Le Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire

-- Littérature --

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Porte-parole: Brigitte Maillard

Publié le 28/04/17 17:04 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Le Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire

Le Vendredi 5 Mai à 19h00

Amphithéâtre de la MIR et de l'Institut Franco – Américain

7 Quai Chateaubriand Rennes

Xavier BAZIN dit le texte et Jean – Jean-François BARBOTIN est au piano.

«Au bout du petit matin…»

Aimé Césaire écrit son Cahier au moment où il s’apprête à quitter Paris pour retourner aux Antilles, son pays natal. Nous sommes en 1938.

Tracer un chemin qui soit une voie d’accès à la dignité et à la liberté, tel est, entre autres, le propos contenu dans ce Cahier d’un retour au pays natal. J. F. Barbotin et X. Bazin disent ce texte pour en faire goûter toute la flamboyance…

Œuvre engagée, Le Cahier d’un retour au pays natal, est un cri de liberté et d’espoir qui résonne encore aujourd’hui. La langue d’Aimé Césaire - écrivain et homme politique français, fondateur de la Négritude, mouvement littéraire de l’entre-deux guerres – est exubérante, vivante et profondément humaine.

Cela fait une quinzaine d’années que Xavier Bazin et Jean- François Barbotin présentent des lectures musicales comme La prose du Transsibérien, Les Pâques à New York de Blaise Cendrars, Le funambule de Jean Genet…Et autres poèmes en prose ou en vers.

Leur complicité fait ici résonner avec force et douceur ce cri de révolte ; témoin du combat qui fera naître, en chacun, un homme nouveau : Vivre debout et libre.

«La négraille aux senteurs d’oignon frit retrouve dans son sang répandu le goût amer de la liberté

Et elle est debout la négraille

la négraille assise

inattendument debout !

debout dans la cale

debout dans les cabines

debout sur le pont

debout dans le vent

debout sous le soleil

debout dans le sang

debout

et

libre

debout et non point pauvre folle dans sa liberté et

son dénuement maritimes girant en la dérive parfaite

et la voici :

plus inattendument debout !

debout dans les cordages

debout à la barre

debout à la boussole

debout à la carte

debout dans les étoiles

debout

et

libre

et le navire lustral s’avancer impavide sur les eaux écroulées.»

Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal

Présence africaine éditions pages 61 et 62

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