On apprend ce 18 novembre que la proposition de loi sur les langues dites régionales, très médiatisée ces derniers temps, ne verra pas le jour. Devant être déposée par un intergroupe regroupant des députés de droite et de gauche à l'assemblée « nationale » de Paris , elle a finalement été la victime collatérale de rivalités partisanes.

C'est d'autant plus dommageable que ce projet intéressant apportait des éléments forts pour le développement des langues minoritaires – notamment la possibilité pour les filières scolaires bilingues d'utiliser l'enseignement par immersion - et avait suscité un véritable espoir de la part de ses défenseurs.

Ce regrettable épisode apporte la preuve que, à gauche comme à droite, les logiques de partis continuent à prendre le pas sur les sujets de fond pour le développement de la Bretagne.

Le Parti breton s'est engagé et travaille au quotidien, à travers ses adhérents, ses élus, pour la promotion et l'officialisation des langues minorisées à tous les niveaux, de la commune à l'Europe. Cet engagement fort des démocrates bretons se poursuivra à l'occasion des élections cantonales de mars prochain.


Pour le Parti breton, Jacques-Yves Le Touze, porte-parole

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Le Parti Breton est un parti politique républicain, réformateur, qui a vocation à regrouper les hommes et les femmes s'engageant dans le combat pour la reconnaissance pleine et entière de l'identité nationale du peuple breton.
Il propose une vision spécifique de l'organisation sociale fondée sur la primauté de l'individu.
Il se définit dans les valeurs de l'humanisme, de la solidarité, de la démocratie et de la liberté.
C'est un parti de réforme, s'adressant à tous ceux qui œuvrent pour le progrès selon les principes des philosophies politiques allant de la Social-Démocratie à la Démocratie Sociale Libérale tels que ces concepts sont largement reconnus et répandus dans l'actuelle Union Européenne.

Vos commentaires :

Patrick Chevin
Jeudi 18 novembre 2010

N'eus ke' med dre gaozeal brezoneg er gêr hag er ru hag e vo saveteed or yez. ha n'eo ke' dre vleuta digand ar stad gall e ve'.

Marcel Texier
Jeudi 18 novembre 2010

Que nos amis des bords de la Seine s'occupent de leurs oignons et nous des nôtres. La Bretagne, longtemps un pays souverain, a un droit évident et indiscutable, dans ses limites historiques - les seules légitimes - à s'occuper de ses propres affaires, donc de la place que son peuple entend donner à la langue bretonne. Un statut spécifique pour la Bretagne, tenant compte de son histoire propre, de l'originalité de son peuple, de sa situation géographique exceptionnelle est une impérieuse nécessité. Un projet doit être patiemment élaboré, puis discuté le temps qu'il faudra entre les deux partenaires de façon à sauvegarder les intérêts légitimes des deux parties. C'est alors seulement que pourront s'instaurer des relations sereines, saines et, espérons-le, amicales, entre la Bretagne et la France proprement dite.

Loïc Le sellin
Vendredi 19 novembre 2010

Ce n'est malheureusement pas surprenant. Paris (et ses "lumières")n'existe que parce que ces provinces sont maintenues affaiblies. Sinon il ne servirait à rien de s'expatrier pour être plus heureux.

Tant que ces "lumières" continueront d'attirer ces pauvres papillons en mal de pouvoir et de reconnaissance, le salut des langues et des minorités (ce qui constitue l'ensemble de la France fédérale) ne pourra tenir que par ceux qui les font vivre au jour le jour.

Mais on peut toujours rêver n'est-ce pas !?

Léon-Paul Creton
Vendredi 19 novembre 2010

Bretons, vous pensiez qu’une telle loi pouvait aboutir ? Que vos désirs seraient exaucés à ParYs, par les représentants du peuple ( :0)) ? Il semble donc qu’en France il y ait des hommes et des femmes qui n’ont pas de représentants qui les entendent, qui ne sont de ce peuple théorique que comme consommateurs, payeurs de taxes et d’impôts et fournisseurs de chair à canon, à produire, etc... Et bien entendu d’intelligence et dérivés intellectuels acceptables,dans la mesure ou ceux-ci ne menacent pas dangereusement le monolithisme minéral de cet état et de ceux qui en retirent subsides et notabilité.

Je ne perçois pas ce résultat comme l’échec du PS et de l’UMP! Il n’y a pas d’échec là où rien n’est vraiment entrepris ! Là où l’idéologie a toujours été opposé aux légitimes revendications des Bretons ! Traiter de ces sujets à Paris, cela n’était qu’une illusion supplémentaire, une ballade offerte à la naïveté des indigènes qui veulent à tout prix croire et espérer, au lieu de construire un rapport de force qui fixerait, déciderait ce qu’il y aurait à traiter, avec qui et comment.

L’ « ÉCHEC » est uniquement en Bretagne. 2000 ans après Vercingétorix, nous n’avons toujours rien appris.

Les attitudes de Le FUR de l’UMP et URVOAS du PS, sont très intéressants pour la réflexion sur l’importance des priorités que revêt, à leurs yeux et à ceux de leurs partis, un engagement pour la Bretagne et les Bretons...Un accord sur le sujet était une possibilité très fragile et relevait pratiquement du miracle. Ils ont œuvré comme des chefs pour que ça rate, il est vrai qu’éternuer suffisait largement pour que tout s’écroule.

NB: Il n'y a plus du tout de breton sur le dernier bulletin municipal à Douarnenez...juste trois ou quatre courtes phrases en hommage à Pascal Boccou. Pour lire "l'édito" en breton il faut avoir internet pour le lire. Si on n'imprime plus le breton en Breizh, pourquoi le défendre à Lutèce.

Yann Kristoc'h C
Vendredi 19 novembre 2010

Ne nous trompons pas!!!.... Tous ces projets récents sur la langue, comme la sympathique reconnaissance du Breton au patrimoine de la France, ne sont absolument pas le fait d'un changement de mentalité de la part de l'Etat.

En fait, ce sont les instances internationales tels que l'ONU et l'Union Européenne qui poussent la France à respecter les droits de l'homme relatif aux minorités nationales. L'Europe a mal aux droits l'homme tels que pratiqués par l'unique état jacobin.

D'ailleurs, ce n'est un secret pour aucun européen (sauf peut-être en France) que la France ne répond pas aux critères d'adhésion à l'UE en matière de droits de l'homme, à cause principalement de sa négation de l'existence des minorités nationales et de l'impossibilité qui leur est imposée de pouvoir agir par elle-même pour préserver leur langue.

Donc un échec, oui, mais très certainement volontaire!

Yannig BICHON
Vendredi 19 novembre 2010

Les deux protagonistes, Le Fur et Urvoas, sont bien plus préoccupés par leur poste que par la Bretagne. Ils ne fonctionnent qu'avec cette seule parole: "la France est une et indivisible".

Ce n'est donc que de la poudre dans les yeux des Bretons...

Patrick Chevin
Lundi 22 novembre 2010

Je pense qu'il y a une erreur dans le titre. Il aurait faut lire: une nouvelle victoire pour le PS et l'UMP...

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