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- Lettre ouverte -
L'Etablissement public de coopération culturelle : Des statuts imposés sans concertation ni consultation des acteurs culturels bretons ?
L'Appel de Carhaix/démocratie/droits de l'Homme/ Galv Karaez s'interroge au sujet de la mise en place de L'EPCC - Etablissement public de coopération culturelle - que l'administration veut imposer à Ofis Ar Brezhoneg. Une mise en place avec variante déjà commencée pour la gestion d'écomusées. Cette structure que l'on veut faire passer en force et en douce, est-elle une réponse à la demande de dévolution de pouvoirs, surtout en matière culturelle, à la mesure des autres régions d'Europe ? On peut en douter au regard de la charpente que l'Etat veut lui donner. Comment la région pourrait-elle avaliser cette main-mise - en plein mois d'août - sur notre héritage sans que le mouvement culturel y soit associé ni représenté ? Nous aimerions être rassurés.
pour Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l'Homme le 6/08/06 13:58

Lettre ouverte à Á Christian Troadec C. Régional, Maire de Karaez Copie à Christian Guyonvarc’h, V-P Régional

Monsieur le Conseiller Régional,

Suite à notre entretien informel de mardi dernier à Carhaix, en présence de Christian Guyonvarc’h, vice-président Régional, et de Vincent Abaziou, votre adjoint à la culture, je vous fais parvenir le projet régional d’EPCC prévu pour Ofis Ar Brezhoneg – Ce futur statut d’Etablissement Public de Coopération Culturelle nous l’avons obtenu « par la bande ». Il n’a rien d’un envoi officiel ou d’une quelconque demande d’avis. Encore moins d’une mise au courant !

C’est bien là que le bât blesse.

Car ces statuts déjà adaptés et imposés dans divers écomusées gérés jusque là par une association – par exemple Daoulas – seraient, selon de bonnes sources, prévus pour être étendus à l’ensemble du monde associatif qui jusqu’à présent gère notre culture dans tous les domaines. Ceci en s’appuyant sur le fait que les budgets publics ne peuvent continuer à abonder des budgets associatifs atteignant des dimensions d’entreprises.

Nous sommes conscients que les niveaux atteints doivent faire l’objet d’études et certes d’adaptations, tant des structures qui les charpentent, que du contenu : en effet, ce serait pour tous économie de temps et source d’équilibre si la gestion économico-culturelle pouvait se faire dans un projet pluriannuel, des échanges réguliers formalisés entre professionnels de la culture – l’Emsav – et les politiques.

Or pour l’heure à notre connaissance, l’ensemble des acteurs culturels - qui ont bâti et continuent de faire grandir tous les domaines culturels qui constituent aujourd’hui le socle de cette dynamique économique bretonne, cas unique dans l’hexagone – se trouve dans l’ignorance de ce projet d’EPCC pour la langue bretonne, base de cette culture.

Tout se fomente en antichambre jacobino-administrative pour aboutir à ce que nous considérons en l’état actuel – si cela est appliqué – comme la complicité régionale pour une captation de notre héritage culturel par l’Etat.

En effet à la page 3 qui traite de l'organisation administrative de l'EPCC nous découvrons la composition du Conseil d'administration:

  • Premier collège : 2 représentants de l’État et des politiques régionaux et départementaux, en deuxième collège des cooptations diverses etc… aucun acteur culturel n'est prévu (voir extrait en annexe ci-dessous) Tous les budgets doivent passer sous les fourches caudines d’un représentant de l’État !

    Est-ce bien là le chemin d’une dévolution à niveau des autres régions d’Europe ?

    Où est la démocratie de gestion avec les acteurs économiques et culturels qui devraient aboutir à des établissements semi-publics ? – la base de ce type de statuts existe -

    Nous osons croire que de bonnes solutions peuvent aboutir mais sur des canevas de travail démocratiquement discutés avec les acteurs et professionnels de la culture en Bretagne et les élus régionaux qui en sont convaincus.

    A-berzh Galv Karaez, a galon ganeoc’h.

    Angèle Jacq

    ---------------

    Extrait page 3 du document EPCC

    Art 9 - Composition du conseil d'adminsitration

    1er Collège : 2 représentants de l'État, du maire de la commune de Carhaix ou son représentant, membre de droit ; de 5 représentants du Conseil Régional de Bretagne (que devient la Loire-Atlantique ?), 2 représentants pour chacun des conseils généraux. Les membrees élus du premier collège sont désignés pour la durée restant à courir de leur mandat électif.

    Le 2e Collège est composé de 10 personnalités qualifiées désignées conjointement par le Conseil Régional et les Conseils Généraux. Ces personnalités sont désignées pour 3 ans renouvelables.

    Le 3e collège est composé de deux représentants du personnel élus pour une durée de 3 ans renouvelable.

    Les modalités d'élection des représentants élus sont fixés par le règlement intérieur.

    Voir aussi :
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