La Bretagne à la conquête des idées : culture

-- Cultures --

Chronique de Ré zo Ré
Porte-parole: kristen Gonedeg

Publié le 14/06/15 13:38 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Pour une Bretagne à la (re)conquête des idées

En répons au « Pour aborder la politique autrement » de JPLM (ses mercuriales de mai (la démocratie liquide et juin 2015), j'explore de nouvelles pistes en souhaitant que cette tentative contribue quelque peu à ce v½u d'humanisme renforcé. Globalement, je souscris à la teneur de la mercuriale cependant j'aimerais affiner la notion de culture puisqu'elle nous conditionne, nous formate à notre insu nous laissant sans réaction pertinente.

En ce qui concerne les valeurs humanistes. Il est évident que nous sommes tous issus d'un événement particulier de l'évolution : le Big Bang. Mais une fois qu'on a dit ça ? Là où ça compte : c'est dans la singularité des différences apportées par les cultures. Je cite JPLM : «Les valeurs communautaires sont liées à l'importance accordées aux langues, aux cultures, aux nations, aux croyances, aux m½urs... ». J'aimerais aller plus loin en ce sens avec l'article que je vous soumets en pièce jointe . J'y adopte la définition socle de la culture, proposée par la plupart des anthropologues qui nous disent que la définition française reste une abstraction faisant fi des besoins des populations.

La culture, c'est ce qu'un groupe humain, à un moment donné, se donne comme moyens, la manière dont il s'organise et qu'il traduit dans sa langue, dans ses mots à lui sa manière de sentir le monde, sa vision de l'avenir pour durer...

En contrepoint et pour mieux saisir la différence que cela fait, disons que la France ne diffuse pas la bonne définition. Se prétendant l'universelle, elle réfute l'indispensable diversification. Les anthropologues y préfèrent les définitions anglo-saxonne et germanique.

Il y a là un défi pour la bretonnitude : d'imaginer des positions existentielles plus spirituelles, en se calant sur un humanisme revisité et renforcé.

Revenons au Trilemme de JPLM, « nous devons renoncer au 3ème, consciemment ou inconsciemment et malgré toutes les protestations hypocrites si communes en politique.. ». Précisément, on ne peut faire l'impasse sur la conscience des déterminismes subis voire aliénants qui gouvernent à notre insu. Il s'agit bien de prises de conscience pour s'inscrire dans une évolution de l'Humanité plus heureuse.

Concrètement en politique, ce n'est pas affaire de comportements de gauche ou de droite. C'est inapproprié. Pourquoi tomber d'un côté ou de l'autre ? Quand on en prend conscience de son propre esprit partisan, a-t-on encore envie d'être de droite ou de gauche ? Pour un au-delà de la culture, les enjeux sont affaire de spiritualité... C'est ce que l 'on nomme expérience de la conscience.

Un exemple concret à Quimper. Le maire, Ludovic Jolivet affiche l'ambition de « faire de Quimper la capitale de la culture bretonne » (?). Question : avec quelle définition de la culture travaille-t-il ? La française ou l'acception anthropologique plus communément admise ? Les comportements qu'il met en ½uvre correspondent-ils à plus d'humanité ou à des faire-valoir de supériorité intellectuelle auto-décrétée ? Où est le respect dû aux besoins de populations plus clairvoyantes ? Il faudra qu'il nous le dise.

D'autres développements viendront étayer cette ligne directrice.

Groupe Klask Ijin – Kristen GONEDEC

ci dessous extrait l'article «CULTURE» dont référence : Dictionnaire de Psychologie Bordas. «Le terme culture comporte notoirement trois acceptations :

- La première concerne l'ensemble des activités intellectuelles dites supérieures : les arts, les lettres, les sciences, les religions et la philosophie. Issue du XVIIIème siècle français, cette dénomination se retrouve dans les expression »ministère de la culture«, »Maisons de la culture«,etc ;

- La deuxième se rapporte aux manières de sentir, d'agir et de penser ayant cours dans une société déterminée. Cet emploi provient de la tradition allemande (où Kultur correspond à civilisation) et de la tradition anglo-saxonne, notamment de l'anthropologie culturelle américaine ;

- La troisième enfin désigne les normes sociales, en tant qu'elles ont été intériorisées par les individus dans le processus de leur socialisation. Ce sont les proscriptions et les prescriptions par le moyen desquelles la personnalité humaine se constitue sur la base et au-delà de l'animalité, comme héritage naturel. De ce point de vue, la culture c'est la société intériorisée.

Seules, les deuxième et troisième acceptations sont actuellement retenues par les disciplines traitant de la réalité humaine et de son devenir. L'anthropologie culturelle est précisément, parmi ces disciplines, celle qui se donne pour objet les manières de vivre différant d'une société à une autre et spécifiant chaque société...»

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