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Le site de Burbo Bank en GB (photo entreprise danoise Oersted)
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- Chronique -
Le projet offshore britannique de Dogger Bank ridiculise les projets bretons de Saint-Nazaire et Saint-Brieuc
Le projet britannique de trois fermes éoliennes offshore en mer du Nord sur les hauts fonds de Dogger Bank, entre l'Angleterre et de Danemark, verra le jour en 2023. Les turbines envisagées viennent de passer à 20MW chacune ! Les 3 sites de Dogger Bank produiront 3,6 GW d'électricité soit 5% de la consommation d'électricité de tout le Royaume-Uni
Philippe Argouarch pour ABP le 28/09/19 5:12

L'évolution des technologies et surtout de l'échelle des grandeurs avec des pylônes de plus en plus hauts, des palmes de plus en plus grandes, et des capacités atteignant aujourd'hui 20MW par éolienne, font que les projets français de parcs éoliens offshore sont trop lents à se finaliser et deviennent obsolètes avant même leur réalisation.

Trop de bureaucratie et trop de recours

Le projet de la baie de Saint-Brieuc avait déjà été obligé d'abandonner ses plans d'éoliennes de 5MW et de tout recalculer pour des éoliennes plus puissantes de 8MW ( voir l'article ). La vérité cachée, c'est qu'il ne faut que 3 ou 4 ans pour élaborer et faire approuver un parc éolien en Grande-Bretagne mais qu'il en faut deux fois plus en en France (si tout va bien car aucun parc n'a encore été inauguré). Saint-Brieuc, comme Saint-Nazaire, des projets lancés en 2011 ne verront le jour qu'en 2022 d'après les prévisions les plus optimistes.

Manque d'ambitions

Le 9 septembre dernier, la Grande-Bretagne a inauguré en Mer d'Irlande la plus grande ferme éolienne offshore au monde. Le projet Hornsea aura une capacité de 1,2 giga watts et pourra alimenter un million de foyers.

Encore mieux, le projet britannique de trois fermes éoliennes offshore en Mer du Nord sur les hauts fonds de Dogger Bank , entre l'Angleterre et de Danemark, verra le jour en 2023. Les turbines envisagées viennent de passer à 20MW chacune ! Les trois sites de Dogger Bank auront une capacité de 3,6 GW et alimenteront 4,5 millions de foyers pour puissance de 8TWh, soit 5% de la consommation d'électricité de tout le Royaume-Uni. C'est 4,4 fois plus que les sites de Saint-Nazaire ou de Saint-Brieuc (1,8 TWh).

La Bretagne devra-t-elle acheter de l'électricité en Angleterre ?

Plus la ferme éolienne est gigantesque, plus les turbines sont puissantes, plus le coût de production du mégawatt diminue. Selon le journal The Guardian le coût de production du mégawatt de Dogger Bank sera de 45 euros seulement, plus bas que les cours actuels en GB et en France. En France le coût d'un MWh nucléaire est de 49,50 euros . Voir source . Par contre le coût du MWh pour un EPR se rapprochera de 90 euros d'après la Cour des comptes.

A noter que le KWh de Saint-Brieuc sera cher : Selon Ouest-France, l'espagnol Iberdrola vendra à la France, l'électricité produite dans la baie de Saint-Brieuc 155 € le MWh !

Si la France avait investi dans l'éolien offshore plutôt que dans l' EPR de Flamanville qui est un gouffre à milliards, on aurait évité ce fiasco. Si on construisait dans le golfe de Saint-Brieuc un site comme Dogger Bank, avec des éoliennes dernier cri de 20MW, il couvrirait 30% des besoins bretons en électricité. La consommation bretonne (les 5 départements) est d'environ 26TWh, et un site comme Dogger Bank peut fournir 8TWh.

Voir aussi :
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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
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Vos 7 commentaires
Michel DESPLANCHES Le Dimanche 29 septembre 2019 08:18
Article tendancieux outrageusement favorable à l' éolien ! Une question à laquelle il convient de répondre : que fera-t-on en l' absence de vent ? L' EPR de FLAMANVILLE, lorsque ses problèmes de prototype auront été résolus, aura une capacité de production pilotable, donc capable de répondre à la demande... C' est toute la différence !
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Yann-Vikael Le Dimanche 29 septembre 2019 09:46
" Michel DESPLANCHES : que fera-t-on en l' absence de vent ?"
Connaissez vous vraiment la Bretagne pour poser cette question ? Même avec le dérèglement climatique actuel, je pense que nous ne seront pas en manque de vent de si tôt.
Quand à la différence dont vous parlez, je préfère laisser à mes enfants le démantèlement d'une dizaine d'éoliennes que d'une centrale nucléaire.
Et si un jour ce "magnifique" EPR de Flamanville nous "pète à la gueule", j'espère que ces mêmes vents souffleront de l'ouest.
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Sylvia KIEFFER Le Lundi 30 septembre 2019 17:04
Si les éoliennes étaient la solution miracle pour produire de l'électricité, on n'aurait pas construit, dans les années 70 , des centrales nucléaires, pour aujourd'hui, tenir un discours, qui n'est ni crédible, ni cohérent. L'Agence Internationale de l'Energie a déjà annoncé en mai 2019 qu'avec la réduction du nucléaire, il y aurait, inéluctablement, une augmentation des émissions de CO2 ! Aujourd'hui, certains ont peur du nucléaire et nos politiques, surtout les écologistes entretiennent cette peur. Qui profite de tous ces parcs éoliens déjà construits ? Les contribuables sont-ils tous prêts à payer le prix de l'électricité au moins 2 fois plus cher comme en Allemagne ? La facture sera salée : les conséquences écologiques et sanitaires seront désastreuses. Comme d'habitude, on tirera les conséquences quand le mal sera fait.
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Yann-Vikael Le Mardi 1 octobre 2019 13:56
Sylvia KIEFFER, dans les années 70, le nucléaire était à la mode, et personne n'en avait peur, on faisait confiance au "autorités compétentes"... on à vu ce que ça a donné !
Demandez aux ukrainiens et aux japonais ce qu'ils en pense.
Evidemment, maintenant les centrales nucléaires sont là ! Il faut faire avec, et on ne peux pas s'en passer dans l'immédiat, mais est ce vraiment responsable d'en créer de nouvelles, surtout quand elles sont truffées de malfaçons.
Il faut penser à l'après nucléaire maintenant et agir en conséquence.
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Sylvia KIEFFER Le Mercredi 2 octobre 2019 21:37
Yann-Vikael, d'après vos commentaires, vous ne connaissez pas grand chose sur le sujet des éoliennes et vous, contrairement à moi, vous n'habitez pas près d'un parc éolien. Vous ne savez probablement pas ce que subissent les riverains proches des parcs éoliens (à 350m, à 500m depuis 2011) : insomnies, maux de tête, palpitations etc.... Cette réalité n'est pas abordée par les pouvoirs publics pour ne pas freiner l'implantation d'éoliennes. L'ANSES, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ne protège pas la population (amiante, pesticides etc...). Je ne peux que vous conseiller d'aller vivre dans une petite commune encerclée par des dizaines d'éoliennes comme dans les Hauts-de France ! Votre enthousiasme pour l'éolien s'estompera très vite !
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Didier Lebars Le Jeudi 3 octobre 2019 19:26
L'intêret des éoliennes grandes pales et dans la mer, est la plage d'activation, le fait qu'elles tournent à vent plus faible. Accessoirement pas de problème de voisinage.
Il y le cout de production et prix de vente. Sur le marché de l'electricité, le "temporaire" est N fois moins de cher que l'électricité "stable". Parfois il faut même diriger l'éolien dans la terre.
Bravo les vendeurs pour le prix de 155 euros. Cout de production N fois moins cher et facture NxN fois plus cher que le prix du marché.
L'electricité en Europe est interconnecté. Gobalement impossible dépasser les 10% (les grandes pales peuvent gratter des 0,1% et quelques euros sur le marché) de renouvelable sur la zone Europe.
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Yann-Vikael Le Dimanche 6 octobre 2019 18:19
L'éolien sur terre à proximité des habitations n'est sûrement pas une bonne solution et je n'y suis pas non plus favorable, d'autant que c'est un marché juteux qui ne profite qu'a quelques uns. En pleine mer c'est un autre débat. Mais entre l'éolien et le nucléaire, lequel est le moins pire ?
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