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- Communiqué de presse -
LES NON-DITS DE LA BATAILLE DU RAIL

Il faut avoir le courage de dire la vérité. L’abandon des liaisons interrégionales n’est pas de la responsabilité de la SNCF, mais celle de l’état et des gouvernements qui appliquent à notre pays depuis des lustres une politique jacobine et centralisatrice d’un autre âge. Il ne faut donc pas s’étonner

Patrick Pellen pour A.E.M.B. le 18/08/05 16:18

Il faut avoir le courage de dire la vérité. L’abandon des liaisons interrégionales n’est pas de la responsabilité de la SNCF, mais celle de l’état et des gouvernements qui appliquent à notre pays depuis des lustres une politique jacobine et centralisatrice d’un autre âge. Il ne faut donc pas s’étonner aujourd’hui d’en récolter les « pots cassés ».

La preuve du mal français est ici criante. Cette politique centralisatrice de l’état et sa façon de penser l’aménagement du territoire n’a autorisé la SNCF qu’à développer et mettre à niveau la seule étoile ferroviaire desservant la capitale et la région « Ile de France ». Pas une seule ligne transversale de trains à grande vitesse n’a été créée, ni même imaginée à l’heure actuelle pour aménager d’une façon compétitive vis-à-vis de la route notre pays, alors que l’on sait pertinemment que dans les décennies à venir, c’est le moyen de transport (passager et fret) qui sera le plus utile pour un développement durable.

Hélas, nous n’avons guère entendu sur ce sujet les élus qui crient au scandale et accusent la SNCF de tous les maux, ceux qui pleurent aujourd’hui sont ceux qui pour la plupart ont soutenu ou soutiennent encore cette politique jacobine et centraliste ô combien dépassée et ne proposent qu’un pansement sur une jambe de bois.

Certes, la SNCF n’a pas à décider de la fermeture de telle ou telle ligne. Elle est là pour exécuter le choix des élus et assurer le bon fonctionnement du service public, si elle doit avoir un rôle de conseil, de propositions, et doit gérer efficacement ce service, elle n’a en aucune façon à prendre des décisions à la place des élus et du gouvernement.

Oui bien sûr, il faut défendre nos liaisons ferroviaires. Voilà en tant qu’élu de l’Union Démocratique Bretonne quelques propositions. L’état doit arrêter au plus vite sa politique centralisatrice, nuisible au bon développement des régions, et enfin répondre aux besoins de nos concitoyens par la création de lignes transversales à très grande vitesse, notamment, en ce qui nous concerne, la TAA (ligne allant des Alpes à l’Atlantique proposée par ALTRO). L’état doit régionaliser le réseau dit secondaire en donnant les moyens politiques et financiers aux collectivités locales concernées pour mettre à niveau ces lignes et les rendre compétitives vis-à-vis de la route.

La SNCF doit rester l’outil qui exécute, coordonne toutes ces décisions et assure une bonne gestion du service public. Des financements complémentaires peuvent être trouvés, notamment en stoppant le projet de privatisation des sociétés d’autoroutes, les bénéfices de celles-ci, ainsi que le produit de la TIPP doivent revenir à la SNCF

Si cette crise permet une véritable mobilisation capable de remettre en cause la politique ferroviaire de notre pays, cela aura été une bonne chose.

Patrick PELLEN

Conseiller municipal U.D.B. de Nantes

Conseiller communautaire

Vice-président de l’A.E.M.B.

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