Le coût de la réunification : le seul obstacle?
opinions de Philippe Argouarch

Publié le 8/01/04 9:01 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Il me paraît évident que si la réunification des 5 départements bretons en une seule région, par un effet de domino, entraîne la restructuration de 3 régions administratives (Bretagne à 4 departements, Pays de La Loire et Poitou-Charente) et la disparition d'une autre ,le Centre, selon le plan Ollivro adopté par le CUAB et visible sur (voir le site) , les coûts financiers pour le gouvernement vont être énormes.

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Pire, ce remaniement et les chamboulements qu'ils entraîneront risquent d'être mal compris par le Français moyen de Tours ou d'Orléans qui a souvent une connaissance limitée de la Bretagne, de son passé, et de sa réalité culturelle. Cette réalité commence à peine à déborder des frontieres de la Bretagne malgré la timidité des media francais a la diffuser et même à la reconnaitre. On comprend parfaitement la réticence des élus au niveau hexagonal.

À un moment où les dépenses de l'Etat sont réexaminées sous toutes les coutures, il est évident que cet Etat fera tout son possible pour ignorer et contrecarrer ce projet. Ce serait naïf de croire que des manifs, des sondages, des signatures, du lobbying, des conférences de presses ou quoi que ce soit qui n'ait été fait jusqu' à maintenant (des activités auxquelles j'ai participé moi-même) fasse avancer le projet. En fait comme beaucoup d'autres, je constate amèrement que rien n'a avancé et que les choses ont même reculé vu les derniers développements (projet de loi Hunault, limites de la loi Raffarin) et reniements (du conseil général de Loire Atlantique), pour prendre quelques exemples.

Au début je pensais que l'Etat était contre ce projet parce qu'il avait peur d’une Bretagne réunifiée; mais ce n'est de toute évidence pas la vraie raison bien que cela puisse jouer dans la mentalité de certains jacobins-vieille-garde. L'Etat n'a pas eu peur de proposer une unité administrative de la Martinique ou de la Guadeloupe et n'a probablement pas peur de l'unité administrative de la Bretagne en théorie. Au fond, ils se rendent probablement compte de la gaffe historique, car s'il y a une campagne de débretonnisation de la Loire Atlantique, c'est qu'il y a une conscience qu'elle a un caractère breton.

Comme toujours c'est juste une question de sous et de priorité. La conclusion c'est que la réunification comme toutes les réformes qui se sont faites en France depuis toujours, ne se fera que lorsque que la non-réunification coûtera plus cher que la réunification. À nous de réfléchir pour trouver des moyens pour faire de la non-réunifcation quelque chose qui coûte cher a l'Etat. A commencer par le coût politique: si deux ou trois millions de personnes qui sont pour la réunification , refusaient de voter, y compris et surtout au second tour, pour un parti ou pour un candidat qui n'ait pas pris un ferme engagement pour le réunification, ca serait un début de pression véritable.

Philippe


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