signifiés dans le Finistère (à Querrien et à Pluguffan), ainsi qu'en Loire-Atlantique (à Saint Herblain). Et qu'entre autre, France3 a suspendu son journal télévisé et ses programmes en breton pour l'été.
Par contre, pour que nous ne méprenions pas sur la capacité d'ouverture de son gouvernement, il a cru bon d'ajouter :
« Vous pouvez compter sur moi, mesdames, messieurs les sénateurs, pour veiller sans relâche, en ma qualité de ministre de l'Éducation nationale, à ce que notre École remplisse sa plus haute mission : enseigner la langue de la République à ses enfants... ». C'est beau comme du Jules Ferry en 1881.
Consolons-nous, car bon prince, il nous propose quand même une « publication (ultérieure) d'un document qui synthétiserait l'ensemble des dispositions, dans l'état actuel du droit, la promotion et l'enseignement des langues régionales ». C'était sans doute là votre promesse, Monsieur le Ministre, mais alors, ne nous parlez pas « d'avancées », mais plutôt d'un état des lieux, bien indigent au regard de ce qui se pratique dans la plupart des États de l'Union Européenne.
Je vous fais à mon tour une promesse, Monsieur le Ministre : la question de la reconnaissance officielle des langues régionales, sera un enjeu majeur des élections présidentielles de 2012.
Les Bretons et les autres Peuples de France ne manqueront pas de rappeler que leur vote se déterminera en fonction de cet objectif, comme par exemple le 31 mars à Quimper et dans toutes les régions de langues et de cultures différentes.
Dans cette attente, je vous prie d'agréer mes meilleures salutations.
Naig Le Gars, conseillère régionale UDB
(1) à Kemper.
Commentaires (10)
Je ne crois vraiment pas que M. Mitterrand se soucie des élections et votes sanctions éventuels contre l'UMP et M. Sarkozy alors qu'il est plutôt proche de la gauche.
Et je pense aussi que l'écrasante majorité des bretons ne prendra pas en considération la question de la langue bretonne dans ses choix de vote.
Tres bien .
Chez les Jacobins , le mensonge , la dissimulation , disons la tromperie ont une autre definition que chez les citoyens normaux.
Au nom de la CAUSE , la langue de la Republique , les valeurs republicaines tout est permis .
Pour moi , cela a ete difficile a avaler .Enfin quotidiennement je parle plus souvent la langue Internationale - l'Anglais - que la langue de la Republique .
hmmmm
Je suis enseignant en collège d'une langue régionale(l'occitan).Je peux donc vous confirmer que la situation de cet enseignement dans le petit collège où j'ai travaillé cette année est en déclin notoire.Des circonstances structurelles, relèguent cet enseignement à sa disparition. Il est grand temps qu'une loi soit mise en application pour réellement donner cours à son devenir dans le respect des valeurs républicaines: liberté, égalité, fraternité.
Il y a beaucoup de communiqués de l'UDB sur l'ABP depuis quelques temps. C'est bien étrange et tourne un peu trop au journal de propagande UDBiste.
Oui , Marc , toujours une minorite............ mais peu agissante , par faute de moyens , d'idees et disons de troupes.
Cela devient pathetique .
Mao Set Tung disait on construit son avenir sur la base de son passe.Mais les peuples de France , ne doivent pas avoir de passe.
Leur Passe c'est la FRRRRRANCE , leur present c'est la FRRRANCE et leur futur leur DISPARITION .
J'ai souvent compare cette evolution , a la disparition de la civilisation ETRUSQUE , qu'en reste t-il: des monuments , quelques inscriptions maintenus en etat par l'Office du Tourisme local .
Ouest France du 8-7-11, page 2 sous le titre "Un caillou hongrois dans la chaussure roumaine" nous parle du "Pays sicule où la minorité hongroise vient d'ouvrir une représentation à bruxelles" (comme la Catalogne). "les autorités de Bucarest craignent un scénario à la kosovare".
Ce pays du Nord de la Roumanie dont "85% sont d'origine magyare défendent farouchement leur identité".
"Nous en sommes fiers ! Nous essayons de la préserver au maximum, à travers la langue, la culture, les traditions....Nous ne faisons que perpétuer l'Histoire, nos ancêtres vivaient déjà ici, il y a 1 000 ans".
"depuis le rattachement de la Transsylvanie à la Roumanie en 1920, les roumains d'origine hongroise (7% de la population)" -comme la Bretagne en France- vivent séparés de leur mère patrie";
Le pouvoir roumain prévoit d'englober le pays sicule dans une grande région (comme la Bretagne dans le Grand Ouest) au grand dam des hongrois;
La différence d'avec la Bretagne, c'est que les hongrois ont des représentants qui les défendent énergiquement au sein des instances nationales: "Nous alloons bloquer cette initiative".
Chez eux, nos élus seraient traités de carpettes, voire de traitres.
Ici, les "bretons" semblent résignés à l'écrasement total de leur identité et de leur langue.
Vous savez CAMILLE , UDB j'en ai rien a cirer . Ils ont quelques fois de bonnes idees qui sont reprises ... et pourquoi pas.
La politique francaise est une affaire mafieuse , quand a la politique bretonne ?????? au fait y en a t-il une ????
Ma c'helle pobloù mac'homet Bro-C'hall en em unanin evit sevel un demokratiezh kevreadel evel e Suis ?
Hag ezhomm zo ul lezenn evit "saveteiñ" ar brezhoneg ? Un touell eo. Daoust d'an iwerzhoneg bezañ yezh ofisiel en e vro emañ koulskoude war e dremenvan. Ne vo ket cheñchet planedenn ar brezhoneg, pe nemeur, gant ul lezenn ma ne fell ket d'ar Vretoned (reoù Breizh-Izel da vihanañ) deskiñ hag ober gant o yezh en un doare sirius hag aketus. Ha kement-se ne c'hoarvez ket diwar ul lezenn, 'm eus aon. Ha gwell a se rak ne vo lezenn ebet james digant ar Stad c'hall evit a sell ar brezhoneg. Un touell all eo : ne ra ket foutr Pariz deus hor yezh... her gouzout a reomp pell zo bremañ ha n'on ket mui feuket na chalet gant-se. 'Pezh a gavan mezhus avat eo gwelout ha klevout tud o telc'her da c'houlenn an aluzenn digant ar Stad e galleg flour evit ur yezh n'int ket gouest da ober ganti. Me 'ra "des assistés" ganto, na mui na maez. Ne gav ket din ez aparchantfe da v/Miterrand deskiñ o yezh en o flas. Evidon-me, bepred, n'em eus ket bet ezhomm anezhañ evit hen ober.