Crise du logement : Les communes peuvent agir
Communiqué de presse de Douar ha Frankiz
Communiqué de presse de

Publié le 22/05/22 23:08 -- mis à jour le 22/05/22 23:15

Voici enfin les premières initiatives en Bretagne contre la crise du logement. Sans surprise, elles viennent de territoires que les élu.e.s ont façonné au profit de l’industrie touristique depuis des décennies : La Baule et Saint-Malo.

La méthode de Saint-Malo est simple et efficace : les quotas. En juin 2021, la municipalité a voté une réglementation imposant des règles strictes. Dans la

vieille ville fortifiée, seuls 12,5 % des logements peuvent être loués en meublés touristiques pour des courtes durées, c’est-à-dire en Airbnb principalement. Pour le littoral, c’est 7,5 %, dans le reste de la ville, de 1 % à 3 % selon les secteurs (la ville est découpée en 4 secteurs).

À La Baule, en Loire Atlantique, la mairie applique une autre méthode : interdire d’avoir plus de deux locations Airbnb (au delà une compensationsera exigée), ce qui est déjà beaucoup, compte tenu du manque de logements abordables pour une grande

partie de la population bretonne,et la taxe de séjour afférente a été augmentée (elle passe de 3% à 5%). C’est une mesure beaucoup moins

contraignante, mais c’est un début.

On le voit donc bien, il ne tient qu’aux collectivités bretonnes, qu’elles soient à l'échelle des communes, des départements ou de la région, d’intervenir sur la question du logement. Il y a déjà des outils législatifs qui existent ; il y a aussi l'innovation et la volonté d'agir quand aucun cadre juridique protecteur des habitants n’a encore été établi.

Pour que nos élus réagissent enfin, il ne reste que la mobilisation du peuple breton. À nous de leur faire comprendre les problèmes que trop d’entre eux se gardent bien de regarder de trop

près.

C’est aux habitant.e.s, premières victimes de ce phénomène, de se mobiliser, de faire changer ou faire évoluer les projets des collectivités territoriales et des entreprises privées, d’appuyer des initiatives permettant à toutes et tous de se loger décemment, en se regroupant en collectifs, associations, ou de rejoindre celles et ceux déjà existantes, afin de faire entendre leurs voix et peser, pour l'accès au logement en Bretagne et contre la spéculation immobilière.

N’hésitez pas à suivre ou à rejoindre Douar ha Frankiz dans la campagne Un ti da bep hini pour des droits au logement en Bretagne !

Douar Ha Frankiz - Pour une Bretagne libre

Ce communiqué est paru sur Douar ha Frankiz

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Vos 1 commentaires
Rafig
2022-05-27 13:11:32
On verra combien temps le Pouvoir central parisien va tolérer que les habitants, d'une région "convoitée" par la prédation immobilière, se défendent avec leurs moyens. Cette rapacité va croissante car Paris et sa région est un repoussoir et ceux qui ont de l'argent quittent en masse pour s'installer en Bretagne. Un échec à l’aménagement du territoire à la Française et un danger pour ce qui reste de nos identités. La vague arrive.
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