Joe Le Guen condamné pour diffamation contre Véritas
Dépêche de Keep it Blue

Publié le 3/12/04 21:33 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Pour avoir dit que le Bureau Veritas avait délivré un certificat de complaisance au Prestige, le tribunal correctionnel de Paris m'a déclaré coupable du délit de diffamation publique envers un particulier et condamné à payer :

- 1 000 euros d'amende, - à verser au Bureau Veritas 1 euro de dommages et intérêts, - à verser 1 500 euros au Bureau Veritas pour les frais de justice, - à publier sur le site de Keep it blue une "publication judicaire" rédigée par le tribunal, - à payer la parution de la même publication dans un journal choisi par le Bureau Veritas.

Je suis soulagé de ne pas avoir été condamné à avoir la langue arrachée en place de Grève.

Que dire ?

Les acteurs du monde maritime se sont mis à l'abri. Quoiqu'ils fassent ils sont intouchables.

Dans l'affaire du Prestige, seul le capitaine a été emprisonné, comme l'avait été le capitaine de l'Erika.

On alpague les exécutants, on ne touche pas aux donneurs d'ordre.

Cette semaine, l'Etat des Bahamas, pavillon du Prestige, a publié un rapport sur le naufrage du pétrolier. Il n'a rien trouvé de particulier. Bien évidemment.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Cordialement

JO LE GUEN

(voir le site)

Philippe Argouarch

Philippe Argouarch


mailbox
imprimer
Cet article a fait l'objet de 1007 lectures.
Vos 0 commentaires
ANTI-SPAM : Combien font 6 multiplié par 8 ?
Cet espace est un lieu de débat. Les attaques personnelles ne sont pas autorisées. Le trolling est interdit. Les lois contre le racisme, le sexisme, et la diffamation doivent être respectées. Les pseudos sont tolérés mais ne sont pas encouragés.
MERCI DE RESPECTER LA LANGUE DE L'AUTEUR et donc des lecteurs. Les articles écrits en français doivent être commentés en français, les articles écrits en breton doivent être commentés en breton. Cacophonie ? Merci de ne pas mélanger les langues dans le même commentaire, sauf pour la traduction intégrale du commentaire.