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- Communiqué de presse -
Diwan est l’affaire de tous les Bretons
Beaucoup de bruit autour de Diwan, en cette fin d’année 2003. Pour certains, ce bruit a des résonances d’enterrement. Ceux-là ne doivent pas prendre leur désir pour la réalité. Diwan en a déjà vu d’autres et Diwan surmontera sa crise. Ce serait, bien sûr, plus facile, si les factions
Michel Le Tallec pour Kevredelezh Vreizh le 20/12/03 18:26

Beaucoup de bruit autour de Diwan, en cette fin d’année 2003. Pour certains, ce bruit a des résonances d’enterrement. Ceux-là ne doivent pas prendre leur désir pour la réalité. Diwan en a déjà vu d’autres et Diwan surmontera sa crise.

Ce serait, bien sûr, plus facile, si les factions internes qui divisent Diwan acceptaient de s’unir !

Dans l’immédiat, il faut être réaliste : il faut que tous ceux qui croient à la Bretagne apportent leur aide financière : particuliers, collectivités publiques, entreprises… Cette aide n’est pas à fonds perdus. Diwan est bien dirigée. L’équipe dirigeante actuelle gère bien et a fait des économies. Les derniers comptes de Diwan le prouvent.

Les limites d’un système

Les difficultés financières rencontrées, avec un déficit de 200.000 euros pour cette fin 2003, sont dues aux limites du système Diwan. Il faut savoir que les recettes de Diwan proviennent : pour un tiers des collectivités territoriales (Conseil régional, Départements, Communes), pour un tiers des dons, pour un tiers des animations organisées par les parents d’élèves de Diwan. Ce financement a suffi à assurer jusqu’ici le développement de Diwan. Mais il s’essoufle. Il ne permet pas, en particulier, de faire face au développement, à la création de nouvelles écoles, de nouveaux collèges…

Une solution serait que Diwan sorte du cadre purement associatif, pour entrer dans un cadre semi-public : les financeurs, après avoir adhéré à la charte pédagogique de Diwan, se retrouveraient au conseil d’administration de Diwan, aux côtés des représentants élus de l’association et auraient un droit de contrôle des budgets de fonctionnement et d’investissement.

Les financeurs pourraient alors s’engager plus avant, pour pérenniser l’enseignement du breton par immersion, qui touche 2900 élèves, répartis en 34 écoles, 4 collèges, un lycée.

Mais, il faut d’abord une volonté de s’engager aux côtés de la langue et de la culture bretonne, et de payer… Diwan vaut pourtant bien un club de foot ! Et le retour sur investissement est autrement plus fort et prometteur, en termes de dynamisme d’une Région qui retrouve ses racines.

Ne rêvons pas

Bien sûr, nous aurions souhaité que l’Etat et la Région portent Diwan !

Mais, il ne faut pas rêver. L’Etat français doit faire face à des problèmes d’intégration des minorités qui entretiennent chez lui la peur de la montée des communautarismes et des particularismes régionaux. Il faut pourtant comprendre que la force d’un Etat doit reposer sur des Régions fortes, fédérées. Des Régions fortes, qui s’appuient sur une identité forte, cette identité qui fait des hommes et des femmes solides sur leurs pieds et capables d’affronter les tempêtes de demain.

Bien sûr, nous aurions souhaité que la Région Bretagne demande un statut expérimental pour Diwan, afin que l’enseignement du breton pas immersion puisse bénéficier d’une intégration dans l’enseignement public en tant qu’expérience régionale !

Mais nos régions ne sont que des super-départements avec des budgets dérisoires et des compétences très limitées.

Ne rêvons pas : un enseignement du breton par immersion avec un statut public régional n’est pas pour demain. Aujourd’hui, ayons les yeux ouverts : Diwan l’affaire de tous les Bretons. Battons-nous tous pour sauver Diwan et, à travers Diwan, la langue et la culture bretonne. L’enseignement bilingue, tel qu’il se pratique déjà dans l’Education Nationale en Bretagne doit, certes, se poursuivre. Mais, il n’a rien à voir avec l’enseignement de la langue bretonne par immersion pratiqué à Diwan, et qui, seul, donne des acquisitions linguistiques fortes.

Qu’on ne nous rétorque pas qu’enseigner le breton par immersion à Diwan se fait au détriment du français : les enfants de Diwan réussissent à 100% leur bac et maîtrisent la langue française !

Michel Le Tallec

Président de Kevredelezh Vreizh, Parti fédéraliste de Bretagne

Contacts : kvpfmlt [at] wanadoo.fr

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