Les responsables du parti socialiste de Bretagne administrative ont réuni leur instance régionale, le BREIS, le 31 août, et débattu en présence de la Ministre Marylise Lebranchu des lois dites de décentralisation.

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L'Union démocratique bretonne exprime sa profonde déception devant ces trois projets de loi présentés par le gouvernement… très éloignés des engagements du candidat François Hollande qui annonçait l'acte 3 de la décentralisation comme «la mère des réformes» et promettait un pouvoir réglementaire pour les Régions. Les objectifs pourtant annoncés de régionalisation, de simplification du millefeuille institutionnel et de clarification des compétences ne sont pas au rendez-vous.

Ces projets de loi sont également très éloignés de la contribution du Conseil Régional de Bretagne sur la décentralisation, votée en mars dernier et adressée au gouvernement, dans laquelle la Région dit avec force son attente d'une vraie régionalisation et se porte candidate à l'expérimentation. L'UDB constate que cette contribution, votée par une assemblée représentative de la population bretonne, est restée à ce jour sans réponse de la part du gouvernement, ce qui est choquant au point de vue démocratique et totalement inacceptable.

Dans le premier des trois projets de loi, adopté par l'Assemblée nationale en première lecture le 23 juillet, le gouvernement a donné clairement la priorité à la création d'un statut de métropole au profit des grandes agglomérations. Pour l'UDB, dans le projet de loi du gouvernement la métropolisation a supplanté la régionalisation et la simplification du millefeuille se traduit par la création d'un nouvel échelon. La conséquence directe du choix du gouvernement aboutira inévitablement au renforcement de l'attractivité des grandes agglomérations, au détriment du reste du territoire alors que les inégalités territoriales ne cessent de progresser en France. Ce choix n'est pas celui de l'UDB qui prône au contraire le droit au développement pour tous les territoires et la solidarité par la péréquation, parce qu'il n'y a pas d'égalité sociale sans équité territoriale.

Pour l'UDB, il faut un statut particulier pour la Bretagne. Ce que le projet de loi de décentralisation permet aux grandes agglomérations doit être possible pour les régions

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L'Union Démocratique Bretonne veut un statut particulier pour la Bretagne, dans une France fédérale, avec une politique de gauche et de développement durable.

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