Le nationalisme breton a-t-il besoin d'une mise à jour ?

-- Editorial --

Chronique de JPLM
Porte-parole: Jean-Pierre Le Mat

Publié le 5/12/14 14:35 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Dans un article récent de l'ABP (voir le site) , les lecteurs ont commenté, parfois sévèrement, mon approche de la Bretagne comme «nation insuffisante», parue en postface du livre «Histoire de Bretagne, le point de vue breton» (Editions Yoran Embanner).

Je sais que cette approche est décalée par rapport au nationalisme traditionnel. Ce n'est pas de la provocation inutile. Il me semble vital de remettre en cause un certain nombre de concepts que nous avons hérité de nos prédécesseurs, et de susciter des contributions (pas seulement la mienne) qui permettront de construire un nationalisme breton pour le XXIème siècle.

Pourquoi ? Pourquoi ne pas se contenter de rappeler sans relâche notre bon droit ? Nous finirons bien, ainsi, par obtenir gain de cause ! Eh bien non, je ne le crois pas. Je ne crois pas que nous puissions nous dispenser de repenser le nationalisme breton, pour au moins deux raisons.

La première raison est que la France répond de la même façon à toutes les menaces, réelles ou supposées, contre l'idéal républicain. Un seul mot leur suffit pour se dispenser de réfléchir : «communautariste» hier, «identitaire» aujourd'hui. On met dans le même sac la revendication bretonne, l'islamisme radical, les dérives sectaires et les minorités culturelles. Cette paresse intellectuelle, cette nostalgie des glorieux jacobins d'autrefois, ne doit pas être un exemple pour nous. L'aveuglement ne conduit qu'à l'échec, à plus ou moins long terme. Il nous faut briser le miroir. Assez de «Bretagne une et indivisible» ! Il ne faut pas seulement combattre, il faut surclasser l'inertie et la bêtise jacobine.

La seconde raison est qu'une révolution mondiale est en cours. La mondialisation des échanges, la construction européenne et les nouvelles technologies nous façonnent un environnement qui ne sera pas celui des 5 siècles passés. Cet environnement, c'était celui des états forts, des certitudes arrogantes et des frontières protectrices. Le nationalisme breton du XXème siècle correspondait à cet environnement. Il avait pour seul objectif la création d'un état-nation, censé résoudre tous les problèmes. Mais que voudra dire «état» ? Que voudra dire «souveraineté nationale» en 2032 ? Notre revendication doit être compréhensible lorsque le chaos institutionnel et les technologies de communication auront transformé la façon de vivre des Bretons. Depuis 15 siècles, les héros guerriers, puis la religion, puis l'état ont façonné tour à tour l'environnement de nos ancêtres. D'autres forces apparaissent. Il nous faut projeter la Bretagne dans le futur, avant que ce futur ne nous dévore.

Nous avons un temps d'avance sur la France, parce que nous savons que notre nation est insuffisante. Qu'est-ce que cela veut dire ?

Que les bretonnants sont forcément multilingues ; la langue bretonne ne leur suffit pas pour vivre dans le monde actuel. Les Français, eux, peuvent vivre confortablement en ne parlant que le français.

L'histoire de Bretagne est moins une histoire de pouvoir qu'une histoire de relations. L'histoire de France est une prison. Le système éducatif français du XIXème et du XXème siècles l'a voulue ainsi, pour créer des « citoyens » soumis et bornés. En revanche, quand nous connaissons l'histoire de Bretagne, nous nous ouvrons sur l'histoire de l'Europe de l'ouest.

Nous savons que nous ne pouvons pas vivre repliés sur nous-mêmes. Nous faisons venir d'ailleurs nos ordinateurs, nos vêtements, une partie de notre nourriture. Nous allons chercher dans le monde entier le savoir qui nous est nécessaire pour que la Bretagne continue à exister. Nos entreprises industrielles, artisanales ou agricoles, créent la richesse qui nous permet d'échanger avec d'autres peuples. C'est la raison pour laquelle les Bonnets Rouges veulent, à tout prix, conserver à la Bretagne son économie productive. Une économie productive est l'assurance d'avoir un avenir.

Nous avons un temps d'avance. La machine France, qui est le principal obstacle à notre épanouissement, se croit toujours une nation suffisante. Elle voudrait s'imposer comme la seule communauté dans laquelle nous puissions nous reconnaître. Elle pense que les droits de l'homme qu'elle a promulgués il y a 200 ans sont les seuls valables. Elle ne comprend pas les nouveaux droits, qui s'inscrivent dans les nouvelles constitutions comme celle de la Bolivie (voir le site) . Ce pays se présente comme plurinational et communautaire. Le premier droit garanti aux Boliviens est celui de «l'auto-identification».

Le nationalisme du XXème siècle était polarisé sur la politique et la création d'une institution étatique pour la Bretagne. Il est vrai que le problème des institutions se posera dans le futur comme il s'est posé dans le passé. Mais la question de l'identité nationale, d'un point de vue individuel comme d'un point de vue collectif, déborde le cadre institutionnel. Elle va concerner de plus en plus le secteur économique, la culture au sens large, les solidarités communautaires incontrôlées. Il n'est plus possible de limiter le nationalisme à une mesure politique. L'épanouissement des Bretons et de la Bretagne doit être vu dans un contexte mondialisé et hyper-connecté.

Je comprends que beaucoup d'entre nous veuillent rester les gardiens du temple. Ils sont nécessaires ; je n'ai aucun doute sur l'importance de maintenir la flamme sacrée et la revendication institutionnelle. Mais il faut que certains d'entre nous sortent de la forteresse, pour investir de nouveaux territoires. Que les gardiens tolèrent les francs-tireurs !

Notre combat n'est pas seulement une résistance à l'agression. C'est une guerre de conquête.

Jean Pierre LE MAT

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Jean-Pierre Le Mat est chef d'entreprise et auteur. Il a en particulier réédité et complété l'Histoire de Bretagne de Henri Poisson; Patrick Pearse et l'insurrection irlandaise de 1916; les cent vies de l'hermine; Histoire de Bretagne, le point de vue breton; Enquêtes sur les prophéties de Merlin ; Carnet d'un Bonnet rouge ; Ils ont fait la France. Il anime le site contreculture.org.

Vos commentaires :

SPERED DIEUB
Vendredi 5 décembre 2014

Dans l'ADN du jacobinisme les marqueurs bretons loin d'être négligeables et pour cause !.Par contre lors de la révolution de 1789 l'utopie d'un égalitarisme , a été dévoyée dès sa conception et a servi de prétexte à un nationalisme français que ses fondateurs ont voulu faire passer pour de l'universalisme ,de fait le colonialisme francilien était justifié ,le centralisme était un de ses outils ,le dessein de la monarchie absolue était dans ce sens assuré

Peut t-on être militant breton et jacobin dans le sens banalisé du terme ? évidemment, déjà du temps du de la Bretagne indépendante ,le centralisme était un des principaux soucis des ducs et quelque part à juste titre compte tenu de la gourmandise de son voisin continental , le pouvoir ducal avait fort à faire avec les Penthièvre qui tenaient à ce que leur apanage reste en retrait du duché

je cite Kerhervé

On peut parler d'un véritable état breton, à la logique centralisatrice, à l'exemple de la France de cette période. Vers 1380, le duc Jean IV déclare: «Dieu ne veut pas que je divise mon duché: le peuple en serait triché.

Le mouvement breton ,sans doute quelque part victime de la contagion française ,a eu aussi des attitudes jacobines ,notamment en ce qui concerne la méthode d'unification de la langue bretonne oh combien nécessaire il est vrai ,mais le pire été le mépris du peuple bretonnant de naissance ,il y a encore des séquelles Après il ne faut pas s'étonner du manque d'adhésion des bretons à la cause de l'émancipation Le pouvoir français n'a pas eu le monopole de la volonté d'infliger l'humiliation ,l'emsav a voulu quelque part créer le breton nouveau , tout comme les régimes communistes ont voulus créer l'homme nouveau .La conséquence c'est que que bon nombre de nos compatriotes sont encore aujourd'hui complexés par rapport à leur identité

Jean Pierre LE Mat excellente et courageuse initiative car vous allez encore être la cible des gardiens du temple ,pourtant il est temps sinon déjà trop tard pour que l'on sorte un peu des sentiers battus .Un oiseau prisonnier dans une cage et voulant s'évader ne s'obstine pas sur un seul point, il essaie de trouver différentes failles

Autant la légitimité historique est en faveur de la Bretagne ,autant elle peut être un piège ,car elle nous fige excessivement sur un revivalisme qui n'est pas assez mobilisateur ,à contrario des problématiques du moment ,la meilleure preuve récente c'est le mouvement des bonnets rouges .Au fait y a t-il eu beaucoup de peuples qui se sont émancipés sur la base de ce fondamental? L'histoire se doit d'être plutôt un outil pour mieux percevoir l'avenir et éviter les erreurs des ancêtres

Yann LeBleiz
Vendredi 5 décembre 2014

@ JPLM

Je comprends mieux votre qualificatif "Nation insuffisante", même si je ne l'approuve toujours pas.

Pour le redire, une nation qui existait avant l'Empire romain et qui existe toujours au 21ème siècle est tout sauf "insuffisante"!

Le problème est : combien de Bretons savent ce qu'est la nation bretonne, son histoire, sa contribution à l'histoire de l'Europe moderne, et même à la culture et à l'identité de cette même Europe!

Si la nation française, bien plus récente, à elle aussi eu un impact sur l'Europe moderne, il y a une grande différence avec la nation bretonne. L'une à utilisée son dynamique culturel et économique, l'autre la force de ses armées!

Maintenant dans le 21ème siècle, nous devons nous poser la question sur les éléments qu'il faudra détenir pour être une nation "suffisante" : Le dynamisme ou la puissance de l'Armée?

Les Bretons ont perdu leur dynamisme depuis la Révolution, il y a eu un rebond dans les années 60, puis à nouveau une retombée!

Pourquoi?

Comme, je l'ai dis, les Bretons ignorent tout de la Bretagne, son histoire, sa géographie, mais aussi son économie, ses écoles, ses chercheurs.

Un exemple rapide : Quel pays construit les cockpits des avions Airbus?

Alors que ces mêmes Bretons sont alimentés en permanence, à la grandeur de la France, de sa splendeur, de la force de sa culture, de sa République!

Gavé par la propagande, la Bretagne ne compte pas face à la France! Seule la France dispose des qualités pour représenter quelque chose en Europe et dans le monde!

Sauf que cette présentation, cette vision, est fausse, totalement erronée, et elle le sera de plus en plus!

Mais comme s'en rendre compte, quand on a été éduqué de la sorte?

Pour un Breton, la fin de la Bretagne n'est pas grave, la Fin de la République et de la France, si!

Hors cette République va a sa perte, et ça les Bretons le constatent tous les jours, donc :... il faut sauver la République, pas nécessairement la Bretagne!

Reste donc à trouver le moyen de convaincre les Bretons, qu'en dehors des frontières de l'hexagone le monde pense différemment : La Bretagne a bien plus de valeur aux yeux du monde (à condition de l'entretenir et de la développer), que ce truc artificiel que l'on appelle la République avec sa nation de fête foraine, Une et Indivisible!

Peut-être en oubliant simplement ce boulet à nos pieds, et en partant à nouveau à la conquête* du monde!!!

(* conquête dans le sens rencontre et échange, culturel et économique)

Job LE GAC
Vendredi 5 décembre 2014

Excellente analyse JP; comme d'habitude !!!

Je serais tenté de rajouter une chose tout de même, mais qui va dans le même sens, à l'inverse du "devenir français" (je ne sais plus qui a écrit ça ..); il s'agit juste du propos de Xavier Grall : "On ne nait pas Breton, on le devient" . . .

A l'heure actuelle, nous autres Bretons, accumulons un certain nombre de qualificatifs éructé par des fransquillons de bas étage, qui, à mon avis, mais ça n'engage que moi, ne méritent aucun respect; ce qui n'est bien entendu pas le cas avec celles et ceux qui peuvent, à juste titre, se sentir tout à fait Français.

Je disais donc, dans le désordre : "illettré(e)s", "identitaires", "esclaves", "communautaristes", "autonomistes", etc . . . car j'en oublie certainement !

Avec ça, déjà, on devrait bien avoir une médaille . .. et je propose celle du mérite . . .!

Avec ces qualificatifs, je comprends un peu mieux nos "chers" députés, je veux parler des "trop timides", qui risquent de voter comme un troupeau de moutons, la merveilleuse loi sur la réforme territoriale !

Mais à propos, combien aura t-elle coutée cette nouvelle loi qui ne rendra service à personne?? . . .

PHILOU
Vendredi 5 décembre 2014

Je suis assez d'accord pour dire que nous n'utilisons pas toujours les bons arguments. Sur la réunification par exemple, demander la réunification au nom de "l'histoire" n'est pas une bonne stratégie. Tout d'abord parce que peu de personnes se soucient véritablement de l'histoire, que ce soit celle de la Bretagne, celle de la France, celle du monde. Il suffit de regarder comment est enseignée cette matière aujourd'hui pour le comprendre. Ensuite parce que cette revendication "historique" fait peur. Bien que les bretons aient fait preuve de leur attachement à le république (oui, je sais je vais me faire taper sur les doigts mais c'est un fait lorsque l'on regardecomment les bretons se sont comportés pour sauver la nation française lors des deux conflits mondiaux) ils auront toujours cette image d'un peuple hostile à la France. Dès lors, le qualificatif de communautarisme, de repli identitaire est utilisé et réveille de vieilles peurs. Nous savons, nous que la réunification serait une réparation logique tout comme nous savons qu'une plus grande autonomie régionale nous permettrait d'engager des actions en faveur de l'identité de la langue, de la culture. Mais pour les gens de l'extérieur, ce message n'est pas le bon. Le message qu'il faut mettre en avant est celui du développement économique. C'est le mot magique, celui qui fait rêver nos dirigeants, perdus dans la mondialisation et n'ayant pas eux, une identité leur permettant de se grouper. Cet argument est d'autant plus facile à utiliser qu'il est réel. Oui, la Bretagne à 5 deviendrait une région de pointe sur tout ce qui touche à la mer. Oui la Bretagne réunifiée aurait une cohérence pour se tourner vers l'ouest ou vers nos voisins anglo-saxon. Oui la Bretagne réunifiée deviendrait une région importante dans un secteur plein d'avenir dans un monde où il va falloir de plus en plus de monde : l'agro-alimentaire. Constatons ce qui vient de se passer en Normandie et tirons en les leçons.

Patrick Le Ner
Vendredi 5 décembre 2014

La réponse à la non réunification de la Bretagne ! Ce serait de voter pour des partis minoritaires bretons : Type U.D.B., Parti Breton, etc.???????? Une vraie claque pour les centralisateurs parisiens et leurs valets provinciaux...

4 ou 5 départements? C'est être sur le terrain des Jacobins français, des centralisateurs parisiens : LA SOLUTION = La fin des départements par leur remplacement par les 9 Pays de la Bretagne historique.

Lire : Bzh : Bretagne zone harmonieuse à partir de 1946;

Dont les droits d'auteur seront reversés à l'Association Diwan.

Site du livre :

www.bretagne-zone-harmonieuse.fr

Achat : edilivre.com, dans des Librairies (la votre...) et sur d'autres sites sur l'Internet.

bernard guyader
Samedi 6 décembre 2014

bon dia ,

A vivre autant d'échecs que les bretons entre 1532 et la fin de 2014 il faut se lever tôt pour en trouver d'autres exemples .. sinon revisiter l'histoire de peuples disparus ... l'unique cause n'est pas la france ... le jacobinisme même si cette explication est confortable les causes sont d'abord en nous même .... Je crois qu'une cure de "méditation" serait nécessaire avant de repartir vers de nouvelles illusions qui mènent aussi surement vers d'autres désillusions . Personnellement j'ai quitté la Bretagne depuis trop longtemps maintenant pour mettre de côté l'autre versant des combats pour l'émancipation en cours de réussite ( Catalogne). Un vieux militant de la cause linguistique bretonnes me disait il y a 10 ans ...les bretons n'ont jamais rien obtenus et n'obtiendront plus rien .... le deuil et l'ABaNDON de ses langues est le poids qui alourdit toute avancée notoire.Une "nation invisible" disent ils . Je ne vais pas me faire que des amis .. mais le "peu" d'empressement que mettent les habitants du pays de Nantes pour rejoindre la Bretagne ( autrement que par les institutions existantes et les élections francs) est une de ces lourdeurs . Au rythme de ces échecs répétés la Vendée jouira d'une autonomie bien avant que Nantes ait rejoint le cauchemar dans lequel nous nous enfonçons moi en tant que représentant de la diaspora et les bretons ( onnes) de l'intérieur. Adeu B. Guyader

Michel Treguer
Samedi 6 décembre 2014

Bonjour Jean-Pierre,

Globalement d'accord avec ton analyse, même si personnellement j'oublie volontiers la politique pour insister sur la culture. C'est un chemin plus rude. Il est moins facile d'apprendre un breton de qualité que de crier quelques slogans en manif ! J'avais risqué sur ABP en 2013 un article intitulé "Manques bretons". J'y évoquais notamment le contre-exemple des juifs qui ont résisté à une dispersion mondiale et à toutes les persécutions politiques en s'accrochant à leur culture. Cette audace m'a valu un flot d'insultes sur le site de Breizh Atao. Aux yeux de ce Tyler Durden (?), j'étais précisément coupable de ne pas être antisémite ! A la fin de son article, il nous classait tous les deux dans « l'arrière-ban gauchiste à la sauce régionale ». Qui l'eût cru ? Kalon vat dit, a galon, Mikeal

Christophe Prgn
Samedi 6 décembre 2014

Je suis tout à fait d'accord.L'argument historique n'est pas le plus mobilisateur cependant il faut l'utiliser tout de même en plus d'autres. Il faut se battre sur tous les fronts. Il faut continuer à démonter incessamment l'argument jacobin du repli identitaire même s'il est tenace. Quand à l'argument économique d'une Bretagne réunifiée, il faut le developper car l'économie des Pays de la Loire est forte. Il faut démontrer ce qu'aurait à gagner économiquement la Loire Atlantique avec son rattachement. Il faudrait aussi développer l'argument démocratique comme est en train de le faire le collectif Dibab en organisant des votations citoyennes. Quand au vote régionaliste aux prochaines élections, ils n'auront peu d'impact s'ils sont éparpillés. Les divisions partisanes UDB, PARTI breton, etc, nuisent à la réunification de la Bretagne. Pourquoi ne pas s'allier pour cette cause commune ?

Bref, je suis totalement d'accord, le nationalisme breton est obsolète et ne mobilise pas assez. Il doit se diversifier pour trouver d'autres moyen de mobiliser sans pour autant abandonner ses bases.

Yann LeBleiz
Samedi 6 décembre 2014

@ PHILOU

"Bien que les bretons aient fait preuve de leur attachement à le république (oui, je sais je vais me faire taper sur les doigts mais c'est un fait lorsque l'on regarde comment les bretons se sont comportés pour sauver la nation française lors des deux conflits mondiaux)"

Allez, je vais vous taper sur les doigts!

Les Canaques (Nouvelle-Calédonie) ont également envoyé des hommes dans les tranchées. La République dit, là aussi, que c'était une marque d'affection pour la République et la France!

A votre avis, que connaissaient ces volontaires Canaques de la France et de sa République, avant leur départ?

Rien, vraiment rien, ou archis vraiment rien...?

Allez, je vous aide, la Nouvelle Calédonie, c'est de l'autre coté de la planète, et la majorité de ces gens n'étaient pas aller à l'école, ou si peu!

Un autre exemple : Vous vous rappelez de cette jeune suédoise kidnappé et qui a pris fait et cause pour ses ravisseurs...!

Question : Idéologiquement et avant le kidnapping, était-elle proche, très proche ou archis proche de ses ravisseurs?

Personnellement, je pense que lors de la 1GM les Bretons n'avaient pas le choix et de plus pathologiquement voulaient prouver leur "conformité" à un système qui les considéraient comme "non conforme" (4 août 1789, les guerres chouannes, le camps de Conlie 40 ans avant, et je n'évoque pas les qualificatifs de Bretons attardés qui fleurissaient à l'époque)

Pour la 2GM, j'avoue avoir un doute si les gens se battaient pour la France ou pour la Bretagne?

Une chose est sûr, je note à chaque commémoration de la 2GM combien le mot "Bretagne" est évincé à chaque fois qu'il semble vouloir être prononcé de manière naturelle! Un mot naturel visible interdit..., comme est interdit le drapeau breton!

Y a t-il un "non dit"?

L'autre Guérandais
Samedi 6 décembre 2014

Plutôt que nationalisme que nous devrions laisser à Adsav parlons comme les Ecossais le font de souverainisme moins connoté. Ce que 1500 ans d'histoire ont créé nous donne une cohérence pour une économie toute aussi cohérente et dynamique.

A Spered Dieub : Les dialectes, il serait peut-ête temps de se rendre compte que leur temps est fini. Ils étaient attachés à un état de la société rurale immobile bretonne qui n'existe plus. Il y a là une certaine schizophrénie de la part du mouvement breton. Si nous voulons une société qui se rebretonnise linguistiquement ne reproduisons pas l'erreur irlandaise. Il n' y a à l'heure actuelle plus de société brittophone. Combien de milliers de gens de bonne volonté pour se réapproprier le breton avons nous perdu quand ils ont constaté que le breton instable (prononciation, conjugaison, grande approximation lexicale) n' aboutirait pas à la création d'une société mais ne servirait que d'autocollant identitaire ? Les Catalans dont la prise de conscience se fait en même temps que celle des Bretons à la fin du XIXème unifient leur langue au tout début du XXème ET N'EN DECROCHENT PAS jusqu'à nos jours. Les Bretons s'accordent sur une première unification en 1907 puis sur une deuxième en 1941 puis l'Etat francais leur demandent de renier R.Hemon ce qu'ils font servilement. Les Catalans ont conservé leur langue...

Paul Chérel
Samedi 6 décembre 2014

Il faut surtout distinguer stratégie et politique; La stratégie c''est identifier l'ennemi à combattre, connaître ses défauts et points faibles,attaquer là où ça fait mal. La politique c'est dessiner un avenir poiur la Bretagne, pour les Bretons et pour ceux qui rejoindront. On peut faire appel au passé aux valeurs ancestrales mais ce n'est qu'un marchepied; Il faut surtout, comme le dit l'article, entrer dans le monde et son évolution. La mode est à l'innovation, soyons innovants. Laissons la France pédaler loin derrière ! Première étape : balayons devant notre porte ! Commençons par chasser tous ceux qui nous ont volé notre vote lors des élections passées en faisant tourner le miroir aux alouettes. Paul Chérel

konan lasceau
Samedi 6 décembre 2014

VOILA LA Réponse à la QUESTION en musique direction Novembre 2016 UN PARLEMENT BRETON, CHACUN CHEZ SOI ET LES VACHES SERONT BIEN GARDEES :

(voir le site)

SPERED DIEUB
Samedi 6 décembre 2014

Le guérandais

Vous détournez le sens de mon commentaire ,car j'ai bien écrit que l'unification de la langue était nécessaire .J'ajoute y compris le vannetais à qui par contre on aurait du faire une place plus importante dans le perunvan Par contre la méthode employée déconnectée du peuple a été mauvaise ,alors que ce travail d'unification linguistique était une opportunité pour conjurer l'humiliation qu'ont subit les bretons de la part de différents politiques français Il aurait fallu associer le peuple , un peu comme le font aujourd'hui les radio bretonnantes aujourd'hui à travers les interviews Deux exceptions à la règle à l'époque car ils allaient dans ce sens ,c'est les deux Loeiz, Herrieu et ar Floc'h Et unification ne veut t pas dire non plus uniformisation quelque part ...jacobine

PHILOU
Samedi 6 décembre 2014

a Yann Ar Bleiz

Personnellement, j'ai trop de respect pour les résistants, les marins de l'ile de sein, tout autant que les soldats de 14 pour émettre des suppositions sur leurs connaissances et leurs motivations pour aller se battre et défendre la république. Un membre de ma famille répondit lui même à l'appel de De Gaulle et fut compagnon de la libération.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de conditionnement, notamment par le biais de l'école avant 14, mais faire croire que des milliers de bretons sont aller bêtement se faire tuer(si tant est qu'on puisse se faire tuer intelligemment) dans une totale ignorance est une vue de l'esprit. Et il n'y a pas eu, en Bretagne comme ailleurs, de mouvement d'opposition à la mobilisation. Le gouvernement de l'époque en fut même le premier étonné ! Vous parlez de Conlie, de la révolution de 1789. Comme si rien n'avait bougé entre 1870 et 1914. Entre les deux, une nouvelle république est née, l'instruction est devenue obligatoire et l'école a inculqué aux enfants de cette région, comme à ceux des autres, la notion de la petite et de la grande patrie. Relisez les écrits des intellectuels bretons de l'époque et dites moi qui s'est opposé à la guerre. Relisez aussi les lettres des poilus bretons. Car oui, ils ont beaucoup écrits ces hommes qu'on nous présentent souvent comme des bretons monolingues qu'ils ne sont déjà plus pour une bonne part d'entre eux, contrairement à leurs parents.

Allez dans les expositions qui sont nombreuses en ce moment. Vous y verrez des lettres écrites dans un français d'une très grande qualité littéraire.

Quand à la seconde guerre mondiale, la résistance en Bretagne fut suffisamment importante et active pour qu'on ne doute pas de l'engagement de ces hommes et, une fois encore, ca serait leur faire insulte que de penser qu'ils n'avaient pas conscience de ce qu'ils faisaient.

Hier comme aujourd'hui, une majorité de bretons se sentaient aussi français. C'est une réalité. Et cette réalité se retrouvent aussi dans les urnes. Il suffit d'analyser les résultats des derniers scrutins, notamment ceux de l'UDB, du PB et des listes de Ch Troadec. Ca n'est pas faire offense à leurs engagements que de constater que le pourcentage réalisé est faible.

PIERRE CAMARET
Samedi 6 décembre 2014

@Paul CHEREL.Votre Premiere etape ...:balayons devant notre porte . Alors attendons encore un peu .JE NE SAIS PLUS QUOI PENSER.

Tout cela me semble repartir comme avant ..... alors l'innovation ????? tout depend des electeurs Bretons.

Pour l'instant , pour nos adversaires :LE CULOT PAIE. et cela l'encourage a continuer .

Patrick Le Guern
Dimanche 7 décembre 2014

Concernant la dernière élection pour les européennes on note que le total des voix sur B5 (Guilonvarc'h + Troadec + Pelle + Ollivro)a été de presque 108000 (107859 voix) : Il y a donc un potentiel de personnes en Bretagne qui portent une vision, une autre idée de ce que pourrait être notre Bretagne. Et si chacun de ces électeurs faisait l'effort de porter la bonne parole autour de lui et communiquait sur le potentiel que représente une Bretagne à 5 dans tous les domaines, en cooptant entre 2 à 4 sympathisants, cela représenterait entre 216000 à 432000 voix pour l'avenir de la Bretagne. Mais pour cela, il faut vaincre ses peurs et oublier pour un temps les clivages... Il n'y a plus de place pour la désunion, regardons au delà de l'horizon, le temps venu le reste se règlera devant un verre de cidre...

Yves Lainé
Dimanche 7 décembre 2014

J'approuve sans réserve ce texte - les "forteresses" n'ont pas été inutiles mais elles doivent maintenant laisser la place à une vision spécifique du Monde (VSM) qu'il nous reste à écrire.

SPERED DIEUB
Dimanche 7 décembre 2014

@Philou

Il y a beaucoup d'aspects souvent contradictoires quand à l'engagement des bretons dans les dernières guerres .Dans ce domaine ,comme dans d'autres , la vérité s'écrit au pluriel Globalement je partage votre point de vue mais il est incomplet ,vu que vous vous faites un peu l'avocat du diable ,vous montrez le coté face mais vous évitez le coté pile Tout à fait d'accord avec vous pour dire que la plupart des soldats étaient loin d'être illettrés ,j'en ai personnellement plusieurs preuves .Cependant la censure ,quelque part compréhensible , fait qu'ils ne pouvaient écrire n'importe quoi ,çà c'est un point capital .Vous faites allusion à la petite et la grande patrie ,oui en effet nombre de régionalistes à l'époque ,dans une espérance naive n'étaient pas les derniers va t-en guerre ,mais leurs espoirs furent déçus lorsque la proposition De L'Estourbillon ,appuyée par le maréchal Foch fut rejetée lors de l'élaboration du traité de Versailles en 1919

J'ai lu une thèse sur la révolution de 1789 concernant mon secteur ,il s'avère que lors de la levée en masse pour les guerres révolutionnaires de 1793 ,les hommes faisaient tout pour y échapper ,le nombre de mariages avait explosé d'une année sur l'autre !!!

C'est ce même phénomène de mobilisation qui est à l'origine de l'ascension de l'indépendantisme irlandais durant le premier conflit

mondial Les deux liens que je propose montrent un peu l'état d'esprit de l'époque en Irlande mais on peut imaginer que sur certains aspects c'était la m^me chose ailleurs donc aussi en Bretagne

(voir le site)

(voir le site)

Christophe Prgn
Dimanche 7 décembre 2014

@Bernard Guyader. "Une «nation invisible» disent ils . Je ne vais pas me faire que des amis .. mais le «peu» d'empressement que mettent les habitants du pays de Nantes pour rejoindre la Bretagne ( autrement que par les institutions existantes et les élections francs) est une de ces lourdeurs."

Pour accéder à la réunification de la Bretagne il faudra reconquérir la Loire-Atlantique. En effet son identité bretonne à été effacée depuis 1941. Nos parents n'ont connu ce département qu'en Papys de la Loire, c'est tout juste si les générations actuelles savent que Nantes a un jour fait partie de la Bretagne. Les gwenn ha du sont peu visibles sur les bâtiments officiels, on a interdiction d'avoir des plaques d'immatriculation avec le gwenn ha du, les panneaux de signalisation nous rappellent sans cesse que nous sommes en Pays de Loire... Il ne faut pas s'étonner que les nantais se mobilisent peu. Le fait de scander "naoned e breizh, breizh dieub, breizh atao ou autre slogan en breton ne fait qu'accroître leur sentiment de ne pas être breton vu qu'ils ne parlent pas cette langue et ne la comprennent pas.

La Bretagne est presque invisible à Nantes et la politique culturelle des Pays de la Loire n'a pas pour but de la développer. Pour mobiliser plus de personnes en Loire-Atlantique il faut donner plus de visibilité à la Bretagne.

An Floc'h
Dimanche 7 décembre 2014

@Bernard Guyader

Vu les circonstances, il y a énormément d'empressement de la part des habitants du pays nantais à rejoindre la Bretagne.

Attention, avec ce genre de conclusion, l'idée d'abandonner le 44 se renforce.

Le jour où des deux côtés de la Vilaine, le pays nantais sera considéré unanimement non-breton, la Bretagne sera rentrée en phase terminale.

Paul Chérel
Dimanche 7 décembre 2014

@Pierre Le Guern. Vous semblez avoir raison mais vous oubliez qu'un tel total a DEJA été obtenu lors des élections régionales de 1998 qui ont vu l'élection du Ouessantin Jean-Yves Cozan . Seulement, à cette époque, il était mal venu d'additionner des choux et carottes à cause de l'UDB ( Rappelez-vous UDB 40 000, JYC 60 000 ) . Cette époque a-t-elle changé ? Je dis NON. L'expression" oublions un certain temps fait sourire? C'est comme si Hollande disait j'arrête d'être socialo jusqu'en 2017.

@Pierre Camaret : Refaire une première étape... si je parle de première étape, ce n'est pas un “recommencer à zero' désespérant : c'est comme le dit le titre de l'article «faire une mise à jour». repartir d'un bon pied avec une stratégie combattante et une politique d'avenir laissant tomber les “vieilles lunes, à la française”. On peut envisager cela d'une façon violente. Y a-t-il dans l'histoire du monde des révolutions ayant abouti à la satisfaction de ceux qui l'avaient perpetrée? La réponse est plutôt NON. On peut; au moins, virer vite fait tous ceux qui ont mené à la faillite intellectuelle, morale, économique et sociale que nous connaisons aujourd'hui et qui rejaillit sur la Bretagne. Au moins ceux-là auront compris. Les remplaçants seront-ils meilleurs ? Tout dépend de l'évolution intelligente de la population électorale. C'est apparemment un LONG et DIFFICILE travail mais les foules sont tellement versatiles. Ce n'est donc affaire que d'une qualité d'hommes (ou de femmes) dans une stratégie subtile et efficace. Paul Chérel

Kristen Gonedec
Dimanche 7 décembre 2014

Inutile de se chamailler à propos de l'Histoire, bretonne ou française, car c'est déjà rester sous la même influence des discours idéologiques. Le mal français ("Le mal français", titre de Alain Peyrefitte) consiste à préférer la sphère des idées, de l'intellect plutôt que le respect des réalités. La France se signale au monde par son délire de grandeur (elle prétend toujours à l'universel): en psychologie le délire de grandeur est le principal symptôme de la mégalomanie. Ne tombons pas dans le piège de ses discours signés par le déni d'altérité. Comment en sortir si ce n'est par la redéfinition des mots, en reprécisant par exemple ce qu'est un peuple : un groupe d'êtres humains,qui sur un territoire c 'est inventer une façon d'être au monde. Au-delà de la charge affective des mots, quelles sont les intentions fondamentales qui sont derrière ? Par exemple, le mot "République", manipulé par la France, relève d'une intention d'inhiber et de culpabiliser les Bretons et autres peuple . Bannissons ce mot... Nous avons certes un temps d'avance, comme le dit si bien JP Le MAT, voire beaucoup plus, avec un axe de développement qui ne conçoit pas la dimension existentielle par l'annexion d'autres peuples.

Ker itron al lann
Dimanche 7 décembre 2014

"Le fait de scander "naoned e breizh, breizh dieub, breizh atao ou autre slogan en breton ne fait qu'accroître leur sentiment de ne pas être breton vu qu'ils ne parlent pas cette langue et ne la comprennent pas."

Bien vu Xtof! Mais le cas serait il si different à Saint Brieuc, Loudéac ou Brest?

Quel est le % de bretonnants naturels à Quimper? Je ne parle pas de ceux qui attaquent courageusement leur deuxième année de cours du soir!

"La Bretagne est presque invisible à Nantes" FAUX. C'est peut être vous qui est incapable de la reconnaître!

Qu'est ce que pour vous la Bretagne? Posez vous d'abord la question.

L'odeur des crêpes à Locronan, la fête des filets bleux à Concarneau?

Entend t'on à Poulaouen le kan ha diskan dans les rues, comme on entend scander le coran à Djéda?

Soyons sérieux. Nantes est Bretonne! Peut être est-ce vous qui ne pouvez pas ou ne voulez pas le voir! (c'est le cas de nombreux béquattistes).

Ma tante de Gouezec se pleignait, elle qui ne parlait que breton jusqu'à l'âge de 8 ans, de ne rien comprendre aux émissions télévisuelles en breton.

Ses filles n'ont jamais parlé breton…

Le congrès inter-celtique refuse d'inclure la Galice et les Asturies pour des raisons linguistiques. Il faudrait alors exclure une grande partie de la Bretagne, du Pays de Galles, d'Ecosse...

Très mauvais calcul!!! Surtout quand on sait qu'ils ne parlent qu'anglais entre eux!!!

Nos enfants NANTAIS sont BRETONS et nulle personne ne devra remettre cela en cause. Sinon, la Bretagne mourra!

La Bretagne change, elle vit, c'est tout!

Ce qui est incroyable, c'est que nous, bretons du pays nantais, passons le plus clair de notre temps à nous justifier envers ceux qui pensent avoir le monopole de la bretonnité!

Ils sont pire que les jacobins ceux-là!

Il est temps que tout cela cesse. Il est grand temps que tout cela change!!!

Excuse moi, je crains que la colère ne me gagne.

Ce que je pardonne à un Bourguignon, je ne le pardonne peu à un p'tit gars d'chez nous.

NAONED E BREIZH!

HEP NAONED BREIZH EBET!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

ou en français si vous le voulez….

Unan Bennak
Dimanche 7 décembre 2014

L'identité, pour être vivable, pour être force créatrice, doit d'abord se débarrasser de l'assouvissement pulsionnel et de la dictature de l'émotionnel. Y méditera qui voudra....

hepken
Dimanche 7 décembre 2014

@ Unan Bennak

C'est sur si on commençait par là la moitié du chemin serait fait !!

Yann LeBleiz
Dimanche 7 décembre 2014

@ PHILOU

Vous dites "pour que l'on ne doute pas de l'engagement de ces gens..."

Parce que pour vous, si les Bretons avaient combattu avec la Bretagne au C½ur, ce serait une preuve d'un engagement de moindre valeur????

Peut-être même un déshonneur???? Car vous évoquez le respect pour eux!

Donc moins de respect, s'ils s'étaient battus pour la Bretagne, leur pays???

Quelque chose m'échappe, je ne vous comprends pas...

14-18 :

Vous évoquez trop rapidement l'endoctrinement de l'ensemble de la population.

Avez-vous lu le "Tour de France par 2 enfants"....

Un livre que je trouve magnifique d'un point de vue pédagogique (je pense que c'est un chef d'½uvre sur ce plan), mais aussi un livre qui vous annonce clairement la couleur et sans aucune forme d'ambiguïté vis à vis du futur avec l'Allemagne!

Les Allemands sont clairement décris comme n'étant pas des hommes mais des bêtes féroces et sans aucune culture ni éducation!

Vous faites aussi l'impasse sur le fait qu' "à l'époque, tout ce qui était breton était considéré comme une forme de sous-civilisation", "une tare" dont il fallait se défaire pour être digne de la civilisation!

"Quand vous êtes pauvre", et que socialement on vous donne le choix entre :

1) la "honte d'être un Plouc primitif",

2) L' "honneur d'être un homme civilisé qui pense à l'avenir de ses enfants"...

Vous, personnellement, vous choisissez quoi???

Même aujourd'hui, la majorité des parents bretons agissent de la sorte...! "J'espère que mon enfant trouvera du travail, en tout cas, il ne faut pas qu'il reste en Bretagne s'il veut avoir un avenir..."

Tous les gens que je connais ont eu droit à ce discours de la part de leurs parents, sous une forme ou sous une autre...

Nombre d'écrivain breton, même Per Jacques Elias, ont considéré que l'assimilation à la France était nécessaire et incontournable pour regarder l'avenir.

Avant 14-18, les peuples d'Afrique du Nord, ou d'Afrique Noire, ne pensaient pas différemment des Bretons! Ils ont d'ailleurs rempli les tranchés! Tout comme aujourd'hui, ils remplissent les banlieues (comme les Bretons)!

Heureusement que les intellectuels danois ont eu un peu plus de clairvoyance que ces intellectuels Bretons, sinon le Danemark aurait été un länder allemand! Mais il est vrai qu'au 19ème siècle, le Danemark était relativement riche pour ne pas être totalement perçu comme un monde voué à disparaître face à l'extraordinaire développement de l'Allemagne.

2GM :

Vous parlez de l'île de Sein... et de l'appel du 18 juin...

Mais en tant que Breton :

Connaissez vous l'appel du 23 juin?

Savez-vous que la Résistance Bretonne, est loin, très loin de se limiter à l'Île de Sein. Et que la vénération Républicaine des marins de l'Île de Sein est surtout un arbre permettant de cacher la forêt!

Que le départ massif de milliers de personnes pour la GRANDE-BRETAGNE (ce n'est pas anodin) est un fait EXCLUSIVEMENT breton!

Que le statut de "pays vainqueur" obtenu par la France est du entièrement aux Bretons (dixit : Le Général Koenig, un Alsacien)! Les Américains voulant initialement occuper la France!

Je me demande ce que De Gaulle pensait quand passant en revue la célèbre escadrille d'avion de chasse "Île de France", il avait lu sur le fuselage de l'avion du plus jeune pilote : "Breizh Dalc'h Mat" et "Kentoc'h Mervel"!

Et imaginons que cela soit vrai, que les Bretons avaient tant que cela la France au c½ur... Pourquoi cette France fait l'impasse (l'oubli total) sur ce qu'elle doit aux Bretons???

Au point même de laisser l'impression que les Bretons ont globalement collaborés, quand les Français eu ont globalement résistés! (Une inversion totale de la réalité, à moins de considérer le Général Koenig comme un menteur!)

Moi, je vous le dis, il n'y a aucun déshonneur à se battre pour son pays!!! Même si ce pays s'appelle la Bretagne!

Yann LeBleiz
Dimanche 7 décembre 2014

@ Christophe Prgn

@ Ker itron al lann

Pas tous les jours que je suis globalement d'accord avec KIAL.

Je pense que Christophe voudrait voir plus de conviction à Nantes, mais oui, il oublie qu'on n'en voit pas beaucoup plus dans en région administrative.

Et pour les immatriculations, si la région administrative avait un logo à 2 balles, les administratifs ne mettraient pas forcement plus de Gwenn ha Du!

A mon sens, le problème n'est pas de dire "Naoned e Breizh" ou "Nantes en Bretagne".

Prenons l'exemple des manifs pour la Réunification.

Personnellement, je n'aime pas vraiment l'ambiance de ces manifs nantaise.

Je trouve cette ambiance un peu caricaturale : Des drapeaux à ne plus en finir, des slogans à la noix surtout dès qu'un CRS est visible, les jeunes d'extrême gauche avec les Watts agressifs à la limite du soutenable tandis que la grande majorité défile en silence presque comme pour un enterrement...!

J'ai souvent le sentiment d'une "invasion au c½ur de Nantes", là ou cela devrait être un événement "de partage et de rencontre entre bretons"!

Quand on veut se réunir, "la rencontre" devrait être l'ambiance générale!!! Une manif où l'on a envie de venir avec ses enfants, ses amis!!!!

Et garder l'ambiance "invasion", pour une visite à Paris devant le Palais de l'Elysée!

Il me semble nécessaire de faire évoluer cette ambiance, pour augmenter les participants et la force des convictions!

Mais contrairement à ce que semble dire Christophe, je n'ai aucun doute sur les Nantais. Lors de la Réunification, Nantes ne mettra pas longtemps pour reprendre son ambition naturelle de "Capitale de la Bretagne"!

Ce jour-là, la Danoise Copenhague où la Catalane Barcelone vont être bien surpris de revoir Nantes la Bretonne gonflée à bloc pour venir jouer à nouveau avec eux sur la scène internationale!

(C'est d'ailleurs, le scénario que Paris ne souhaite voir à aucun prix!)

Pôtr ar skluj
Dimanche 7 décembre 2014

"Je me demande ce que De Gaulle pensait quand passant en revue la célèbre escadrille d'avion de chasse «Île de France», il avait lu sur le fuselage de l'avion du plus jeune pilote : «Breizh Dalc'h Mat» et «Kentoc'h Mervel»!"

Pouvez-vous donner votre source ? L'orthographe de ces citations bretonnes m'étonne un peu pour l'époque. De toute façon, De Gaulle était assez sensibilisé à la langue bretonne, en raison des travaux de son oncle. Et il a prononcé quelques mots en breton lors d'un voyage en Bretagne.

L'autre Guérandais
Dimanche 7 décembre 2014

Spered dieub, Les membres de l'Institut d'Estudis Catalans, vous croyez sérieusement qu'ils ont demandé aux paysans catalans comment on devait unifier leur langue et quels termes scientifiques étaient les plus appropriés dans tel ou tel domaine ? Le breton crève de la vision localiste et prétendument démocratique de la grande majorité de ses "défenseurs". La langue bretonne unifiée est une arme révolutionnaire souveraine, les dialectes eux jouent dans la cour du régionalisme français. Le vannetais a tout autant été intégré dans la construction du breton unifié que les autres formes de breton, notamment dans la grammaire. Avez-vous constaté dans quel état d'assimilation se trouve la langue des locuteurs terminaux qui passent au français dès que le niveau de langue monte un tant soit peu ? A quoi bon en faire des exemples ? A l'époque d'Internet la langue bretonne n'a qu'un avenir possible : sa forme unifiée, outil fondamentalement historique, pour que les jeunes sentent une appartenance à un groupe porteur. Porteur d'un espoir créateur dont nous ne prenons pas le chemin devant eux pour le moment... Sinon continuera à "faire" du breton comme d'autres font du makramé. Souveraineté ou régionalisme. Bevet Breizh dizalc'h !

Christophe Prgn
Lundi 8 décembre 2014

@ker itron al lann je pense que vous avez mal saisi mon propos. Bien évidemment que pour moi Nantes est bretonne. Je vous donne juste le ressenti de quelqu'un qui y vit. Vous pouvez sonder les nantais, ils ne se sentent pas plus bretons que ça. La faute à l'éducation nationale qui nous apprend des le plus jeune âge l que le 44 fait partie des Pays de Loire. La faute à France 3 Pays de Loire qui nous coupé des infos de Bretagne. Comment voulez vous qu'ils se sentent bretons puisque cela fait plusieurs génération qu'on nous créé une identité ligerienne. L'identité bretonne s'est effacée et je le regrette. Si ça n'était pas le cas il y aurait eut beaucoup plus de nantais lors de la dernière manifestation dans le cortège plutôt qu'à nous regarder comme des extra terrestres depuis les trottoirs. Il y a un gros travail à faire en Loire Atlantique pour revenir sur 70 ans de ligeriannisation.

PIERRE CAMARET
Lundi 8 décembre 2014

YANN LEBLEIZ.

"Que le statut de pays vainqueur obtenu par la France est du entierement aux Bretons ??????? alors la je tombe a la renverse . Le General KOENIG a peut etre dit cela , sur un fond de politesse , dans un moment d'elan ( Comme De Gaulle avait dit a Mostaganem : Vive l'Algerie Francaise ,rendant le drame plus sanglant).

Non c'est le Culot de De Gaulle ( comme celui de VALLS , aujourdhui ) qui a cree la situation . Les USA n'etaient pas d'accord , mais CHURCHILL a insiste pour donner une sucette a la France .

Pour moi l'histoire est la suivante : La France a ete vaincue en 1940 et liberee par les AngloAmericains en 1944/45 avec participation d'unites francaises dont la majeure partie venait d'Afrique du Nord .La FRRRRRRRANCE ,dont De Gaulle, leurs a manifeste une grande reconnaissance par la suite , n'est ce pas !!!!!!

PHILOU
Lundi 8 décembre 2014

@Yann Le Bleiz :

Je trouve que vous caricaturez tout et surtout que vous transformez mes propos ce qui est un procédé que je n'apprécie pas dans un débat car c'est un manque de respect de son interlocuteur. Je préfère donc stopper là cet "échange".

Ker itron al lann
Lundi 8 décembre 2014

Merci pour les nantais Yann.

Christophe: Si je vous ai mal compris tant mieux. Mais, je vous prie, ne doutez pas des nantais et considérez qu'ils peuvent être tout aussi breton, mais à leur façon.

Certes, Nantes est une grande métropole, il y des gens de toute origine. Nantes n'est pas que bretonne. Est ce si singulier que cela?

Les habitants des Orcades et de Glasgow ne vivent pas l'Ecosse tout à fait de la même façon. Mais au dernier référendum, Glasgow a voté majoritairement "OUI'.

Unnan bennak: je vous rassure, ma colère est toute épistolaire.

Néanmoins, le caractère breton veut qu'il nous arrive parfois de taper sur la table, mais toujours autour d'une bonne bolée!

C'est un gage de sincérité et de fraternité.

Et c'est cette fraternité bretonne qu'il ne faudrait pas oublié (Sinon, ça tourne comme à Scrignac en juillet 44 . Non merci!) A méditer.

SPERED DIEUB
Lundi 8 décembre 2014

L'autre Guérandais vous me décevez ...profondément ,vous êtes symptomatique de d'une tendance intégriste qui a imaginé le breton nouveau .Pourtant actuellement bon nombre de ceux qui sont pour l'unification linguistique recherchent le lien avec les derniers bretonnants de naissance ,pour retrouver une syntaxe et une prononciation moins francisée que le breton standardisé Par contre ou vous avez malgré tout raison c'est le fait de l'invasion récente de mots français dans le breton ,au point de dénaturer complètement la langue

Un des arguments repris par les défenseurs du bretons est la mise en avant des deux cent mille locuteurs ,par honnêteté ,si on va dans votre logique il faudrait parler d'au maximum trente mille néo bretonnants .A moins aussi que je parle de la génération intermédiaire c'est à dire celle qui a été sous l'influence plus ou moins importante des bretonnants de naissance et qui par conviction ont améliorer leur pratique de la langue ,de part les cours ,la radio ,lecture ,contact de personnes de différents terroirs ,c'est mon cas

Vous parlez de l'exemple catalan ,j'avoue que je ne connais pas le problème. Par contre les gallois se sont efforcés de garder le lien de langue écrite avec les locuteurs de naissance Ce qui était encore moins évident que pour le breton étant donné la grande différence entre le gallois du sud et du nord

PIERRE CAMARET
Lundi 8 décembre 2014

Je suis tres inquiet . Que deviennent dans cette periode difficile , ou l'on se"cherche " :

- L'UDB , les grands strategies . La conquete a petits pas , grignoter les strapontins et en final s'assumer ????? ou en sont ils ??? j'ai le droit de savoir ? j'y ai paye mes cotisations pendant 3 ou 4 ans ???(tres mauvais investissement ).

- La Droite , les membres du POBL , qui etaient des cadres et disons le , moi qui etais expatrie ,ils ont ete mes Maitres a penser.Silencieux tres silencieux . De tant a autre un de ceux la qui a eu des contacts avec les danois , se manifeste ... toujours pour ( a peu pres) la meme histoire / Les autres :RIEN . Ont ils adhere au PS ?????? .

Eux qui voulaient tout changer , n'ont rien change . La situation pour moi,s'est aggravee.

Peut etre par provocation induite , une serie de programmes a la TV Australienne : L'Australie votre Pays , son passé Gallipoli , son futur etc..... Bien sur l'Australie est MAITRE de ses programmes TV.

Yann LeBleiz
Lundi 8 décembre 2014

@ Philou

"j'ai trop de respect pour les résistants....sur leurs connaissances et leurs motivations pour aller se battre et défendre la république"

Vous rendez vous compte, que vous ne faite que suivre le "main Stream" qui veut que "si je n'évoque pas la France ou mieux encore la République, on va penser à mal de moi...!"

Jamais les Anglais ne se sont comporté ainsi, vis à vis des Ecossais ou des Gallois, des Canadiens, des Néo-Zélandais, des Rhodésiens, des Sud-Africains, des indiens, etc... (Les Anglais, les cites tous dans leur identité!)

Et cela pour entretenir le mythe des "Français se battant pour la République",... une démarche quasi religieuse.

Je pense que nos anciens valent mieux que de la propagande sur fond de discrimination et de fanatisme idéologique!

@ Pierre CARAMET

Bien sûr vous le savez bien, j'ai poussé le trait, les Bretons ne sont pas l'unique raison de ce statut.

Mais pas sûr que sans les Bretons, De Gaulle aurait réussi sa démarche et que les Américains auraient cédés!

Car Koenig dit que les Bretons ont impressionnés "Eisenhower" (le patron des Armées Américaines en Europe). Donc un Américain!

(aux historiens de nous répondre).

Christophe Prgn
Lundi 8 décembre 2014

@Yann Le Bleiz

Évidemment que je voudrai voir plus de conviction à Nantes.

Quand à l'affichage restreint des symboles bretons en Loire-Atlantique, il me semble que c'est une chose de plus qui ne permet pas de sentir comme étant en Bretagne.

Quand vous parlez de sentiment d'invasion lors des manifestations à Nantes, Je suis totalement d'accord. Plusieurs amis nantais ont également eu la même réaction. Scander des slogans en langue étrangère (breton) y contribue. Les drapeaux et binious ça passe encore on sait ce que c'est.

Une invasion bretonne à Nantes. C'est le comble ! C'est le résultat de 70 ans d'administration Pays de la Loire tout simplement. Le principal enjeu du mouvement breton est de réussir à mobiliser la population. Pour réunifier la Bretagne il faudra d'abord réunifier les bretons.

Inutile de parler d'autonomie ou d'indépendance avant d'avoir obtenu la réunification, ça ne ferait actuellement qu'effrayer une partie de la population.

Bref, les modes d'action doivent changer, nous devons innover, il y a du boulot.

PIERRE CAMARET
Lundi 8 décembre 2014

YANN LEBLEIZ.

J'etais en Rhodesie lors des derniers combats . 300 000 rhodesiens ( blancs) mobilises 40 jours , puis 40 jours a la ferme ou l'Industrie , puis retour au Combat pour 4o ans . Peuple tres fier , tres Victorian British . Je les ai admires . ILs meritaient de gagner . Il n'y avait pas d'apartheid institutionnel en Rhodesie.

Des pionners . J'ai connu leur 1er Minsitre Ian SMITH ( d'origine ecossaise ) Pendant la guerre ,il avait ete Pilote dans la RAF , abattu au dessus de l'Italie , il avait vecu chez les partisans pendant 8 mois .

Mort ,il y a qq annees en Afrique du Sud .

La Rhodesie etait tres riche , appellee le jardin de l'Afrique : Legumes , cereales , viande la Rhodesie exportait dans toute l'Afrique.............. maintenant avec Mr MUGABE , ce sont les gens qui partent plus de 2 millions en Afrique du Sud .

J'aimais ce pays .

L'autre Guérandais
Lundi 8 décembre 2014

Spered dieub, Il n'y a aucun intégrisme de ma part. Je ne fais qu'un constat. Relisez ce qu'écrivait R. Hemon il y a 90 ans dans "Ur Breizhad oc'h adkavout Breizh"... L'enseignement sous forme dialectale du breton n' abouti à rien. En 40 ans d'existence les écoles bretonnes n'ont "produit" aucun scientifique pour la bonne raison qu'on ne forme pas des scientifiques avec une langue approximative dans les domaines qui sont les leurs. Pourtant ce vocabulaire existe, il suffit de frapper à la bonne porte, il s'agit donc d'un choix délibéré... qui ne débouche sur rien ou si peu. Par ailleurs le breton de la plupart des livres religieux (les seuls écrits en breton trouvables alors) jusqu'à la guerre de 14 étaient de bon niveau linguistique et pas du breton populaire. Enfin, le premier breton que j'ai appris de ma grand-mère maternelle était du trégorois de Morlaix. Il y avait dans ma famille des gens qui parlaient 4 sortes de breton (trégorois morlaisien, léonard de Bourg-Blanc, cornouaillais de Douarnenez et de Mael-Carhaix) et qui ne souhaitaient pas (hormis un mot ou deux et une formule de bonne année) parler breton entre eux parce qu'ils ne se comprenaient pas.

PHILOU
Lundi 8 décembre 2014

Là je suis mort de rire. Yann Ar Bleiz qui parle de fanatisme idéologique. Mais, mon pauvre ami, relisez vous et franchement si vous ne détectez pas dans vos propos de fanatisme idéologique, soit il vous faut acheter des lunettes, soit il vous faut consulter un psychanalyste. Mais un vrai, pas un homme qui pratique la psychanalyse de comptoir comme vous le faites. D'autant que la psychanalyse faite par un paranoïaque qui estime que, si on écrit que les bretons se sont battus pour la république en déduit automatiquement qu'on déshonore et qu'on discrémine les bretons n'a pas vraiment de valeur.

D'autre part, apprenez que je me fous pas mal de ce qu'on pense de moi. Je ne construit pas ma pensée par rapport à ce que des gens comme vous pourraient dire ou penser. Je construit ma pensée en fonction de convictions, d'un travail d'étude, de lecture, de discussions, de rencontres. Et toujours en écoutant les avis aussi divers et variés, sans faire des procès d'intention. Ca me permet au moins d'éviter de proférer des affirmations comme vous le fait sur les propos de Koenig pour me dédire 2 posts plus loin sous prétexte qu'un internaute vous demande des preuves que vous ne pouvez pas fournir.

L'histoire est bien plus complexe que vous voulez la raconter. Il n'y a pas d'un côté les gentils bretons et de l'autre les méchants français. Les bretons ont aussi leurs errements, leurs erreurs, leurs responsabilités. Le nier, c'est aussi éviter d'en tirer les enseignements de d'éviter de commettre les même erreurs, notamment dans leurs rapports avec l'état central.

Pôtr ar skluj
Lundi 8 décembre 2014

La question première est : pourquoi souhaitons-nous maintenir le breton ? Ce doit être par amour du peuple qui parle cette langue. Le peuple breton a les m½urs les plus vertueuses, les sentiments les plus délicats, et il parle la langue la plus belle qui soit. Pour accepter de dénaturer le breton, il faut n'avoir aucun amour du peuple.

Lorsque je suis en Basse-Bretagne, je ne supporte pas d'entendre un français parlé avec l'accent d'un autre pays. Comment pourrais-je supporter d'entendre l'accent français en breton ? Pour supporter le néo-breton, il faut n'avoir jamais entendu la langue dans son enfance, être un étranger au pays.

Pôtr ar skluj
Lundi 8 décembre 2014

Louis Némo ne savait pas le breton "Ur Breizhad oc'h adkavoud Breizh" est une faute grossière. Les séparatiste haïssent le peuple breton qui a refusé le Coup de Pontivy puis s'est soulevé contre l'envahisseur allemand.

SPERED DIEUB
Lundi 8 décembre 2014

Je l'ai lu ce livre ,de Michel Treguer et tout comme plusieurs collègues ,je n'ai pas été très enchanté par Hemon d'autant plus qu'il n'était pas favorable au plurilinguisme .D'après lui on ne maitrise parfaitement qu'une seule langue ,je ne sais pas ce qu'il faut en penser ?? Mais c'est clair qu'un tel argument aujourd'hui ne serait pas favorable à la promotion des langues minoritaires

Par contre au niveau de l'enseignement, je n'ai pas dit que je suis opposé au perunvan ,c'est bien celui là qui est généralement enseigné Donc ce n'est pas pour la raison que vous prétendez qu'aucun scientifique n'aurait été formé en breton

Il y avait dans ma famille des gens qui parlaient 4 sortes de breton (trégorois morlaisien, léonard de Bourg-Blanc, cornouaillais de Douarnenez et de Mael-Carhaix) et qui ne souhaitaient pas (hormis un mot ou deux et une formule de bonne année) parler breton entre eux parce qu'ils ne se comprenaient pas.

!!!

çà veut surtout dire qu'ils n'étaient pas très motivés par le breton

Je connais, indépendamment du militantisme , des gens par affection naturelle pour le breton ,à cheval entre le vannetais et le cornouaillais ,qui se comprennent sans problèmes ,et pourtant la différence était au moins aussi importante qu'entre les variétés que vous avez cités J'ai constaté parfois , d'une part des personnes défendant le breton sans en prononcer un seul mot, à contrario ,et c'est triste mais comique en même temps, d'autres qui allaient jusqu'à fustiger sa promotion ,et son enseignement sans prononcer une parole en français ,en fait dans leur subconscient ils devaient vivre une terrible contradiction ,vu leur attachement viscéral au breton

Et autrefois les gens se déplaçaient parfois assez loin pour différentes raisons ,le breton était quasiment la langue unique ,alors croyez vous qu'il fallait avoir des interprètes en permanence ??

Mais les éradicateurs du breton ont aussi tout mis en oeuvre pour amplifier la dialectisation ,avec l'objectif final ,que l'on ne se comprenne plus entre communes

Yann LeBleiz
Lundi 8 décembre 2014

@ Christophe Prgn

Le Breton n'est pas une langue étrangère à Nantes, c'est également votre langue, sauf que le mur de la honte vous en sépare. Mais de moins en moins!

Contrairement aux affirmations, le Breton était encore parlé à Nantes au 15ème siècle même si très probablement sur la forme d'un bilinguisme.

Et il n'y a aucune honte à vivre dans une région ou la langue a été en recul, surtout que toute la Bretagne est aujourd'hui dans la même situation...

Si vous connaissez Léon FLEURIOT, l'un des plus grand historien spécialiste de la naissance de la Bretagne continentale. M.FLEURIOT évoque un très important comptoir breton à Nantes (capitale de Namnète) avant l'Empire Romain.

Donc c'est probablement à Nantes où l'on a parlé le plus breton, à l'époque la plus ancienne!

Alors, Nantes est tout ce qui y a de Breton, et cela ne date pas d'hier.

Je parle d'invasion car si la manif se déroulerait à Quimper au C½ur de la Cornouaille, cela ressemblerait également à une Invasion.

Je pense que l'ambiance voir le but de ces manifs devrait évoluer.

"Changer nos revendications pour une rencontre entre Bretons."

"La République n'acceptera jamais" nos revendications, donc inutile de demander ou d'exprimer une colère, c'est perdre son temps.

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est elle qui nous le dit depuis 200 ans!

Mais face à la force d'un peuple uni et partageant le même projet pour son avenir, nous n'aurons plus besoin de demander, nous ferons!

Et c'est cela que nous devons rendre possible!

Il faudrait que ces manifs, "ces rencontres soient d'abord une invitation des Nantais vers l'ensemble des Bretons!"

Quand on se dit une Capitale de dimension Européenne, il faut se mettre à la hauteur de son ambition!

Et j'espère que l'ambition de Nantes est grande!

Marcel Texier
Mardi 9 décembre 2014

D'abord, la qualité de la réflexion de Jean-Pierre Le Mat mérite d'être saluée. Elle a le mérite de susciter l'innovation que, par ailleurs, elle préconise. La direction qu'il indique est incontestablement la bonne.

La qualité de l'écriture n'est pas moins remarquable. La clarté du texte répond à la clarté de la pensée. JPLM sait où il va et il nous y conduit et il nous y conduit d'une main sûre sans être impérative. Chaque paragraphe, ou presque, se termine par une formule particulièrement bien frappée et qui le résume parfaitement.

A retenir, entre autres:

"Il ne faut pas seulement combattre, il faut surclasser l'inertie et la bêtise jacobines."

"Il faut projeter la Bretagne dans le futur, avant que ce futur ne nous dévore."

.."Quand nous connaissons l'histoire de la Bretagne, nous nous ouvrons sur l'histoire de l'Europe de l'Ouest."

"Une économie productive est l'assurance d'un avenir."

"Notre combat n'est pas seulement une résistance à l'agression, c'est une guerre de conquête."

Du grand art !

Après tous ces compliments, je me permettrais, très amicalement, d'apporter quelques correctifs.

D'abord, "nation insuffisante" me paraît une notion un peu floue. Au XXIième siècle, on peut dire que toutes les nations sont insuffisantes de quelque manière. Nous sommes très loin de l'Etat selon Hegel, c'est-à-dire "une totalité parfaitement indépendante en soi."

Même les plus grands ne correspondent plus à cette description. Cela dit, certaines nations sont plus "insuffisantes" que d'autres: le Danemark ou le Luxembourg sont plus "insuffisants" que les Etats-Unis ou la Chine. C'est le concept même d'Etat qui est remis en cause à l'ère de la mondialisation.

Autre détail: "Un Français peut vivre confortablement en ne parlant que le français." Pas si sûr ! S'il est balayeur, peut-être. Mais est-ce qu'un balayeur vit "confortablement" ? J'ai des petits-enfants britto-suédois. Ils parlent français et suédois, mais ils apprennent aussi très sérieusement l'anglais (ils ont huit et onze ans). Alors, la Suède, "nation insuffisante"?

Une dernière "fleur": ton texte, Jean-Pierre, semble curieusement entraîner chez les commentateurs et à leur insu peut-être, une élévation de ton qu'on ne trouve pas toujours ici. J'y ai trouvé beaucoup de choses intéressantes. A mettre, au moins partiellement, à ton crédit !

Nous ne sommes rencontrés qu'une fois. C'était au Salon du Livre de Carhaix en 2004. Yoran Delacour, qui avait eu le courage de sortir mon livre "La Bretagne n'a pas dit son dernier mot", m'avait dit: "C'est un gars avec qui tu devrais t'entendre !" Je regrette que nous ne soyons pas rencontrés plus souvent !

Yann LeBleiz
Mardi 9 décembre 2014

@ PHILOU

Si vous êtes si sûr de vous, pourquoi vous énervez vous?

Sachez mon bon Monsieur que dans une guerre, surtout les guerres à outrance, les mobilisés sont tous des "malgré nous" et quelque soit leur camp!

C'est tellement évident, qu'on l'oubli...

Si votre fierté est de répéter les messages allant toujours dans le même sens, c'est que les rencontres que vous évoquez ne vous apporte pas beaucoup.

Quand à votre psychanalyse, SVP garder là pour vous!

A moins que vous ne sachez donner aux gens une explication sérieuse sur le pourquoi des Bretons, des Nord-africains, des Africains, des Basques, des Corses, des Canaques, des Polynésiens auraient naturellement l'envie de mourir pour un système qui de toute évidence ne les respectaient pas!

Ils avaient tous à c½ur de défendre la République!!! Et cette explication se suffit à elle-même...? No comment!

Comme nos Alsaciens, à qui on refuse le "Morts par la Guerre" pour donner aux jeunes générations l'imaginaire mensonger du "Morts pour la France", eux dont les photos montrent leurs arrières grands-pères en uniforme vert...

(uniforme aussi honorable qu'un autre quand porté par de simples gens, surtout qu'à l'époque ces arrières-grands-pères disposaient d'une Liberté bien plus enviable que celle de nos Bretons)

Le mythe, toujours le mythe, mais il faut le reconnaître, ça fonctionne...!

Mais un mythe, c'est rarement l'histoire des gens...!

Ps :

Sur KOENING, votre propos me désole.

Vous qui êtes si affirmatif sur les motivations des Bretons dans la guerre, vous devriez avoir à c½ur de comprendre la phrase de ce Général qui était le Patron des FFI en 1944 (donc pas le vraiment le premier plouc venu).

Vous vous intéresseriez également à comprendre le pourquoi des motivations d'un De Gaulle qui en 1960 s'est cru en devoir de mettre une Croix de Lorraine à Crozon en l'Honneur des Bretons (le terme "Breton" étant rare sur des monuments officiels provenant de l'Etat Central), et dont on dit que cela s'est fait contre l'avis de ses conseillers....

Un geste majeur que De Gaulle n'a fait pour aucune autre population dans l'hexagone (sauf erreur de ma part)!

Bretons qui à Londres avaient leur propre organisation "SAO BREIZH", partisan de De Gaulle et soutenant les Bretons de la France Libre, dont la devise était "BREIZH ATAO" (terme explicite qu'on ne présente plus...) et pour cause, nombre des membres étaient ouvertement des nationalistes bretons... qui comme vous le savez avaient des camarades... hum...dans l'autre camps.

Et oui, là ou je vous rejoins car c'est vrai, l'histoire est bien plus complexe, en tout cas pas nécessairement conforme, à ce qu'on aime à nous laisser entendre...!

Salutations!

L'autre Guérandais
Mardi 9 décembre 2014

Spered dieub, R.Hemon tenait ces propos il y a 90 ans et plus. Vous le jugez avec ce qu'on dit AUJOURD'HUI du bilinguisme... Il faut savoir trier. Je pense qu'il faudrait que vous visitiez les écoles en langue bretonne pour vous rendre compte d'une certaine réalité : ce sont les élèves qui doivent s'adapter aux différents dialectes parlés par leurs enseignants successifs. Comment voulez-vous qu'ils structurent leur langue bretonne et donc leur capacité à penser dans cette langue. C'est du mépris pour les efforts qu'ils fournissent pour acquérir cette langue difficile. Résultat le français leur apparait comme une langue plus stable et donc plus sûre. Je maintiens que des écoles en breton n'est sorti aucun scientifique en cette langue, et pour cause. Les seules productions scientifiques en breton sont les ouvrages de Preder et la revue Skiant. Continuons sur le chemin du ruralisme et nous finirons d'enterrer le breton. Quand donc les Bretons prendront-ils conscience qu'ils ont changé de société comme le dit Jean-Pierre ? (Petit complément : les langues changent d'accent plus ou moins régulièrement - écoutez du français du début du 20ème siècle - ce qui est important c'est ce qui se dit dans la langue dès lors que c'est correctement dit).

Paul Chérel
Mardi 9 décembre 2014

Les derniers mots du message de Marcel m'amènent à la réflexion suivante. Ceux qui ont des idées, des lectures, des connaissances ne se rencontrent pas souvent, pas assez souvent. Premier obstacle, c'est évidemment l'EGO qui les caractérise même si les distances aident un peu. Mais chacun prend un malin plaisir à ignorer ce que fait l'autre si ce n'est à arriver jusqu'à le dénigrer. Mais à l'heure de l'Internet, des "réseaux", des tablettes et autres engins, c'est de plus en plus incompréhensible. Même l'usage de pseudos m'apparaît du plus haut ridicule. Réfléchissons-y ! Bien sûr existe-t-il toujours la cinquième colonne mais elle a tant à faire. Amitiés à tous. Paul Chérel

PHILOU
Mercredi 10 décembre 2014

@ Yann Ar Bleiz : je ne m'énerve pas. Mais permettez moi de ne pas apprécier votre procédé qui consiste à faire des procès d'intention à partir d'une interprétation et surtout de propos que je n'ai pas tenu. Ai-je écris que les bretons auraient été moins respectables s'ils s'étaient battus pour la Bretagne. Non. Cette interprétation est d'autant plus grotesque qu'elle n'a pour moi aucun fondement : les poilus tout autant que les résistants et ceux qui ont rejoint les forces françaises libres savaient qu'ils se battaient pour une patrie qui avait pour nom la France et un drapeau qui n'était pas noir et blanc.On peut débattre des procédés utilisés par le passé pour faire accepter la république, juger qu'ils ont souvent été ignobles (comme l'acculturation patriotique, l'éradication de la langue...), pour autant, les faits sont là : au XXème siècle, la majorité des habitants de la Bretagne se définissent comme français, ce qui ne les empêchent pas de se sentir bretons. Et je crois qu'aujourd'hui encore, c'est le cas de la majorité des habitants de cette région. C'est pour cela que l'esprit va-t-en-guerre de certains propos suite à l'échec de la réunification, laisse songeur et nous renvoit en effet à la question que pose JP Le Mat.

PIERRE CAMARET
Mercredi 10 décembre 2014

PHILOU . Absolument d'accord avec vous ........ meme et surtout si cela ne me rend pas heureux .

Yann LeBleiz
Mercredi 10 décembre 2014

@ PHILOU

Excusez-moi, mais il me semble que c'était explicite, d'ailleurs vous dites encore : "Ils se battaient pour une patrie qui s'appelaient la France et un drapeau qui n'était pas noir et blanc..."

Vous imposez (peut-être sans vous en rendre compte) un échelon français qui se veut (par principe) supérieur à la notion de Breton, Bretagne.

En reprenant cette même façon de voir, vous pourriez contredire l'Etat français sur les Alsaciens, en affirmant que les Alsaciens se sont battus pour leur patrie qui s'appelaient l'Allemagne...!

Hors, la France conteste ce point (d'où l'invention du "malgré nous alsacien" alors que toute personne entraînée dans ce genre de guerre est un "malgré nous"!)

Ce n'est pas un mystère, chacun sait que les Alsaciens avaient de toutes évidences plus de raison de se battre pour une patrie qualifiée d'Allemagne que des Bretons pour une patrie qualifiée de France...!

C'est sur cette approche que je ne suis pas d'accord avec vous.

Répéterez et répéter que les bretons sont français, se battent pour la France, pire se batte pour la République (homonyme du mot république, la République comme vous le savez est un système qui renie les identités, sujet tristement d'actualité) me parait une analyse partielle.

Je reprends votre argument : Oui, on sait que 50% des Bretons se sentent autant Breton que Français.

Hors, la République ne reconnait PAS l'identité bretonne, c'est à dire que 50% des gens malgré cet interdit, osent néanmoins placer leur identité (nationalité) bretonne... C'est impressionnant! (D'ailleurs unique dans l'hexagone)

Je vous ai cité des exemples ou les Bretons (certes les plus revendicatifs, mais la majorité silencieuse existe) indique clairement pour qui, ils se battaient :

L'association bretonne de Londres, ce jeune pilote mort bien trop tôt, je pourrai vous parler des FFI (au moins pour le Morbihan) qui arboraient l'Hermine, etc, etc... Sans même évoquer (cas trop spécifique) les Nantais de l'unité Groupe Liberté qui était sous uniforme breton.

Les émissions de la BBC en Breton (je vous ai évoqué l'appel du 23 juin, mais probable que vous ne connaissez pas, ni les émissions en breton qui ont suivi pendant 2 ans, de mémoire...)

Je pourrais vous citer le nom d'une personne de la famille d'un industriel breton très célèbre qui était le 6 juin en Normandie (sous uniforme Britannique, Commando Marine) qui a conservé dans son jardin le bateau avec lequel il a traversé la Manche, et sur lequel il m'a été donné de voir en haut du mat un ... Gwenn ha Du!

Vous devriez pouvoir comprendre que quand vous êtes un pays avec le statut de la Bretagne, vous n'avez pas d'autre choix que de combattre sous un drapeau ou un uniforme qui n'est pas le votre.

Si beaucoup d'anciens évoquaient la France et non la Bretagne, ma perception est qu'ils étaient fatigués de se battre, et qu'accepter les honneurs de la France en refoulant les sentiments du c½ur, permettaient certainement de tourner la page et de continuer à vivre.

Mais les choses changent, regardez aujourd'hui, nombre de soldats bretons sous uniforme français ne se privent pas de retirer en opération le Tricolore de leur manche et le remplacer par le Gwenn ha Du (chose impensable, il y a encore 10 ans).

Quand ils ne plantent pas carrément un Gwenn ha Du en haut d'un piquet, comme pour dire à qui veut l'entendre que les Bretons sont là aussi...!!!

Le Drian a même été invité à chanter l'Hymne Nationale Breton en Afghanistan!

Et vous pensez que c'est pour affirmer une identité Française?

(Certes, aucun ne le dira de cette manière..)

JPLM a raison, il faut repenser la communication. "Mais Est-ce que travestir une réalité" c'est aller vers le mieux?

Pas sûr que ce soit le message de JPLM.

Personnellement, je comprend son message comme suivant :

"Sortir de la Forteresse, investir de nouveaux terrains."

C'est justement ce que font ces jeunes militaires, en obligeant l'institution à tolérer leur symbole de nationalité à la vue du reste du monde! (Grace à cela, un soldat japonais ou chinois peut voir un militaire avec un drapeau de nationalité bretonne... c'est loin d'être anodin)

C'est ce qu'il faudrait faire avec nos entreprise, affirmer sur les marchés export le sérieux du "Made in Brittany" (donc pousser vers de nouvelles frontières le concept de "Produit en Bretagne").

(Dire par exemple, que les Cockpit d'Airbus sont un savoir faire Breton, mais aussi les jeux UBISOFT, etc...).

Donner le PLAISIR à un Allemand, japonais, chinois, américains, d'acheter breton!

Donner aux gens, l'envie de penser à nouveau Bretagne en transformant la honte et le sentiment d'infériorité en un esprit dynamique conquérant, l'envie de se projeter dans l'avenir!

Casser du portique c'est bien, mais créer des syndicats salariés, patronaux, professionnels c'est mieux!

On ne se projette dans l'avenir, qu'en se libérant de ses chaînes....!

Toutes ses chaînes, y compris et surtout les chaînes qui formatent les esprits...!

Les chaînes qui interdisent de penser différemment...!

C'est en cela que j'ai cherché à vous "bousculer"!

Cordialement.

SPERED DIEUB
Mercredi 10 décembre 2014

Comme dans beaucoup de conflits il y a des aspects contradictoires ,ce n'est pas évident passé un siècle de se replacer dans le contexte de l'époque. Mais il est évident qu'il y a certaines catégories qui ont servies de chair à canon ,coté allemand les bavarois ?,britannique les irlandais ,français les ressortissants des colonies d'outre méditerranée ,les catholiques et les bretons ,et j'en passe probablement

Cependant voir les liens que j'ai posté plus haut au sujet de l'Irlande ,à tort ou à raison et quelque soit la nationalité ,les peuples d'Europe vivaient dans la crainte de l'hégémonie allemande disons plutôt prussienne ,tout comme un siècle auparavant l'Europe s'était liguée contre Napoléon

SPERED DIEUB
Mercredi 10 décembre 2014

En tout cas voici un exemple de nationalisme à ne pas suivre ,comme quoi il faut être prudent vis à vis des thématiques nordiques dont les pays scandinaves n'ont heureusement pas le monopole

Un nouveau Mussolini en puissance

(voir le site)

PHILOU
Mercredi 10 décembre 2014

@ Yann Bleiz : pour moi vous ne bousculez pas les choses. Vous faites du nationalisme à la petite semaine. Breizh is beautifull ? Non, pas toujours. C'est pas parce que vous mettrez "made in Bzh" sur les produits fabriqués dans cette région que vous aurez de la qualité et des productions forcément fabriquées dans le respect des normes sociales et environnementales. De même, un homme qui se bat sous un drapeau et qui tue un être humain n'est pas plus respectable lorsqu'il le fait au nom de la Bretagne plutôt qu'au nom de la France. Si je pousse votre concept jusqu'au bout, les soldats qui ont pratiqué la torture en Algérie devaient aussi revendiquer leurs origines bretonnes ? Ils auraient été plus excusables s'ils avaient un écusson noir et blan sur leur uniforme ? Et bien non. Il y avait des bretons aussi parmi ses hommes (je ne leur fais pas un procès, nous savons aujourd'hui que l'armée ne leur donnait pas vraiment la possibilité de faire autrement).

Vos concepts ne brisent pas obligatoirement les chaines. Ils peuvent aussi en créer d'autres qui ne sont pas forcément plus acceptables sous prétexte qu'elles soient bretonnes. Et lorsqu'ils sont manipulés par des gens peu scrupuleux, on voit où cela nous mène.

Yann LeBleiz
Mercredi 10 décembre 2014

@ Philou,

Je pense que vous avez très bien compris mon message, en tout cas j'ai fait le maximum pour que vous le compreniez.

Mais vous cherchez une défense, pas forcément nécessaire, à travers l'amalgame.

Ok!

Un dernier mot : Breton, Français, ou autres, on doit assumer ses actes.

Mettre sa marque, une identité, c'est justement assumer vis à vis des autres ce que l'on fait en bien ou en mal!

Vous nous disiez vouloir une "mise à jour du nationalisme breton" (sujet de l'article de JPLM).

Et vous voulez cela en nous cachant dans le nationalisme et l'uniformisme français!

Si c'est ça votre vision pour un développement économique que vous nous évoquez au début, et ben faisons alors comme ça!

@ Spered Dieub,

Pas besoin d'aller chercher sous d'autres cieux ce que l'on a sous le nez.

Vous le connaissez le fameux discours de Sarko...!

Je ne sais pas ce qui m'impressionne le plus, ce discours ou l'absence de réaction.

Après Walls et Cazeneuve, bientôt Sarko et Marine, faute de mieux, le Nationalisme Français est une étoile montante... et le firmament est vaste!

Alain MUZELLEC
Jeudi 11 décembre 2014

Dialectes et langues.

Bien entendu, les bretonnants de naissance parlent une langue riche et utilisent une syntaxe à promouvoir. Chacun des termes particuliers à un dialecte est un apport à la langue générale et non pas une opposition de clocher.

D'ailleurs, jamais un bretonnant, d'où qu'il soit, ne dit qu'il parle dialecte. Il dit qu'il parle breton.

Mais,rappelons que si nous parlons français c'est quand même que nous l'avons étudié à l'école pendant au moins 15 ans. Les bretonnants ne l'ont pas fait et de ce fait l'ont massivement abandonné dans les années 50, sans qu'un Franco ou un Staline le leur impose.

Le breton n'existera que si une structure (para étatique) en fait un élément de supériorité et pas un désavantage.

Quand nous étudions l'anglais, on ne nous apprend pas le cockney!

Parlons des dialectes, ils existent aussi en francien. Le mot "chèvre" a 35 manières d'être prononcé et un calcul fondé sur les variations phonétiques permet de penser qu'il pourrait avoir 900 prononciations différentes (Pierre GUIRAUD, Patois et dialectes français).

En français, ces dialectes sont confinés dans les réjouissants parlers "paysans" et les histoires locales si plaisantes.

C'est la même chose en breton. Il faut apprendre le breton littéraire, et après, si on a le temps et le gout, se plonger dans le parler populaire, dans la mesure où il existerait encore un endroit pour l'entendre.

PHILOU
Jeudi 11 décembre 2014

Alain Muzellec : dire que les bretons ont massivement abandonné leur langue dans les années 50 sans qu'un franco ou un staline le leur impose est un peu simpliste. Certes, il n'y avait pas une dictature aussi brutale mais on ne peut nier que le processus n'est pas venu des bretons eux-même. Ca n'est pas eux qui, un jour, ont décidé qu'il ne fallait plus parler leur langue. Ils ont peut être une part de responsabilité dans la transmission mais on ne peut nier qu'on l'est à bien aidé. Depuis fort longtemps la France a imposé la langue française. Dès le XVI ème, on constate que la justice était rendue en français ce qui nécessitait la présence de traducteur. La révolution et l'arrivée de la République n'a pas amélioré les choses, bien au contraire. Pour cimenter une nation sans figure tutélaire, il faut des symboles (une langue, un drapeau, un hymne...). L'accélération de la promotion du français par le biais de l'éducation, notamment par le biais de l'école notamment à la fin du XVIII ème et plus encore à la début du XIX ème a parachevé le travail d'une part en obligeant les enfants à parler le français mais en infligeant des punitions qui ne touchaient pas seulement les enfants mais aussi leur famille. Par exemple, lorsque votre enfant ne rentre pas dès la fin de l'école parce qu'il est puni et que vous avez besoin de lui pour faire des travaux (par exemple aller chercher les vaches aux champs), vous êtes pénalisés. Et je passe sur l'assimilation de la langue bretonne comme une langue de plouc ne permettant pas d'ascension sociale. Dans les années 50, un autre phénomène est aussi à prendre en compte : et oui, encore 14-18. Directement par la mort d'un nombre important de locuteurs mais aussi dans la transmission. A cette époque, c'était souvent les grands-parents qui, vivant sous le même toit que la famille, assuraient une part de l'éducation des enfants pendant que les parents assuraient les travaux agricoles. Cette éducation se faisait en grande partie par le biais de proverbes, de chansons en breton (pour apprendre à compter par exemple)et donc en breton. Hors, la saignée dans la génération de 14 à aussi eu pour conséquence qu'il n'y avait souvent plus de grands-pères dans les familles et notamment les familles rurales qui furent les plus touchées alors que c'est justement elles qui étaient bretonnantes.

Pôtr ar skluj
Jeudi 11 décembre 2014

"Chacun des termes particuliers à un dialecte est un apport à la langue générale et non pas une opposition de clocher."

Certes, mais on ne peut pas mélanger les termes sans ordre, il faut respecter les dialectes. Ce serait ridicule d'écrire "ur blank" dans un texte léonard ou "eur gwenneg" dans un texte vannetais.

"D'ailleurs, jamais un bretonnant, d'où qu'il soit, ne dit qu'il parle dialecte. Il dit qu'il parle breton."

C'est juste, mais quand il veut mettre en lumière la diversité intrinsèque de la langue bretonne, il utilise naturellement le mot "patois".

"Mais,rappelons que si nous parlons français c'est quand même que nous l'avons étudié à l'école pendant au moins 15 ans."

Et ils parlent quelle langue les petits francophones avant leur entrée à l'école ?

"Les bretonnants ne l'ont pas fait et de ce fait l'ont massivement abandonné dans les années 50,"

Si l'absence d'école en breton suffisait à expliquer la fin de la transmission de la langue, le breton aurait disparu au Moyen-Âge.

"Le breton n'existera que si une structure (para étatique) en fait un élément de supériorité et pas un désavantage. "

Avec l'effondrement de l'agriculture traditionnelle, le breton a perdu toute utilité économique. Rien ne pourra contrebalancé cela. Le breton doit être une langue de reconnaissance, la langue de l'entre-soi, la langue du c½ur.

"En français, ces dialectes sont confinés dans les réjouissants parlers «paysans» et les histoires locales si plaisantes.

C'est la même chose en breton."

Vous calquez servilement le jacobinisme...

"Il faut apprendre le breton littéraire, et après, si on a le temps et le gout, se plonger dans le parler populaire, dans la mesure où il existerait encore un endroit pour l'entendre."

Quand on apprend une langue, l'objectif est tout de même de parler avec des locuteurs natifs. Or aucun d'entre eux ne comprend le néo-breton, qui est une sous-langue parfaitement inutile. Il faut commencé par l'étude d'un dialecte.

Le breton littéraire n'est pas le néo-breton puisque le néo-breton n'a pas de littérature. Tout nos écrivain usait des standards léonards, vannetais et trégorrois ou de leur dialecte local.

PHILOU
Vendredi 12 décembre 2014

Il n'y a déjà plus beaucoup de bretonnants et voilà que s'engage une nouvelle fois la bagarre du néo-bretonnant face aux locuteurs natifs.

Je ne crois pas que le débat intéressant se situe à ce niveau. La société bretonne a considérablement changée au cours des cent dernières années. Quelque soit le breton utilisé, il aurait de toute façon évolué, même s'il avait été transmis par les parents ou appris à l'école, ne serait ce parce qu'une langue, et notamment le breton, est étroitement liée à son environnement social et culturel. Peut-on imaginer un instant qu'une langue qui fasse référence à un monde rural pour beaucoup de dictons, de proverbes, de contines, d'apprentissage puisse perdurer dans une société où un enfant ne sait même plus reconnaitre une grive, un rouge gorge ? Le français d'aujourd'hui n'est pas le français d'hier ni celui d'avant hier et pourtant, il a bien été transmis et appris.

Là où il y a surement eu une erreur, c'est au moment du passage de l'un à l'autre qui a, me semble-t-il été fait sans mesurer les conséquences sur les locuteurs natifs qui se sont senti exclus une seconde fois (la première étant quand on leur a interdit de parler leur langue). Je pense par exemple que le sentiment de culpabilité de ceux qui, comme mon père, n'ont pas transmis, non par choix mais parce qu'ils avaient subi des humiliations et qu'ils avaient été conditionnés pour çà, n'a pas été pris en compte. Ils leur a été reproché, y compris par leurs propres enfants, de ne pas avoir assuré cette transmission,et ils l'ont mal vécu. J'aimerai bien savoir si une personne a étudié l'idée que l'argument du "les nouveaux ne parlent pas le vrai breton" n'a pas été un moyen pour eux de mieux supporté le reproche qui leur était fait.

SPERED DIEUB
Vendredi 12 décembre 2014

Je pense que certains ici doivent regretter que la Bretagne n'ait pas eu son propre l'abbé Grégroire Pour l'unité linguistique de la Bretagne ,les formes dialectales doivent disparaitre ,dommage aussi sans doute que le système d'éradication français n'est pas été plus zélé ,voir violent, comme les anglais en Irlande ou en Ecosse ,or les langues celtiques de ces pays sont encore en plus mauvaise posture que le breton

Oui je suis absolument d'accord avec vous aujourd'hui ce débat n'a pu lieu d'être vu que hélas le breton parlé par les locuteurs de naissance arrive au terme de son agonie Sauf que ,depuis le début des années soixante la plupart de ceux qui se sont intéressés et battus pour cette langue sont imprégnés du breton populaire ,y compris une grande partie de l'élite Une connexion a donc été établie entre les formes dialectales et le breton littéraire ,on ne peut que s'en féliciter Seulement cela les gardiens du temple du breton standardisé ,imbu de leur personne avec un complexe de supériorité par rapport aux ruraux ont du mal à l'accepter ,quand ce ne sont pas des enfants de paysans exilés à la ville qui sont devenus ruraux complexés comme il existe aussi des bretons complexés ,

Il est vrai aussi que depuis le début du cycle de l'humanité la corrélation entre la migration des champs vers la ville n'a jamais été démentie .Mais il n'est pas impossible, que notre civilisation de plus en plus virtuelle s'écroule , elle repose sur un château de cartes , l'économie ne sera de moins en moins à la hauteur pour financer la démocratisation des avancées scientifiques et technologiques La crise de 2007 2008 était un signe avant coureur d'une autre à venir d'une dimension bien plus importante ,et encore je ne parle pas de l'aggravation du bouleversement climatique .Et que s'est t-il passé en Grèce et d'autres régions du monde les plus affectées

beaucoup de gens ruinés affamés ont été contraints de retourner vers les champs ,et travailler avec des outils rudimentaires pour se rassasier. Comme quoi le retournement de situation que je ne souhaite pas ,est loin d'être impossible et plus tôt qu'on ne le pense

Les défenseurs de l'orthodoxie du breton standardisé se réfèrent au processus du français celle ci était devenue la langue du roi et du droit ,elle s'est imposée que lentement aux classes populaires Au contraire l'anglais devenue une langue internationale était à l'origine qu'un dialecte populaire ,alors que la langue officielle de l'Angleterre était le franco normand C'est le peuple ,qui l'a imposé aux élites ,bien entendu la rivalité avec la France a aussi aidé En tout cas dans les processus linguistiques c'est le scénario anglais le plus courant ,le peuple impose sa langue aux élites ,le cas du français était une exception ,car l'aristocratie voulait s'opposer à l'église pour réduire son pouvoir

En Allemagne en Angleterre ainsi que dans d'autres pays à coté de la langue officielle les locuteurs continuent à utiliser les formes dialectales ,lien à l'appui ,à ce niveau ils n'ont pas été contaminé par le jacobinisme français comme certains bretons !!

(voir le site)

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Puisque le sujet ,je me demande si en ce qui concerne la Bretagne vu la diminution de la pratique de la langue ,tout en continuant à prendre sa défense ,je pense que un parti breton ne doit peut être plus en faire un de ses principaux chevaux de bataille .Mieux vaut laisser cette thématique aux organisations culturelles ,d'autant que d'une part il existe des gens favorables à l'émancipation de la la Bretagne sans qu'ils oient opposés à la langue ,n'en font pas une priorité ,à contrario d'autres pas intéressés par la politique peuvent être très attachés à la langue ,voir de fervents partisans de sa promotion

Il me semble que le SNP écossais ne fasse pas tellement cas du gaélique ,plusieurs langues sont pratiquées dans ce petit pays, dont un anglais spécifique !!!

(voir le site)

Le peuple de basse Bretagne a été, peut être un peu malgré lui ? le vecteur de transmission d'une langue dont l'ancêtre celtique a concerné une partie de l'Europe ,rien que pour cette raison il mérite le respect .Messieurs les gardiens du temple que seriez vous sans lui ??

PIERRE CAMARET
Samedi 13 décembre 2014

N'importe quoi est fait pour diversifier l'attention : Le "Parisien Idiot " vous vous dites Breton et vous ne parlez pas la langue ...... sans chercher a savoir le pourquoi et le comment . En cela Gauche et Droite Francaises , meme combat . Quand je vois cet individu grossier MELENCHON ,qui n'aime pas les langues regionales et qui insulte d'une facon ignoble , la representante d'un pays ami ...... je me dis que les choses vont tres mal pour la France . Je viens d'avoir une conversation telephonique avec ma soeur qui habite une petite ville a 60Kms SE de Paris . Elle me disait , cela ne va pas dutout , les choses s'aggravent .

Que la Bretagne ait son autonomie sur les aspects culturels , economiques de proximities, Social /educative egalement de proximite . Les choses iront mieux nous batirons notre Societe sur le dialogue et pas sur le conflit.

Comme dit PHILOU les langues evoluent , le poids /l'impact des mots deviennent different.J'ai la chance , venant de famille d'avoir de vieux ouvrages ecrits il y a plus de 200 ans (un sur Waterloo ecrit il y a 180 ans ) tres interessant , de vieux mots disparus ... mais que l'on retrouve.

De mon sejour au Quebec j'ai ramene quelques livres ecrits en Francais /Quebecois ..... de vieilles expressions qui sont encore utilises la bas .

Maintenant le feu est au Chateau et on se concentre sur l'entretien de la grange . Si le Chateau est sauve ... le reste le sera .

SPERED DIEUB
Samedi 13 décembre 2014

Il est vrai aussi que depuis le début du cycle de l'humanité la corrélation entre la migration des champs vers la ville n'a jamais été démentie

ndlr

Il est vrai que depuis le début de ce cycle d'humanité la corrélation entre l'ascension sociale et la migration des champs vers la ville n'a jamais été démentie

et aussi puisque c'est le sujet

trugarez deoc'h

Pôtr ar skluj
Dimanche 14 décembre 2014

Les sophisme sur l'évolution que le breton suivrait naturellement, à l'exemple de toute langue, sont sans valeur. L'évolution naturelle d'une langue est insensible et suit ses tendances propres. Le néo-breton est si différent du breton véritable que personne ne le comprend ; et ses évolutions sont toutes le fruit de l'influence du français : il représente un abâtardissement grave du français. On croit entendre du français avec des mots étranges, j'ai une répulsion physique pour ce sabir.

M.Mélenchon est un homme intelligent, seulement, sa vision du monde est le fruit de ses déterminations. En tant que Pied-Noir, il descend de migrants espagnols naturalisés tardivement grâce à la générosité de la France coloniale. Il ne connaît donc de la France que l'abstraction de l'administration républicaine et ignore l'essentiel de la "vieille nation gallo-romaine" qui existe depuis trois mille ans et n'a pas attendu la Révolution pour être. Il n'est pas, comme les Français de plus vieille souche, partagé entre la loyauté pour la République et l'appartenance charnelle à une de ces petites patries qui lui préexistent. Son rapport à l'Allemagne est également le produit de matrice intellectuel qui doit plus aux soucis nationaux de François Mitterrand qu'à l'internationalisme de l'extrême gauche. Comme Mitterrand, il est conscient que l'unité allemande est un danger pour la France.

Pôtr ar skluj
Dimanche 14 décembre 2014

"il représente un abâtardissement grave du français"

Lire, bien sûr :

" il représente un abâtardissement grave du breton"

Mea culpa...

SPERED DIEUB
Dimanche 14 décembre 2014

Le néo-breton est si différent du breton véritable que personne ne le comprend

Là je trouve que vous exagérez ,dans d'autres contrées des langues codifiées sont bien plus différentes de leurs formes dialectales que le breton Autant je déplore le mépris des gardiens du temple roazoneg pour l'expression populaire ,autant on ne va pas non plus continuer à pinailler éternellement au sujet du perunvan sujet ,il y aurait beaucoup à redire sur l'histoire de sa constitution ,mais il aurait pu y avoir aussi des compromis bien pire .Maintenant c'est la référence officielle ,et éventuellement comme outil moderne pour les sciences , mais il doit être réimprégné par les syntaxes dialectales

Pôtr ar skluj
Dimanche 14 décembre 2014

Ma description est exacte, demandez aux bretonnants natifs de votre entourage puisque vous êtes incrédule. Si le but du mouvement bretonnant n'est pas de redonner la parole au modalités linguistique tues par l'administration française, je ne vois pas où en est l'intérêt. Le peuple bas-breton veut entendre sa langue et rien d'autre.

Le peurunvan n'est qu'une orthographe, on peut s'en servir pour écrire un breton très localisé. Mais personnellement je ne le fais pas, car le peurunvan est trop laid pour me convenir. Quoi qu'il en soit, on se demande de quelle autorité vous vous parez pour déclarer la fin du débat sur l'orthographe du breton. Un grand nombre d'ouvrages de qualité sont publié dans le système du chanoine Falc'hun et beaucoup d'outils pédagogique (dictionnaires, méthodes d'apprentissage...) sont en inter-dialectal. Le peurunvan n'est en rien officiel, la graphie de quelques panneaux que personne ne lit ne doit pas cacher la réalité de l'édition en breton.

Je ne vois pas où se trouve, concrètement, la différence entre vous et les partisans du roazoneg que vous feignez de désapprouver.

SPERED DIEUB
Dimanche 14 décembre 2014

Le peuple bas-breton veut entendre sa langue et rien d'autre.

Cette affirmation pouvait être vérifiée cela fait trente ans et encore, mais aujourd'hui ,franchement . 80% des bretonnants de naissance ,bien que viscéralement malgré eux , attachés à cette cette langue, la pratiquait par routine

Par contre j'insiste sur le fait que les locuteurs convaincus et plus ou moins militants ont été imprégnés du breton dialectal , c'est là que se situe aujourd'hui le problème entre eux et ceux qui veulent s'en tenir au roazoneg C'est vrai qu'au niveau des panneaux il y a des aberrations stupides et contre productives ,à se demander si elles ne sont pas voulues pour qu'elles soient incompréhensibles aux locuteurs de naissance ,c'est bien symptomatique du pouvoir imposé d'en haut sans tenir compte de l'avis des bretonnants locaux

l'essentiel de la «vieille nation gallo-romaine» qui existe depuis trois mille ans

!!! Non pôtr vous vous discréditez bêtement ,pour écrire de telles grossièretés

Avant l'occupation romaine les celtes et assimilés occupaient une partie de l'Europe ,l'actuelle france correspondant partiellement à la zone d'occupation romaine , ne se calque que partiellement sur ce territoire .La Belgique et la Suisse étaient parties intégrantes de la Gaule ,la langue parlée était le celtique similaire à celui de l'ile de Bretagne ,il a d'ailleurs perduré dans un certain nombres de régions (dont l'Armorique)au moins jusqu'au septième siècle .Les dialectes romans issus du latin ,langue du colonisateur d'outre Alpes,se sont imposés progressivement au détriment de la langue celte

M.Mélenchon est un homme intelligent,

Des tyrans dont je ne citerais pas les noms étaient aussi à leur manière également intelligents Celui qui s'est autoproclamé fils des lumières dans la foulée de de la réplique de la prise de la Bastille , en instrumentalisant à son profit cette mise scène , se réfère sans nuances aux pires périodes de la dite révolution de 1789 ,ce personnage qui ose dire en plus qu'il voyage en classe affaires est potentiellement aussi dangereux que sa rivale Voran

PHILOU
Lundi 15 décembre 2014

a quelle est belle la Bretagne et ses chapelles. Ceux qui défendent le breton dialectal. Ceux qui défendent une évolution...

Ils doivent bien se marrer les jacobins en lisant de tels propos, si du moins ils quittent l'or de leurs palais pour les lire. Nul besoin pour eux aujourd'hui d'imaginer une politique pour éradiquer définitivement la langue bretonne. Les Bretons semblent très bien s'en charger en s'épuisant dans des querelles vaines et inutiles...

Le peuple breton veut entendre sa langue et rien d'autre. Il faudrait déjà commencer alors par définir qui est ce peuple breton.

Et quand je lis que Mélenchon est un homme intelligent, je frémis. Mélenchon est un pur produit du jacobinisme teinté de stalinisme. Comment peut on dire qu'un homme est intelligent quand il bafoue le principe même de l'humanité : la diversité.

Jean Albert
Mardi 16 décembre 2014

Deux versions dans les commentaires ci-dessus.

Spered Dieub dit "Le peuple bas-breton veut entendre sa langue et rien d'autre"

Philou dit : "Le peuple breton veut entendre sa langue et rien d'autre. Il faudrait déjà commencer alors par définir qui est ce peuple breton"

Ceci est symptomatique de l'ambiguité du concept de nationalisme-breton. La mise à jour du nationalisme breton devrait commencer devrait commencer par être clair sur sa définition.

Soit ce nationalisme est le nationalisme-bas-breton qui veut s'ériger en nationalisme-de-tous-les-bretons, soit ce nationalisme n'est pas consubstantiel de la langue de basse-bretagne !!!

Il y aurait-il encore des "sturiens" ?

SPERED DIEUB
Mardi 16 décembre 2014

Précision

Jean Albert j'ai écrit cette phrase qui est une affirmation de Pôtr ar skluj pour lui répondre

Pôtr ar skluj
Mardi 16 décembre 2014

"Le peuple bas-breton veut entendre sa langue et rien d'autre"

Quand j'écrivais cela, je n'entendais pas exclure le français, qui est une langue utile, mais le néo-breton qui ne pourras jamais remplacer le breton véritable comme langue affective et esthétique.

"La Belgique et la Suisse étaient parties intégrantes de la Gaule,"

Les Flamingants font sur ce point un travail admirable en se séparant de la Wallonie, restée gallo-romane. Blöcher nous tire également les marrons du feu lorsqu'il ranime le racisme millénaire des Germains à l'égard des Welchs. Sous peu, la Gaule sera réunifiée.

PHILOU
Mardi 16 décembre 2014

A Jean Albert : c'est bien ce que sous entendait ma question. Si on affirme que le peuple breton veut entendre sa langue et rien d'autre, cela voudrait dit que l'on considère que la langue de la Bretagne est le breton et donc que le peuple breton sont les habitants de la Bretagne bretonnante. Je trouve ce concept réducteur tant sur le plan géographique que sur le culturel, politique...

bobreizh
Dimanche 21 décembre 2014

Je suis breton du pays gallo armoricain(-400/_500/-1000 avjc)pour la langue bretonne ne compter pas sur le gallo pour l' apprendre autrement que par plaisir. Pour la culture nous sommes identiques:celte du continent.c limpide.Nous sommes fédéré depuis l aube pour cela.démocrate pour cela.Les decendants des gaulois armoricains seront toujours libre de parler le francais, le gallo soutenu et meme l' ancien verlan connu de peu...et ou le breton.Le jour ou un breton non gallo me dira que je dois parler breton je considererai que meme breton ,il n'est plus celte mais mini jacobin.attention a cela.Pour le reste c bonnet blanc et blanc bonnet .Fédéral démocrate +que républicain; et bien sur libéral niveau sociétal et economique.trugarez/ kénavo

Patrick le Ner
Dimanche 21 décembre 2014

RAPPEL : Le titre de la chronique est :

"Le nationalisme breton a-t-il besoin d'une mise à jour?"

Donc, il serait temps de recentrer le débat et de faire avancer les événements.

--- Les Bretonnants et les locuteurs en langue gallo (Excusez- moi, je n'ai pas un nom à mettre??...) sont tous d'accords sur un point : ILS SONT BRETONS. Donc il n'y a pas à avoir un impérialisme linguistique dans la Bretagne historique.

Le débat doit être clos sur ce sujet : Indépendante, autonome ou sous le joug des Jacobins français, des centralisateurs parisiens, la Bretagne restera avec ses deux langues "souches". Sauf erreur de ma part, les Gallos auraient intérêts à réunifier leurs langues...

--- Mise à jour : Oui : Bien que n'étant pas d'accord avec les Breiz(sans h) Atao, le P.N.B. et, évidemment, le "Bezen Perrot",etc., il faut reconnaître ce qui reste de positive de cette période (1899 - 1944) sont : Le Bro goz (1898),Gwenn ha du (1923-1925) et la langue bretonne unifiée( A partir de 1925). Ils sont toujours d'actualité.....

Au cours de cette période de 45 ans, le mouvement breton n'a pas été composé que de fachos, de collaborateurs : Il y a eu des régionalistes, des gens de gauche, des Fédéralistes, et des sympathisants (*).

Donc, pour moi, la mise à jour du nationaliste breton devrait se faire sur un programme économico-social : Le coopératisme dans toutes les entreprises, dans tout

le système politique (Voir Charles Gide (1847-1932)) : Les entreprises appartiennent à ses salariés, sans la consommation à outrance, etc..... Le rôle de l'Etat doit être limité (Voir mon livre(***).

--- Mise à jour : Oui : Il faut se préparer à ce qui vont subir les Jacobins français : Le découpage de la France : Tel qu'il est prévu pour "les Eurorégions". Voir le lien ci-dessous (**).

(*) : Le P.C.F. de l'époque, avec Marcel Cachin - bretonnant -, était pour les minorités dites nationales.

(**)(A copier et à coller): (voir le site)

(***) Bzh : Bretagne zone harmonieuse à partir de 1946

le site de ce livre : www.bretagne-zone-harmonieuse.fr (En attendant le .bzh).

Pôtr ar skluj
Lundi 22 décembre 2014

"il faut reconnaître ce qui reste de positive de cette période (1899 - 1944) sont : Le Bro goz (1898),Gwenn ha du (1923-1925) et la langue bretonne unifiée( A partir de 1925)."

Qu'est-ce que cela a eu de positifs ? Ces oripeaux illégitimes ont évincé respectivement : Feiz karet on Tadou ; le drapeau d'hermine plain ; et les standards ecclésiastiques.

"pour moi, la mise à jour du nationaliste breton devrait se faire sur un programme économico-social"

C'est une impasse. Rien dans votre utopisme économique ne peut justifier un nationalisme breton. Celui-ci ne peut tenir que sur l'exaltation d'une spécificité ethnique.

PIERRE CAMARET
Samedi 27 décembre 2014

Oui , dix fois OUI , le nationalisme / autonomisme Breton a besoin d'une remise a jour .

Mon impression jusqu'a maintenant trop d'amateurisme . Beaucoup de convinction , de sincerite , de devouement .......... mais notre adversaire est le plus fort .IL NOUS CONNAIT , NOUS NE LE CONNAISSONS PAS et lui sait acheter ( politique de Rome )

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