Halte au fiasco nucléaire

-- Environnement --

Communiqué de presse de FC
Porte-parole: Fanny Chauffin

Publié le 15/02/16 10:19 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Manche plus polluée que la mer de Fukushima, projet de deux réacteurs type EPR en Angleterre. Le bilan est lourd et la FAN demande l'abandon de tous les projets et chantiers EPR :

«La Grande-Bretagne vit un contexte de choix de relance ou non de son parc nucléaire vieillissant. Elle projette de construire deux réacteurs EPR à Hinkley. Le plan de financement n'ayant toujours pas été finalisé, EDF, qui devrait construire ces réacteurs, a vu la décision du projet repoussée. Le prochain conseil d'administration du groupe qui aura lieu mardi 16 février

devrait décider de la poursuite du projet.

La FAN-Bretagne demande l'abandon d'un projet inacceptable. Le nucléaire étant une énergie criminelle qui menace la vie et l'humain, il ne peut être en aucune façon légitime.

La production passée d'armes et d'électricité nucléaires nous laissent déjà une quantité de déchets pour lesquels il n'existe aucune solution. La production de MOX, qu'il est prévu d'utiliser pour faire fonctionner les réacteurs EPR, est issue d'une filière de retraitement du combustible usé et

contient du plutonium, extrêmement toxique. Cette filière que les

nucléocrates veulent faire passer comme l'équivalent d'un recyclage n'est en réalité qu'une manière déguisée de rejeter des déchets en mer au large de La Hague.

Les déboires innombrables de la construction de l'EPR de Flamanville montrent à quel point la technologie et la technique ne sont pas maîtrisées

et menaceront d'autant plus l'humain et la nature s'il est un jour mis en fonctionnement. L'EPR finlandais n'est toujours pas terminé. Le sera-t-il un jour ? Pourquoi EDF réussirait-il là où il a échoué ailleurs ? À l'heure où la Cour des comptes évalue dans son dernier rapport le maintien du nucléaire à 100 milliards d'euros sur la période 2014-2030, alors même qu'EDF, dont la dette atteint 37,5 milliards d'euros, annonce 55 milliards pour les mêmes dépenses, il est temps d'arrêter les frais, d'un côté et de l'autre de la Manche.

La France aussi est confrontée à son avenir nucléaire. La loi sur la transition énergétique et la croissance verte votée cet été affirme la réduction de la part du nucléaire pour l'énergie électrique de 75 % à 50 %, ce qui engagerait le pays à une relance du parc nucléaire ou à un rafistolage du parc existant (fin 2017 les trois quarts des réacteurs auront atteint 30 ans, leur durée de vie initiale prévue).

La FAN-Bretagne co-organise au sein du Collectif anti-nucléaire Ouest leb rassemblement des 1 et 2 octobre à Flamanville pour exiger l'arrêt du nucléaire, énergie de destruction massive, pour dire non au rafistolage des vieux réacteurs et non à la mise en marche de l'EPR. Elle ne peut qu'être solidaire des Grands-Bretons en lutte contre le nucléaire et exige d'EDF

l'abandon de tous les projets EPR.»

Fédération Anti-nucléaire Bretagne

6, rue de la Tannerie – 56000 VANNES

Email : contact [at] fan-bretagne.org - Tel :

06 65 72 31 66 - Site : (voir le site)

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Correspondante multimédia pour l'ABP d'abord, puis porte-parole de Taol Kurun, enfin chercheuse à l'Université Rennes 2 au laboratoire Ermine et au CRBC.

Vos commentaires :

AFB-EKB
Mardi 16 février 2016

Comment se fait-il que la FAN-Bretagne , qui nous voulons le croire regroupe bien les antinucléaires des 5 départements bretons, fasse l'impasse comp^lète sur le site de Enez Hir, lequel menace l'agglomération brestoise sans que sa population bénéficie d'une quelconque protection ou de mesure d' apprentissage du risque ?

Tien e pep Amzer

Gwenael Kaodan
Mardi 16 février 2016

Il y a en Bretagne ces dernières années quelque chose qui surprend, on

voit fleurir des "antis" partout. Anti-Tafta, Anti-NDDL,

anti-exploration minière, anti-extraction de sable, anti-nucléaire... Il

y a même des antis qui n'apparaisennt pas en tant que tel mais

obtiennent des résultats : les antis-peuple, voir la réforme

territoriale et les langues.

Chacun dans son coin mène son petit combat bien cloisonné, bien orienté.

Ainsi, la fédération anti nucléaire Bretagne nous parle d'EPR, de

Flamandville, de la Finlande, du Royaume Uni.

Étrangement pas un mot sur Enez Hir (L'Île Longue) et de la F.O.S.T

(Force Océanique STratégique), pourtant le site près de Brest regorge de

sous-marins nucléaires équipés d'ogives et de vecteurs M51 bien plus

dangeureux qu'un réacteur. Une population brestoise, et au delà, sous

informée sur les risques de radiation contrairement aux populations

voisines de centrales nucléaires.

Il est vrai que le président fantomatique de la région Bretagne

croupion, très occupé à faire la guerre, est membre d'un gouvernement

qui vient de réintégrer en son sein des Verts. Donc pas de vagues.

Notre société ne fonctionne plus qu'en réaction, elle perd sa capacité

d'initiative, de concertation et de projection dans l'avenir.

Ce dont a besoin la Bretagne c'est de l'anti-tartre.

ANTI-SPAM : Combien font 2 multiplié par 4 ?
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