

En refusant de présenter une loi sur les langues régionales, le gouvernement UMP de Nicolas Sarkozy vient de donner un coup de pouce supplémentaire à l'enterrement de première classe que souhaitent les Jacobins pour des langues comme le breton, le catalan, l'occitan… et, à travers ces langues, à des cultures plurielles qui enrichissent forcément le patrimoine universel. Les mêmes, à Copenhague, se félicitent de la biodiversité pendant qu'à Paris ils
En refusant de présenter une loi sur les langues régionales, le gouvernement UMP de Nicolas Sarkozy vient de donner un coup de pouce supplémentaire à l'enterrement de première classe que souhaitent les Jacobins pour des langues comme le breton, le catalan, l'occitan… et, à travers ces langues, à des cultures plurielles qui enrichissent forcément le patrimoine universel.
Les mêmes, à Copenhague, se félicitent de la biodiversité pendant qu'à Paris ils donnent le coup de grâce aux langues "régionales" … C'est un mauvais coup de plus de porté par la droite parisienne que Bernadette Malgorn, la tête de la liste UMP en Bretagne, aura bien du mal à justifier aux yeux des Bretonnes et des Bretons.
Sans remonter à la nuit des temps, on peut néanmoins rappeler que les propositions de loi sur les langues régionales furent nombreuses ces 40 dernières années, la plus connue étant sans doute celle appelée « proposition Le Pensec ». Elle date des années 70. Sur ce terrain, la gauche hexagonale compte hélas aussi ses jacobins et ses transfuges comme Éric Besson, et elle n'a guère montré plus d'efficacité.
Il appartiendra donc au prochain Conseil Régional de se mettre, dès sa mise en place, en ordre de bataille pour réclamer un cadre législatif pour les langues "régionales" ou la compétence totale dans ce domaine particulier en faveur de la Région, afin de créer ou d'installer les outils susceptibles de sauver la langue bretonne encore parlée par plus de 200.000 personnes.
Christian Troadec, maire divers gauche de Carhaix, tête de liste « Nous te ferons Bretagne »
http://www.nousteferonsbretagne.org.
Commentaires (3)
Il existe pourtant un outil qui s'appelle "Charte européenne des langues régionales ou minoritaires" signée et qui ne demande qu'à être ratifiée. Nulle autre solution ne saurait lui égaler. Cette notion de langue du patrimoine n'aura été qu'un leurre pour calmer les esprits. Allons, un bon coup dans cette fourmilière de jacobins ! Trawalc'h !
Sur les langues régionales, sur la réunification de la Bretagne, sur nos problèmes spécifiques (désertification et suppression des services publiques, algues vertes,...), une seule solution : un pouvoir politique breton; Ré-ouvrons le parlement breton et gérons nous-même notre pays; l'état français nous méprise et se moque de nous depuis trop longtemps en laissant la Bretagne à l'abandon ! Pour cela, il faut refuser et dénoncer le double langage des partis parisiens (PS, UMP,...), le miroir aux alouettes fonctionne depuis de nombreuses décennies déjà; que les bretons se réveillent ! Pour une fois le mouvement breton dispose d'un candidat crédible qui a déjà fait ses preuves et qui a eu le courage de s'opposer aux Diktats parisiens dans l'intérêt de la Bretagne; ne ratons pas cette occasion unique : unité !
Entièrement d'accord avec M.Michael PAUL, rien à attendre des candidats aux élections régionales.
Pourvu qu'une dynamique d'union s'impose autour de M. TROADEC, ne serait-ce que pour envoyer un signal et réveiller les consciences des bretons.