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- Communiqué de presse -
Ecoles de Bulat Pestivien et de Languidic. Les citoyens bretons solidaires. Où sont les élus ?
En Bretagne, ils sont la génération montante. Ils ont entre vingt et trente ans. Ils sont parents de jeunes enfants. La majorité d’entre eux ne parle pas le breton. Parce que leurs parents, interdits de breton quand ils fréquentaient l’école, ne le parlait déjà plus.
pour OUI au breton le 22/10/06 13:26

En Bretagne, ils sont la génération montante. Ils ont entre vingt et trente ans. Ils sont parents de jeunes enfants. La majorité d’entre eux ne parle pas le breton. Parce que leurs parents, interdits de breton quand ils fréquentaient l’école, ne le parlait déjà plus. Ou parce qu’ils se sont récemment installés en Bretagne.

Ils sont ces anonymes qui composent 80% de la population des cinq départements bretons favorable à l’enseignement de la langue bretonne. Des gens ordinaires qui savent pourtant que la langue bretonne est déclarée langue menacée d’extinction par l’UNESCO. Qui savent qu’en 2001, sur 4 millions d’habitants, la Bretagne n’avait plus que 270 000 locuteurs bretons. Que ceux-ci ne sont plus aujourd’hui que 220 000. (1)

Ils ont vu les panneaux publicitaires financés par le Conseil Régional de Bretagne et les 4 départements de la Bretagne administrative, portant les logos des associations de parents Div Yezh, Dihun et Diwan (voir ci-dessus). Ils ont entendu le Président Le Drian dire que le plan de sauvegarde de la langue bretonne, voté à l’unanimité par le Conseil Régional, était « ambitieux, mais réaliste. »

Ils ont été convaincu d’inscrire leurs enfants en classe bilingue. A l’école publique. Ils pensaient que c’était leur droit. Ils avaient raison.

Pourtant, à Bulat-Pestivien, ils attendent depuis sept semaines. L’Inspection Académique refuse d’ouvrir la classe. Ils ont tenté de créer une classe sauvage. L’Etat leur a envoyé les gendarmes.

Pourtant, à Languidic, ils attendent aussi depuis sept semaines. L’Inspection Académique refuse d’ouvrir la classe. Ils ont décidé d’occuper l’école. L’Etat leur a envoyé les gendarmes qui ont relevé leur identité et les ont menacés de dix ans de prison.

C’était jeudi soir. Nous sommes dimanche matin.

Indignation en Bretagne

Indignation en Bretagne ? Non.

Depuis jeudi soir, pas un seul communiqué dans la presse. Rien.

Les Etats-majors réfléchissent. On se consulte, on chuchote des phrases au téléphone, on échange par mail. On calcule… Dans les heures qui viennent, Div Yezh Morbihan va s’indigner. Enfin ! L’UDB Morbihan va s’exprimer. C’est bien.

On assure le minimum. LE MINIMUM.

Où sont les associations, les organisations, les partis, les élus régionaux ? N’ont-ils rien à dire quand des parents se font réprimer par les forces de l’ordre alors qu’ils sont dans leur droit ? Alors qu’ils ne font que demander ce qu’on les a invité à faire ? Alors qu’ils ne veulent qu’une chose simple : que leur enfant apprenne le breton.

UMP, UDF, PS, PC, Verts, UDB sont pourtant bien organisés au niveau régional. Les associations de parents aussi ! Et les autres...

Au PS, premier parti de la majorité régionale, certains se lachent à la confidence : le Président Le Drian devrait s’exprimer publiquement lundi ! Il serait temps.

Nous ne nous trompons pas pour autant ! Le seul responsable du déni de droit subi par les parents de Bulat-Pestivien et de Languidic est bien M. Gilles de Robien, ministre de l’Education Nationale (cf. lettre ouverte à Gilles de Robien publiée sur l’ABP). Le Conseil Régional n’a aujourd’hui aucun pouvoir reconnu par la loi en matière d’éducation. Mais nous savons aussi que la voix de son Président porte haut !

Les écoles de Bulat Pestivien et de Languidic sont distantes de 200 kilomètres. Ells sont situées dans deux départements différents. Citoyens, les parents des deux écoles ont pourtant su échanger leurs informations et coordonner leurs actions. Ils ont publié des communiqués communs. Ils ont adressé, ensemble, une lettre au Président Le Drian lundi dernier, lui demandant de les soutenir...

A trois jours des vacances scolaires, ils ne se résignent pas.

Alors, à vos plumes, à vos porte-voix ! Aux responsables régionaux de s’exprimer ! Le problème n’est plus un problème local. Il est bien régional !

ps. La pétition citoyenne de soutien aux parents de Languidic et de Bulat Pestibvien avait recueilli ce matin plus de 1100 signatures. Merci à tous. Continuez de signer sur le site

(voir le site)

(1) le nombre de locuteurs chute de 10 000 personnes par an, soit 28 par jours

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