Les éditions Passage d'encres sont en deuil
Communiqué de presse de Spered Gouez / L'esprit sauvage

Publié le 24/04/17 11:50 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Avec beaucoup de tristesse, j’apprends que la revue et les éditions "Passage d’encres" viennent de perdre leurs responsables.

Christiane Tricoit est décédée à Noyal-Pontivy le 9 avril, terrassée par une crise d’asthme, à l’âge de 72 ans. Son compagnon, Frater Rodriguez, ne lui a survécu que de quelques jours.

Au nom de la rédaction de "Spered Gouez / l’esprit sauvage", j’adresse mes pensées les plus vives à leurs familles et à leurs amis proches, ainsi qu’aux auteurs de leur maison d’édition.

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Correctrice durant plusieurs décennies au journal « Le Monde », Christiane Tricoit avait lancé, avec énergie et détermination, sa propre revue, "Passage d’encres", en 1996, puis les éditions homonymes. Dans "Passage d’encres", elle liait littérature et art avec originalité. Le format atypique (24 x 27,5 cm) de la revue avait été conçu pour y encarter une estampe ou une oeuvre originale, afin de permettre aux abonnés de se constituer une collection.

Passionnée de littérature hispanique, elle était une éditrice exigeante et audacieuse. Plus d’un millier d’auteurs et d’artistes de tous horizons géographiques ont été publiés par "Passage d'encres", dont Salah Stétié et Jean-Pierre Faye, mais aussi beaucoup de voix méconnues.

Parmi les auteurs et artistes de Bretagne, citons Gérard Prémel, Nicole-Laurent-Catrice, Michelle Labbé, Élisabeth Le Saux et Gérard Tournay.

Elle s’était tournée vers les nouvelles technologies et avait commencé la numérisation des séries I et II de la revue, à découvrir sur le site (voir le site) qu’elle avait créé pour abriter la série III.

Depuis quelques années, Christiane Tricoit et Frater Rodriguez s’étaient installés en Bretagne, au moulin de Quilio à Guern, leur havre de sérénité et de création. Je les avais rencontrés au festival «Trouées poétiques » de Port-Louis en 2016, remarquant d’emblée le tempérament généreux et passionné de Christiane Tricoit.

Nous avions sympathisé et gardé des contacts. Ils m’avaient ensuite invitée, en compagnie de Louis Bertholom et Gérard Cléry, à la manifestation annuelle « Livres et art en Guern » qu’ils organisaient dans leur moulin. Nous y avions été chaleureusement accueillis.

Christiane était aussi poète et artiste. Il convient surtout de ne pas l’oublier, même si son généreux travail d’éditrice a parfois occulté sa création propre.

Signalons ici quelques hommages à Christiane Tricoit :

Le Monde : (voir le site)

ActuaLitté : (voir le site)

Nous invitons les amis de Christiane et de Frater, les auteurs et les lecteurs de Passage d’encres à déposer en commentaires (bas de page) leurs condoléances, à laisser trace de leurs témoignages, de leur chagrin.

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Cet article a fait l'objet de 1045 lectures.
Vos 8 commentaires
  Martine Rousseau
  le Lundi 24 avril 2017 15:59
Amies et Amis,
Christiane n'est plus,
l'asthme, ce vieux mal qui ne dételait pas, l'a emportée.
Christiane a été incinérée voilà quelques jours,
non loin de Pontivy.
La douleur était bien lourde à porter pour Frater,
il l'a suivie vers l'autre rive
peu de temps après,
à la fin de la semaine dernière.
Printemps de chagrin
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  Françoise Favretto
  le Mardi 25 avril 2017 17:40
Je suis éditrice de l'Atelier de l'agneau et de la revue l'intranquille. Nous avions avec Passage d'encres des auteurs communs. J'ai peu rencontré Christiane mais échangé par mail. Elle m'avait parlé de reprendre la gravure technique, ce qui m'intéressait, et aussi sur le ralentissement de ses éditions au profit de son travail personnel. Je ne savais pas qu'elle avait cette maladie. Je m'associe à ses proches et ses amis ainsi qu'à ceux de son mari pour exprimer ma tristesse de voir disparaître autant de talents.
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  Michelle Labbé
  le Mercredi 26 avril 2017 09:58
Eau et verdure,
verdure glissant sur l'eau,
murmures de la Sarre mêlés aux poèmes glissant sur lithos, vidéos, tissages...
bannières claquant au soleil.
Christiane et Frater au moulin du Quilio.
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  Bruno et Geneviève D'Abrigeon
  le Jeudi 27 avril 2017 20:28
Nos "inséparables" se sont envolés.
Il nous reste les souvenirs d'une très solide et franche amitié au travers de rencontres chaleureuses en Ardèche et d'un soutien artistique indéfectible de longue date.
Et nous attendrons toujours de voir Christiane et Frater arriver au bout de notre chemin...
Bruno et Geneviève D'ABRIGEON
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  Dominig Bouchaud
  le Vendredi 28 avril 2017 10:34
Merci de m'avoir informé de cette terrible nouvelle. Je n'ai connu Christiane que lors d'un week-end à Guern où j'ai pu accompagner avec ma harpe quelques écrivains et poètes, mais j'avais adoré cette femme dynamique et "classe" et le projet utopoétique, pourrait-on dire, de faire vivre ce grand moulin perdu en plein centre de la Bretagne (bien loin de la fureur du monde), avec une littérature exigeante et contemporaine...
Nous nous étions demandé avec ma femme comment Frater pourrait continuer à vivre en solo dans ce lieu...
bien à vous et souhaitons leur une belle autre vie au Tir Na Nog, la terre de l’éternelle jeunesse…
Dominig Bouchaud
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  Bruno D'ABRIGEON
  le Vendredi 28 avril 2017 15:22
Nos "inséparables" se sont envolés.
Il nous reste les souvenirs d'une très solide et franche amitié au travers de rencontres chaleureuses en Ardèche et d'un soutien artistique indéfectible de longue date.
Et nous attendrons toujours de voir Christiane et Frater arriver au bout de notre chemin.....
Bruno et Geneviève D'ABRIGEON
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  gérard et Marianne Tournay
  le Vendredi 28 avril 2017 17:41
Quand nous venions au Moulin de Quilio, nous échangions boutures et plants avec Christiane et Frater.
Désormais, dans notre jardin rosiers et hortensias nous aideront à garder le souvenir de ces amis généreux , passionnés d'art et de littérature.
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  Patrick LE DIVENAH
  le Mardi 2 mai 2017 10:55
Ils nous associaient toujours, Claudine et moi, et Christiane m'avait généreusement ouvert son site inks, qu'avec humour et provocation elle prononçait à la française. Ils étaient devenus des amis, c'est très dur de se retrouver sans eux. Sa voix, son ton, l'atmosphère merveilleuse de Guern, etc. nous manquent et nous manqueront toujours. Gardons en mémoire les valeurs qu'elle défendait si ardemment... Patrick et Claudine Le Divenah
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