Langue bretonne : Patrimoine précieux, bien commun de tous les Bretons

-- Langues de Bretagne --

Communiqué de presse de Ofis ar Brezhoneg / Office de la Langue Bretonne
Porte-parole:

Publié le 8/06/05 23:13 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Langue bretonne : patrimoine précieux, bien commun de tous les Bretons

Suite aux articles récents au sujet de la création d’une association s’opposant à la signalisation bilingue dans l’est du Morbihan, nous souhaitons réagir et rappeler que, comme l’a voté le Conseil régional à l’unanimité le 17 décembre dernier, le breton est le bien commun de tous les Bretons. Au-delà, il représente, comme toute langue, un patrimoine inestimable pour l’ensemble de l’humanité. Aujourd’hui, l’UNESCO classe le breton parmi les langues en danger sérieux d’extinction. Sans une politique volontariste de promotion de la part des collectivités bretonnes, il risque fort de disparaître. Les efforts de milliers de parents, particulièrement dynamiques dans le Morbihan, ont permis depuis quelques décennies des avancées porteuses d’espoir dans le domaine de l’éducation. Cependant, rien n’est acquis et si le breton ne peut pas retrouver sa place dans la vie publique, l’école ne suffira pas à rétablir la situation. La Constitution française ne lui reconnaît toujours pas de statut légal. Depuis des années, les Bretons ont montré pacifiquement par des manifestations, des fêtes, de nombreux sondages d’opinion qu’ils souhaitaient que leur langue puisse s’épanouir à nouveau. La langue bretonne a été persécutée, chassée de l’école et son rôle social a été marginalisé. Aujourd’hui, la question qui est posée est de savoir si, dans le cadre d’un bilinguisme équilibré, le breton a le droit de reprendre pied dans des zones ou des domaines linguistiques d’où il a été évincé, en partie ou totalement, par le français. Le Conseil général du Morbihan a répondu par l’affirmative à cette question par un vote à l’unanimité et nous lui apportons notre total soutien. Il n’y a plus aujourd’hui en Bretagne de bloc bretonnant compact. Partout le français a remplacé le breton. Alors, les personnes qui le souhaitent n’auraient-elles pas le droit de le réapprendre, de l’entendre, de voir la langue autour d’elles dans leur vie quotidienne ? L’avenir, comme dans bien d’autres régions européennes, est dans la construction sereine d’un bilinguisme assumé. Il n’est pas sain de vouloir opposer les Bretons les uns aux autres. Le bilinguisme est un plus ; le jalonnement routier bilingue proposé par nos collectivités est un service apprécié. A chacun de se l’approprier ou pas, selon ses centres d’intérêts. Quant aux visiteurs extérieurs à la Bretagne, les enquêtes effectuées montrent clairement qu’ils perçoivent la signalisation bilingue comme un attrait supplémentaire. Nul doute que cela sera particulièrement vrai pour le département du Morbihan. Lena Louarn Présidente de l’Office de la Langue Bretonne

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