Des rêves pré-électoraux

-- Politique --

Chronique de alan coraud
Porte-parole: Alan-Erwan CORAUD

Publié le 13/07/20 15:24 -- mis à jour le 15/07/20 08:21

Des prises de position d’élus qui sentent les prochaines échéances électorales

Nous sommes à la veille de plusieurs échéances électorales pour les départements et les régions. Les partis politiques traditionnels comme disent les nationalistes corses fourbissent leurs armes et montent au créneau sur plusieurs sujets qui leur paraissent porteur en termes de votes potentiels en leur faveur. Le Prince de Machiavel qui était le livre de chevet de de Gaulle et Mitterrand semble être partagé par beaucoup d’élus, aujourd’hui.

Il en est ainsi de la réunification de la Bretagne. Nous sommes heureux de voir monter au créneau des associations telles que A la Nantaise et maintenant A la Bretonne. Ils semblent profiter d’un bon écho dans les médias français en Bretagne. Ouest-France particulièrement leur ouvre facilement ses pages. Nous en sommes heureux pour eux mais quand on connaît l’ostracisme de cet organe de presse envers le mouvement breton, on peut s’étonner de ce retournement. Peut-être sentent-ils le vent tourner comme les élus en Bretagne ?

Ça c’est la version optimiste !

Des ambitions, pas de conviction

Bien sûr si j’écris ces lignes c’est que j’ai une certaine expérience. En 1980 à 21 ans j’étais insoumis breton, embastillé et adopté par Amnesty International et à 50 ans en 2008 je devenais, par accident, maire de la Remaudière en Pays du Vignoble Nantais. Commune de 990 habitants à l’époque et je finissais mon unique mandat avec une population de 1284 habitants.

Ce fut le combat contre une usine TMB -Tri Mécano Biologique- qui me propulsa très rapidement à la tête d’une liste pour la mairie. Les Renseignements Généraux ne virent rien venir et contre toute attente je fus élu. Je devais payer très cher ce mandat mais c’est une autre histoire que je raconterai plus tard.

Sachez toutefois que Ouest-France commença à me dézinguer 1 an avant les élections municipales de 2014 et continua pendant ces 6 dernières années.

Pour OF je devenais un maire UDI et ce journal le répétait à l’envie à dessein, ne voulant pas être accusé de faire la peau à un militant breton ! Pourtant, je ne pris cette carte qu’une année en rencontrant Joël Guerriau alors conseiller général et maire de St Sébastien sur Loire, bien connu pour sa position intangible en faveur de la réunification. C’est lors d’un mariage d’amis en sa mairie où je faisais la version en langue bretonne de la cérémonie ceint de l’écharpe Gwenn ha Du que je faisais sa connaissance. Je l’ai soutenu pour les sénatoriales et une fois élu il est intervenu au Sénat en faveur de la réunification… puis plus rien !

Puis je refusais d’être en position éligible aux élections régionales des pays de Loire, la condition qui m’avait clairement été signifiée étant : « La Bretagne tu oublies ».

L’ancien insoumis breton, refusant de servir l’armée française, n’est pas à vendre !

Des thèmes interdits

Ces thèmes porteurs, telle que la réunification de la Bretagne, deviennent parfois des thèmes interdits d’aborder lorsque son parti détient le pouvoir au niveau de l’État. Il en est ainsi de la réunification de la Bretagne. Surtout en région d’État des pays de Loire où l’ordre anti-breton règne.

Alors, si la région administrative de Rennes ou région d’État -vous aurez compris que je me refuse d’appeler « Bretagne » cet amalgame de 4 départements de leur république- donc si ce Conseil régional crée des liens avec Nantes c’est qu’ils sont tous deux dirigés par le PS, parti politique moribond qui espère retrouver son lustre d’antan avec la déconfiture possible de LREM. Leur agitation récente, alors qu’à Rennes la mise en place des 13 points proposés par Bretagne Réunie au bout de 4 ans n’est toujours pas actée, ne peut qu'interpeller. Ces treize points faciles à appliquer devaient renforcer les liens entre la RAR -Région Administrative de Rennes-et la Loire-Atlantique. Une subvention substantielle devait aussi être versée à BR Bretagne Réunie.

Rien de tout cela n’a été fait.

Faut-il en déduire que toute cette agitation entre Nantes et le CR à Rennes ce n’est que du vent ou plutôt une stratégie électorale ?

Si la région d’État des pays de Loire était aux mains des PS-Verts seraient-ils aussi volontaires ?

Car si le président de la République et le gouvernement étaient PS-Vert cela aurait du sens et on pourrait espérer. Ce n’est pas le cas et étant dans l’opposition au niveau hexagonal, ils ne s’interdisent rien puisque les promesses d’aujourd’hui ne les engagent en rien si ce n’est à faire endosser la responsabilité du blocage à Macron et à Le Drian, chose utile pour empêcher ce dernier de revenir aux affaires en Bretagne !

Nous assistons donc à une opération machiavélique dans la pure tradition française.

Ne croire qu’en nous, Ni Hon Unan !

Bretons, militants bretons, nous sommes tellement naïfs !

Après 35 ans de notables gaullistes, 40 ans de notables PS aurons-nous demain une nouvelle génération de notables roses-vert ou pastèques, vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur, mais surtout nouveaux notables français en Bretagne ?!

On peut le penser lorsque l’on voit avec quelle facilité les élus de tous bords se soumettent à l’ordre établi !

Ainsi, pendant longtemps l’élu du vignoble nantais qui représentait le combat pour la réunification était Franck Nicolon. Conseiller municipal d’opposition puis adjoint EELV au maire PS de Clisson, il continuait à défendre la réunification. Ensuite il devint de nouveau conseiller municipal d’opposition face à un maire LR qui n’a jamais caché son opposition à toute idée bretonne, sa culture étant d’autre part limitée.

Franck Nicolon est devenu conseiller régional des Pays de Loire.

A l’occasion des signatures de la pétition pour la réunification je le croisais à Clisson lors du nouvel an du muscadet en novembre 2018. Je le sollicitais pour signer et c’est en ces termes qu’il me dit :

- Ce n’est plus une question d’actualité. Je suis conseiller régional et nous réalisons un travail formidable, pour les lycées et pour de nombreux dossiers qu’il faut faire avancer.

Ma réponse fut :

- Tu sais Franck, moi je devais être en position éligible sur la liste avec l’UDI. J’ai refusé car il me fallait renier notre combat pour la Bretagne réunifiée.

Sa réaction :

- Bon, je vais te la signer cette pétition.

Je peux citer aussi Maurice Perrion de l'UDI, maire de Ligné -44- et Vice-Président du CR des Pays de Loire ex signataire de la charte des élus pro b5 en 2002 et maintenant hostile à la réunification.

La liste des reniements pour cause de carrière politique serait très longue si je voulais qu'elle soit exhaustive.

A Nantes c’est Le Teuff, un vert EELV, qui est nommé adjoint aux affaires bretonnes par Johanna Rolland. Il a adhéré à Bretagne Réunie un an avant les municipales et avec quelques acolytes a envahi les réseaux sociaux et les médias locaux avec l’association A La Nantaise puis en prenant les commandes du comité local de Nantes de Bretagne Réunie.

La maire de Nantes manœuvre parfaitement, dans la droite ligne de son maître à penser, Jean-Marc Ayrault, élève de Machiavel donc. Ainsi, elle nomme un PCF adjoint à la culture.

Stratégie qui permettra de réduire à néant toute tentative de l’adjoint EELV d’avancer sur la question bretonne. Cette longue liste d’adjoints nantais est un peu comme une liste à la Prévert. Fait de tout et de son contraire. Ils s’annihileront les uns les autres, en tout cas pour les dossiers bretons c’est à craindre. L’adjoint UDB Pierre-Emmanuel Marais aura fort à faire lui qui n’est qu’à la 19e place sur 26 adjoints.

Une pétition BR qui donne des idées à certains partis français

En conclusion, Bretagne Réunie a réussi l’exploit de réunir 105 000 signatures manuelles sur papier pour sa pétition. A travers les dernières décennies, un travail formidable a été réalisé. La commission Balladur avait acté la réunification dans son rapport, confortée par un sondage qu’elle avait diligenté qui donnait la Bretagne comme première région pour son sentiment d’appartenance et 67 à 68 % favorables à la réunification, respectivement en région administrative de Rennes et en Loire-Atlantique.

Ce résultat, on le doit à Bretagne Réunie qui avait organisé une rencontre avec des personnalités bretonnes et approché Balladur.

Malheureusement un journaliste avait diffusé l’information prématurément.

Grâce à cette information, Jean-Marc Ayrault aidé par Mauroy ont réagi en activant leur réseau et ont fait retirer la préconisation du rapport de réunifier la Bretagne. Sarkozy n’y était pas du tout opposé, lui qui travaillait sur un projet de conseiller territorial qui devait être à la fois conseiller départemental et conseiller régional. Façon adroite d’aller vers la fusion départements-régions car la suppression de postes d’élus ne pouvait se faire que de cette façon afin d’éviter la fronde des rémunérés !

D’aucuns disent que Balladur a cédé sous la menace de faire ressortir l’affaire de Karachi, ce financement occulte de sa campagne électorale de 1995 sur la vente d’armes au Pakistan et qui entraîna la mort de nombreux ingénieurs français.

L’affaire de Karachi doit son nom à l’attentat du 8 mai 2002 qui avait fait quinze morts, dont onze employés français de la direction des chantiers navals (ex-DCN) qui travaillaient à la construction d’un des sous-marins Agosta vendus au Pakistan. L’enquête antiterroriste a exploré depuis 2009 la thèse – non confirmée – de représailles à la décision de Jacques Chirac, vainqueur d’Edouard Balladur à la présidentielle de 1995, d’arrêter le versement de commissions pour ces contrats après son élection.

FRAGMENTER EN 1789, NOYER EN 2014

Sous la présidence Hollande, faire croire qu’il y avait un espoir de réunification est un mensonge.

La volonté de la haute administration française était bien de faire d’immenses régions afin de noyer les identités des minorités nationales, Alsace dans Grand Est par exemple. Suivant ainsi la ligne nationaliste française de domination initiée par les révolutionnaires de 1789.

A cette époque, la France étatique fragmente et crée des confettis de cantons et de départements sous la vigilance et l’ordre étatique des préfets qui remplacent les gouverneurs de l’ancien régime. Puis en 2014, les hauts-fonctionnaires, héritiers de la révolution, noient les minorités dans d’immenses régions.

Quant au retour aux années 60 de l’ordre préfectoral, il est acté par ce pouvoir actuel dans sa loi de déconcentration qui fait de nouveau de l’élu un supplétif du préfet – pour ne pas employer un terme plus fort et plus direct- et qui transforme un président de département ou de région en subalterne du préfet. Ce dernier, est-il utile de la rappeler, étant un fonctionnaire obéissant aux ordres du pouvoir central à Paris.

Tout cela accompagné par une forte augmentation des rémunérations des élus. On appelle cela des indemnités. La soumission ça s’achète. L’État français l’a toujours compris, que ce soit sous les rois ou les républiques.

La réunification, une cause qui reste populaire

La pétition des 105 000 signatures manuscrites sur papier organisée par Bretagne Réunie a démontré que cette cause restait plus que jamais populaire auprès des Nantais. Elle a aussi intéressé le milieu politique politicien qui dans sa démarche marketing d’étudier le marché et les attentes des consommateurs a vu là l’opportunité de gagner des voix.

La réunification de la Bretagne comme la langue bretonne est un bien commun à tous les Bretons. Elle ne doit pas être instrumentalisée par des partis politiques français en quête de voix aux élections.

Restons unis face à la tempête de haine à venir

Quant à Bretagne Réunie qui a toujours su réunir les Bretons par-delà les clivages partisans, elle doit rester dans son rôle et les militants bretons doivent être vigilants afin d’éviter que des tentatives de récupération par des partis politiques français mettent à mal son combat.

Une fois ce danger écarté, il faudra réactualiser la stratégie. Je pense qu’il faut durcir le combat, exiger un décret présidentiel. Le président détient le pouvoir d’un monarque absolu avec cette Constitution de 1958. Le cynisme, le machiavélisme et la puissance de certains réseaux clairement liberticides, farouchement anti-bretons souhaitant notre mort en tant que peuple ne peuvent nous faire prendre le risque d’un référendum. Avec le relai des médias c’est une tempête de haine, de mensonges, d’opérations barbouzes et de manipulation de l’opinion publique qui s’abattrait sur la campagne pour un oui à la réunification. Je ne cautionnerai pas une telle aventure car je me refuse d’être moralement un des responsables en cas d’échec avec la conséquence de pérenniser pour longtemps une Bretagne écartelée.

Voir aussi :
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Ancien maire de la Remaudière en Pays du Vignoble Nantais Cofondateur de l'Office de Tourisme du Pays du Vignoble de Nantes Dirigeant-Gérant de société Animateur du réseau labellisé Vignerons-Artisans de Bretagne Auteur du livre "Sauvons le muscadet d'une mort programmée"

Vos commentaires :

Muichka
Lundi 13 juillet 2020

Très belle analyse, Alan.

Petite question : si OF fait les yeux doux à cette nouvelle association "ALB", ne serait-ce pas parce qu'ils ont compris, eux, que "ALB" n'a été créée que pour diviser le mouvement bzh ? Ils reprennent tous les thèmes de Bretagne Réunie, utilisent à outrance les réseaux, mais effectivement, si Johanna Rolland leur déroule des ponts d'or, c'est pour mieux réduire l'idée bretonne de plus en plus forte à Nantes, depuis cette pétition.

Le pouvoir jacobin sait utiliser 50 outils pour nous détruire. Voici le dernier.

M.E.K.
Lundi 13 juillet 2020

C'est plutôt rare, mais je dois avouer que je suis en accord total avec cette analyse.

Je ne crois plus aux promesses pré-électorales jamais tenues.

Même si c'est caricatural, francophobe et pas du tout politiquement correct, on disait autrefois dans la campagne Morbihannaise: Labour gall= Labour fall! Et aussi: Gallegour = Treitour!

Personnellement, je ne voterai plus pour aucun parti dominant français ayant son siège à Paris. C'est désormais fini.

Concernant les élections municipales à Nantes: il faut remarquer que l'équipe de Johanna Rolland, entre un taux d'abstention de 70%(!), les votes blancs et nuls et ceux allant aux autres candidats, n'a été élue que par... 17,86%! du corps électoral (34.107 voix sur 190.899 inscrits). C'est, très minoritaire.

Ceci me pousse à une réflexion. Bretagne Réunie, citée dans l'article, milite, avec un certain nombre politiques, pour la mise en place d'un référendum pour la réunification administrative.

Je pense que c'est une énorme erreur dont nous nous mordrons les doigts. Et le risque d'un échec que nous regretterons pendant des décennies.

Comment penser que les Nantais (pour beaucoup venant d'ailleurs) et même les habitants de LA pourraient se mobiliser pour une institution administrative encore plus éloignée de leurs préoccupations que leur ville et leur commune qui déjà ne les intéressent plus?

Vous rappelez que BR, après un superbe travail de mobilisation a obtenu 105.00 signatures pour la réunification. Bravo à elle que je félicite sincèrement.

Mais je pense que signer une pétition papier, ne mange pas de pain. Et n'engage à rien.

De plus, vous avez vu ce qu'en ont fait les institutions républicaines!!!. Ce qu'en a fait Grosvalet? Cette pétition me fait penser à des sondages qui montrent que la grande majorité des Bretons - une écrasante majorité, en réalité- est très attachée à la langue bretonne. Cependant, dans la vie réelle, lorsqu'il s'agit de se mettre à réapprendre la langue, les sondés deviennent alors trop paresseux, et plus personne ne se mobilise réellement.

Par ailleurs, concernant l’organisation d'un référendum, on sait tous que les dés sont pipés. Gare à l'enfumage et à la manipulation, à l'utilisation de mensonges et de la peur de l'inconnu en cas de consultation. Les adversaires à la réunification bénéficient de tout le poids des institutions et de la parole publique. Ils seront aussi relayés par les médias subventionnés (on sait déjà lesquels).

On l'a déjà vu, ils sont capables de toutes les perfidies.

Je ne comprends pas pourquoi Bretagne Réunie s'enferre, avec quelques politiques, dans cette demande de référendum au lieu de plaider pour la prise d'un simple DÉCRET.

La Normandie a été réunifiée sans le moindre referendum.

Et surtout, st ce que les Bretons ont été consultés lors de la partition? NON! JAMAIS!

Ce sont des décrets qui on séparé le Loire Atlantique de la région administrative "Bretagne".

En vertu de la NOTION JURIIDIQUE du PARALLÉLISME DES FORMES, ce que des décrets ont défait, un décret peut le refaire.

ça représente l'avantage d'être une procédure très rapide et très simple. Il n'est pas nécessaire de mettre en place une usine à gaz lourde, complexe et coûteuse avec un référendum.

Non, je ne comprends pas pourquoi Bretagne Réunie s'enferre, avec quelques politiques, dans cette demande de référendum au lieu de plaider pour la prise d'un simple décret. A elle, à eux, de répondre.

jo charruau
Lundi 13 juillet 2020

Le constat d'Alan est juste. Avec les dernières municipales nantaises, le débat pour la réunification de la Bretagne à cinq est relancé grâce à certains élus ayant la fibre verte. Le président de "A la Bretonne" Christophe Prugne milite pour le retour de la L. Atl au sein de la Bretagne historique. OF du lundi 13 juillet indique que des élus nantais Florian le Teuff, adjoint au maire de Nantes et bien connu au stade de la Beaujoire, le sénateur Ronan Dantec, Aziliz Gouez de l'association Territoires 44 ainsi que Kevin Jezéquel vice-président de l'ALB ont rencontré jeudi dernier Jean-Michel le Boulanger à Rennes en marge de la session du conseil général.

"En avant " telle fut la réponse de Le Boulanger. Les discussions vont porter sur les treize propositions écrites par un groupe de travail du conseil régional B4.

Dans les treize propositions, le président Chesnais-Girard du CR plaide notamment pour un référendum au niveau de la LA.

Il y a quelques années, les habitants de Loire-Atlantique - j'en fais partie- ont participé avec plaisir et en nombre à une consultation populaire à propos de l'emplacement de l'aéroport de Nantes. Il y a eu 55 % des votants pour NDDL. Le pouvoir jacobin s'est assis sur le résultat. Comme beaucoup de citoyens du 44, je doute de plus en plus de l'utilité d'un référendum tout celà par la faute de ces politiciens de droite comme de gauche qui se battent pour le pouvoir central et prennent les provinciaux pour des ploucs. Et ces notables encartés nous gavent aujourd'hui des bienfaits de la démocratie participative !

Comme Alan, dans ces conditions, ma préférence va à la demande au président Macron de signer un décret pour la réunification de la Bretagne. C'est un décret qui a détaché le pays nantais de la Bretagne. Après avoir piétiné dernièrement le vote des nantais, le président Emmanuel Macron est redevable...à présent.

Jean Louis Le Corre
Mardi 14 juillet 2020

Idem,excellente analyse d'Alan Coreau,effectivement avec un "réferendum" on va encore se faire enfumer par les raisons evoquées ici...,Egalement d'avis qu'un autre Décret...doit reparer les décrets scélerats qui ont separés le Pays Nantais du reste de la Bretagne,et surtout rien ne vaut les mobilisations sur le terrain et a QUAND LES PROCHAINE "BREIZH MANIFS" ??? Abandonnées par BR depuis les tentatives de noyautages de quelques groupuscules sectaires,quitte a organiser un "service d'ordre"de bénévoles apres "appel au peuple !...Bevet Breizh !

pierre daniel
Mardi 14 juillet 2020

salutations a tous

au moins ils ont le mérite de se battre pour notre cause commune,celui qui se bat peu perdre ,mais celui qui ne se bat pas a déja perdu .

le vrai courage est de faire face,regarder son ennemi en face,si ennemi il y a ,plutot un opposant borné .

Rester assis sur le bord de la route en attendant l'issue,est une attitude qui fait le jeu de nos opposants,

Et c'est faire injure a tous les militants qui mettent dans cette lutte toute leur énergie .pour défendre la langue,la musique l'unité,etc ..

Et vous oubliez un paramètre important : l'état de déliquescence dans lequel se trouve le modèle jacobin . C'est justement le moment L'état Français est lui aussi géré par une loi universelle : s'adapter ou disparaitre,Il n'y a pas de nation éternelle ,ça c'est le roman national Français.

La solution est une république fédérale .

Il faut de toutes les façons préférer l'action a l'inaction,et respecter ceux qui luttent meme si leur façon de lutter nous parait ridicule .Ils méritent le respect du a ceux qui luttent .Je pense que nous ne sommes pas si éloignés que cela d'un dénouement heureux,mais la Bretagne d'aujourd'hui et celle de demain c'est a nous de la construire .

amitiés Bretonnes du poitou

pierre

Killian Le Tréguer
Mardi 14 juillet 2020

"Dans les treize propositions, le président Chesnais-Girard du CR plaide notamment pour un référendum au niveau de la LA."

Et personne ne trouve rien à redire ?

Mikaël
Mardi 14 juillet 2020

Un bel article !

Bravo !

Killian Le Tréguer
Mardi 14 juillet 2020

"Comme Alan, dans ces conditions, ma préférence va à la demande au président Macron de signer un décret pour la réunification de la Bretagne. C'est un décret qui a détaché le pays nantais de la Bretagne. Après avoir piétiné dernièrement le vote des nantais, le président Emmanuel Macron est redevable...à présent."

Beaucoup de salameks, de contorsions pour le "Président Macron" dans votre message. On sait vers quoi va votre vote en tous les cas quand bien même ce dernier n'a que mépris pour les électeurs du 44 et pour la Bretagne comme il vous le démontrera prochainement une nouvelle fois...l'amour rend aveugle dit-on.

Personnellement, il me parait totalement inconcevable d'interroger les habitants du 44 d'un côté sans interroger ceux de la Région Bretagne ! C'est assez surréaliste comme proposition. Les bretons, "bretonnants" comme on dit en France pour les dénigrer, sont-ils réduits au rang d'indigènes, des musulmans d'Algérie ou de pygmées ? Pas assez mûrs pour le droit de vote ? Bêtes sauvages qui n'y comprennent rien à rien ?

Elle aurait une drôle d'allure cette "réunification" sans votes...et laisse finalement la place à beaucoup de choses derrière. Comme un "rattachement" du reste des PdlL par décret. Aucun décret n'a partitionné la Bretagne, la partition date de la Révolution française je vous le rappelle, disparition de la Bretagne et création de 5 départements sur un territoire correspondant grosso-modo à l'ancienne province. Il faut rétablir la réalité historique. Et la province de Bretagne, il n'y avait pas de droit de vote. Aucun référendum out élections n'ont montré un attachement populaire à un périmètre à un quelconque moment de l'Histoire, c'est justement l'occasion.

Craindre le résultat des votes est suspect et en dit long sur la conception de la Démocratie de certains...

Alan-Erwan Coraud
Mardi 14 juillet 2020

Killian Le Treguer Beaucoup de confusion dans votre commentaire et un procès d'intention à mon endroit ! Je pense avoir été clair ? 1° J'invite mes compatriotes qui veulent agir politiquement à rejoindre les partis politiques bretons. 2° A ne pas rejoindre des partis politiques français 3° Peu importe le président seul compte le fait qu'il a un pouvoir absolu quand il est en fonction. Donc qui peut l'approcher pour le motiver ? Car, nous en sommes là, comme sous Louis XIV il faut approcher du soleil ! 4° Nous sommes un peuple, une nation, nous devons agir en fonction de cette appartenance. La Corse, la Catalogne, l'Écosse nous montrent la voie. Je ne veux pas être méchant avec les nouveaux élus verts pro-bretons de Nantes ou d'ailleurs, je dis seulement qu'ils sont encartés dans des partis français et que de ce côté là il n'y pas d'espoir. J'ai écrit dans cette chronique que 75 ans de notables bretons de tous bords encartés dans des partis "traditionnels" ont montré l'enfarinage permanent que nous subissons. Le temps est venu de construire un projet breton. Ce sera long et difficile mais le temps joue pour nous. A Galon

Jiler
Mardi 14 juillet 2020

Trugarez deoc'h A E Coraud evit ho pennad skrivet fraezh ha gant kalz a spiswel.

Merci A E Coraud pour votre clairvoyance, et merci de la partager sur ABP

Killian Le Tréguer
Mardi 14 juillet 2020

A M. Coraud, il y a méprise, j'ai cité un message de jo charruau. Mon message ne vous était pas adressé.

Jean Y
Mercredi 15 juillet 2020

L'affaire n'est pas claire. Merci Alan de soulever des questions.Un activisme de gauche serait-il en route ? La réunification est pourtant l'affaire de tout un peuple.

En fait je reprends le cours des choses concernant la Réunification, ayant été absent un certain temps. Et je suis surpris.

Bon Johanna Rolland semble plus réceptive sur ce sujet. JM Ayrault c'est maintenant du passé pour Nantes. Le conseil Régional a accepté la main tendue et plusieurs intervenants ont loué la pétition de Bretagne Réunie.

Mais la veille à Rennes où étaient les présidents de Bretagne Réunie ? Florian Le Teuff représentait sans doute l'association ?

Mais Kévin Jézéquel est en lien avec Mélize !!! il a mis la pagaille à BR en critiquant les présidents alors en pleine pétition. Christophe Prugne est très proche de Jonathan Guillaume porte-parole de Breizhistance au moins à un moment. J'ai du mal à comprendre.

Surtout que Stéphane Péan a fonctionné en parallèle de Bretagne Réunie : en fin de pétition, il crée une asso parallèle et fait faire un sondage sur la réunification au lieu d'offrir ses services à BR

Puis BR porte ses pétitions à l'assemblée nationale et St Péan y porte le résultat de son sondage.

Bretagne Réunie apolitique porte le projet de la Réunification depuis de nombreuses années. Pourquoi faire bande à part ? Effectivement certains doivent déjà penser aux élections futures..

Kristof Bourdelier
Mercredi 15 juillet 2020

@Jean Y - Gauche, Droite ... Qu'est-ce que ca change ? :') Tant que les personnes engagees dans cette entreprise d'obtention de la Reunification de la Bretagne sont positives efficaces et concentrees sur l'objectif a atteindre, je ne vois pas bien ou est le probleme :') Profitons plutot de ce momentum qui apporte beaucoup d'espoir et voyons ce que nous pouvons apporter et comment nous pouvons contribuer a ceux qui font ce qu'il faut pour que cette Reunification se fasse apres bientot 65 ans de cette region technocrate des "Pays de la Loire"(sic) :') 44 = BZH

jo charruau
Mercredi 15 juillet 2020

Récapitulatif :

K. Le Tréguer : Personnellement, il me parait totalement inconcevable d'interroger les habitants

du 44 d'un côté sans interroger ceux de la région Bretagne.

C.R. Bretagne : 10 juillet : proposition n° 13 : consulter la population via un référendum. La

commission CR demande au président Loïg Chesnais-Girard de contacter le

gouvernement sur le sujet.

Article OF 44 : article de Pauline Boutin du 13 juillet : Loïg Chesnais-Girard le président de

l'assemblée régionale, plaide pour un référendum sur le souhait, ou non, des habitants de Loire-Atlantique de rejoindre la Bretagne. "La clef est là" insiste-t-il.

Nous en sommes là.

S'il doit y avoir un contact avec l'exécutif parisien, il vaut mieux s'adresser à Emmanuel Macron, plus réceptif à mon avis. Il a aussi le pouvoir décisionnaire.

Si K. Le Tréguer désire un référendum dans chaque département breton qu'il s'adresse au président Loïg Chesnais-Girard. Le plus difficile est de récolter les 10 % de signatures. Je me suis déjà exprimée sur les référendums.

Normalement c'est à l'association représentative Bretagne Réunie de prendre les devants et de trancher.

Quant aux élus pro-bretons élus à Nantes, ils ont préféré se rallier au 2ème tour des municipales à la liste de Johanna Rolland plutôt qu'à la liste LFI.

C'est vraiment prématuré de les juger. Ce sont, certes, des spécialistes de la communication, des réseaux sociaux, ils surfent dans la mouvance verte et populaire, ils intéressent la jeune génération montante. Qu'ils s'engagent pour la réunification de la Bretagne, tant mieux.

Jean Y
Mercredi 15 juillet 2020

@ Kristol --- D'accord, peu importe gauche, centre ou droite.

Je ne suis ni de gauche ni de droite mais pour l'union dans le seul objectif de la Réunification. Il ne s'agit pas de vie ou de mort donc la fin ne justifie pas les moyens.

Cherchons l'union du peuple dans le respect des uns et des autres en mettant de côté les appartenances politiques. Ce n'est pas impossible si les égos s'abstiennent. Et on se battra après la réunification, s'il le faut.

Ces personnes qui sont allées à Rennes, se sont inscrites à BR, reconnue pour être apolitique. Pourquoi en pleine pétition ont-elles attaqué de suite la présidence qui les avait bien accueillies, avec bienveillance ? Selon vous cette attaque était de l"action"? La pétition de BR n'en était pas? L'abnégation des militants qui ont fait signer n'en était pas?. Ni celle de ceux qui sont allés à vélo à Paris ou les ont accompagnés par d'autres moyens? Pas non plus la partie invisible de la gestion de BR ?

Pour se faire ouvrir les portes d'asso ou d'institutions, de médias de Nantes, ces personnes se sont présentées en tant que "Bretagne Réunie" en refusant la présence des présidents. Oui : incroyable n'est-ce pas? La notoriété a peine acquise, ce groupe a changé de nom..Nantes Lab puis à la Bretonne. .C'est de l'action? Si oui quel qualficatif donner?

Cautionnez-vous le président du Conseil Régional de Bretagne dans son échange méprisant à Marc Le Fur qui s'exprimait pourtant aimablement. Au lieu de dire "allons-y ensemble". Qui en a fait le plus pour la Réunification?

Pourtant la question n'est pas là. L'objectif est d'y aller ensemble : c'est celui de Bretagne Réunie.

Rafig
Mercredi 15 juillet 2020

Un bon résumé de 50 ans de vie politique française et autant de coups et de trahisons contre l'unité de la Bretagne, la préservation de sa langue et notre avenir commun.

Attention au coup de grâce de la part des "bretons" "harkis" du parti socialiste qui vont nous doubler et nous "proposer" leur Grand West. Si les élus de B4 veulent la réunification qu'ils parlent directement avec le président de la République.

Alan-Erwan Coraud
Mercredi 15 juillet 2020

J'ai ajouté dans mon article l'exemple d'un élu UDI :

Je peux citer aussi Maurice Perrion de l'UDI, maire de Ligné -44- et Vice-Président du CR des Pays de Loire ex signataire de la charte des élus pro b5 en 2002 et maintenant hostile à la réunification.

Pour ceux qui n'auraient pas compris que le sens de mon article vise l'ensemble de la classe politique française et ses ... supplétifs en Bretagne !

D'autre part, le projet de loi contre les séparatismes est également extrêmement dangereux pour nous, peuples minorisés. Comme pour la loi qui voulait protéger l'une et indivisible de l'anglais et qui étouffe notre brezhoneg et autres langues minoritaires, cette loi visant les extrémistes de l'islam se retournera contre les expressions politiques bretonnes, basque, créole etc

Soyons vigilants sur ce projet de loi. Macron depuis 1 an utilise ce terme "séparatisme' à dessein. j'en ai peur.

penn kalet
Mercredi 15 juillet 2020

Alan

Tout à fait d'accord avec votre constat ,seulement que faire face à un tel rapport de force aussi défavorable ? La majorité de la population bretonne est indifférente et a d'autres préoccupations ,sans compter une minorité d'opposants à la cause .Justement les élus de tous bords ne se mouillent pas trop , quand ils se mouillent , car ils n'ont pas la pression d'une opinion publique qui défend la cause bretonne dans son ensemble .Nous sommes dans une impasse .Pour en sortir il faudrait mettre en avant des thèmes mobilisateurs plus populaires ,à l'exemple de la grande manif de soutien au CMB en janvier 2016 .

(voir le site)

Killian Le Tréguer
Mercredi 15 juillet 2020

"Soyons vigilants sur ce projet de loi. Macron depuis 1 an utilise ce terme "séparatisme' à dessein. j'en ai peur."

Tout à fait d'accord avec vous, ce terme devenu un leitmotiv du pouvoir enplace est qui plus est repris par les médias. Ce terme n'est vraiment pas anodin et ne concerne en plus absolument pas les problèmes de radicalisme religieux. Le terme est totalement inapproprié.

Macron nous prépare un seul coup, une nouvelle régression dont il a le secret. Une intimidation à vaste échelle qui touchera les partis politiques, notre langue, la liberté d'expression, l'organisation politique de la France

C'est un ultra-jacobin, je ne comprends pas la complaisance dont fait d'ailleurs part de nombreux intervenants ici. On nous présente même le nouveau Premier Ministre qui vient de faire aujourd'hui son discours sur le futur projet de loi anti-sécessionniste comme un défenseur des indépendantistes catalans. C'est une blague !

Killian Le Tréguer
Mercredi 15 juillet 2020

La réunification de la Bretagne, c'est une sécession des Pays-de-la-Loire.

N'oublions pas que cela trotte dans n'importe quelle tête jacobine.

Kristof Bourdelier
Jeudi 16 juillet 2020

@Jean Y: Merci pour votre reponse :') Je suis un peu loin -geographiquement- de tout ca (originaire du comte Nantais, j'habite pour l'heure en Pologne) - J'ai participe a l'action a Velo "les 105,000 petitions a Paris" (sur le segment S~Nazerr/S~Nazer/S~Nazaire => Lavao/Gwal-Liger/Lavau) - J'aime beaucoup ce que fait Breizh Unvan / Bretagne Reunie et si la Reunification de la Bretagne n'est pas, comme vous le dites justement, une question de vie ou de mort, c'est neanmoins une question qui devrait etre centrale pour les gens qui s'interessent a la Bretagne, qu'ils soient Bretons (habitants de la Bretagne B5 + diaspora + Bretons de coeur) ou pas car elle pose la question de ce qu'est la Bretagne - Pour ce qui est des territoires dits "a forte identite"(sic) de l'etat Francais (pour ne parler que de ceux-la) la Corse est une ile, le Pays Basque une langue (meme si l'Occitan y est aussi parle depuis longtemps) l'Alsace un droit (local, comme pour la Moselle dite de culture Germanique) la Bretagne un territoire (peninsule largement ouverte sur les mers mais aussi sur le continent - deux langues endemiques comme en Ecosse - pas de droit local) aux frontieres stables tres longtemps (un cas unique en Europe) - La Reunification de la Bretagne est un combat qui ne justifie pas tout et il est important de communiquer -toujours dans la bienveillance- et oui, l'adversite est tout autant le soutien mou du peuple de Bretagne que l'indifference politique - Je suis d'accord avec vous - Il est regrettable que les gens se fachent et qu'il y ait des vexations &c. - Pour autant, je suis satisfait de voir les choses vont de l'avant ... enfin - Je suis militant depuis 2010 et pendant ces 10 longues annees, rien n'a bouge - Et s'il existe beaucoup de combats importants (changement climatique, pour n'en citer qu'un) la Reunification de la Bretagne est aussi importante pour moi :') Sans Reunification de la Bretagne, le mot "Bretagne" ne veut plus rien dire - C'est juste une region Francaise :') A nous de definir la Bretagne de demain avec ceux qui se battent pour ce projet ... ou sans eux le mieux etant de se battre ensemble car la division, comme toujours, ne fait le jeu de personne :') 44 = BZH

Kristof Bourdelier
Jeudi 16 juillet 2020

@Jean Y: Merci pour votre reponse :') Je suis un peu loin -geographiquement- de tout ca (originaire du comte Nantais, j'habite pour l'heure en Pologne) - J'ai participe a l'action a Velo "les 105,000 petitions a Paris" (sur le segment S~Nazerr/S~Nazer/S~Nazaire => Lavao/Gwal-Liger/Lavau) - J'aime beaucoup ce que fait Breizh Unvan / Bretagne Reunie et si la Reunification de la Bretagne n'est pas, comme vous le dites justement, une question de vie ou de mort, c'est neanmoins une question qui devrait etre centrale pour les gens qui s'interessent a la Bretagne, qu'ils soient Bretons (habitants de la Bretagne B5 + diaspora + Bretons de coeur) ou pas car elle pose la question de ce qu'est la Bretagne - Pour ce qui est des territoires dits "a forte identite"(sic) de l'etat Francais (pour ne parler que de ceux-la) la Corse est une ile, le Pays Basque une langue (meme si l'Occitan y est aussi parle depuis longtemps) l'Alsace un droit (local, comme pour la Moselle dite de culture Germanique) la Bretagne un territoire (peninsule largement ouverte sur les mers mais aussi sur le continent - deux langues endemiques comme en Ecosse - pas de droit local) aux frontieres stables tres longtemps (un cas unique en Europe) - La Reunification de la Bretagne est un combat qui ne justifie pas tout et il est important de communiquer -toujours dans la bienveillance- et oui, l'adversite est tout autant le soutien mou du peuple de Bretagne que l'indifference politique - Je suis d'accord avec vous - Il est regrettable que les gens se fachent et qu'il y ait des vexations &c. - Pour autant, je suis satisfait de voir les choses vont de l'avant ... enfin - Je suis militant depuis 2010 et pendant ces 10 longues annees, rien n'a bouge - Et s'il existe beaucoup de combats importants (changement climatique, pour n'en citer qu'un) la Reunification de la Bretagne est aussi importante pour moi :') Sans Reunification de la Bretagne, le mot "Bretagne" ne veut plus rien dire - C'est juste une region Francaise :') A nous de definir la Bretagne de demain avec ceux qui se battent pour ce projet ... ou sans eux le mieux etant de se battre ensemble car la division, comme toujours, ne fait le jeu de personne :') 44 = BZH

Anne Merrien
Jeudi 16 juillet 2020

Je ne crois pas qu'un décret soit suffisant pour réunifier la Bretagne. Le découpage actuel a certes été bâti sur un obscur décret de 1938, cependant il est entré dans la loi depuis 1972.

L'argumentaire référendaire de Bretagne Réunie s'appuyait sur la loi de réforme territoriale de 2015. Etant admis que le Conseil départemental de Loire Atlantique pouvait se prononcer, la population du 44 le pouvait aussi, dès lors que 10% du corps électoral pétitionnait en ce sens. Mais la loi n'a pas été appliquée. Aucune explication n'a été donnée et cela n'a pas ému grand monde non plus.

L'article de loi portant sur le droit d'option a eu tout de même le mérite de donner une espèce de cadre légal à un référendum dans le 44 portant sur la B5, ce qui a motivé les militants de la réunification : les 10% ont été recueillis trois mois avant l'échéance. C'est un exploit qui restera dans l'Histoire de la Bretagne. A titre de comparaison, la pétition contre la privatisation d'ADP n'a pas atteint 2,5%.

Killian Le Tréguer
Jeudi 16 juillet 2020

Les initiatives de Bretagne Réunie sont intéressantes mais à mon sens la réunification ne se fera pas avec des choses convenues, en respectant les codes de ceux qui ont crées eux-même cette situation. M. Coraud a par exemple rappelé une liste d'élus qui ont signé des pétitions, amendements etc puis sont devenus les plus grands promoteurs de la Région Pays-de-la-Loire en occupant des bons postes.

Si l'on y réfléchit deux secondes, cela veut dire que pour le moindre arriviste qui veut faire carrière en Loire-Atlantique, la Bretagne est une opportunité à saisir pour se faire connaitre mais aussi pour monnayer plus tard des fonctions.

Donc les listes de signataires, les pétitions sont contre-productives en fait...elle donne une liste de noms de personnes à nos opposants. Cela sert juste à cela.

patrick lecat
Vendredi 17 juillet 2020

J'aimerais bien connaître l'identité de Jean Y. Je doute que ce soit un membre de BR car il n'a rien compris à la situation.

Les gens du comité local de Nantes n'ont pas attaqué la présidence de Bretagne Réunie en pleine pétition. Au contraire ils ont participé au succès de cette pétition d'une façon déterminante au cours de l'année 2018.

L'origine du conflit entre eux et la présidence remonte au plus tôt au mois de mars 2019 quand ils ont voulu prendre la parole au cours de l'assemblée des comités locaux alors que la présidence leur avait défendu de le faire. Ensuite ils ont été accusés d''avoir boycotté l'opération de portage des signatures de St Nazaire à Paris lors de l'étape de Nantes ce qui semble être démenti par les faits. Et puis il y a semble-t-iol eu la lourdeur des relations avec la présidence qui voulait être invitée à leurs réunion, participer à leur entrevue avec la maire de Nantes etc. Pour finir il y a eu cette convocation par lettre recommandée de chacun des membres du CL de Nantes à "comparaître" devant le CA de Bretagne Réunie. Malgré ces dyssentions il n'en reste pas moins que le CL de Nantes est le plus actif et le plus dynamique des CL de Bretagne Réunie et de loin.

Qu'ils aient voulu avoir les coudées franches pour soutenir les forces pro-bretonnes dans le conseil municipal de Nantes et aient fondé "à la bretonne" pour ce faire me semble compréhensible.

Alan-Erwan Coraud
Samedi 18 juillet 2020

Je reprends une partie de l'article de OF avant la manif du 28 Septembre 2019. "L’association Bretagne réunie qui, curieusement, n’appellera elle pas à manifester ce samedi ! "Cette manifestation est récupérée par des mouvements de gauche, qui viennent avec d’autres arguments que la réunification, nous n’en voulons pas…", indique Paul Loret, co-président de Bretagne réunie. Il regrette d’ailleurs "n’avoir pas été consulté" avant l’organisation de ce rassemblement.

L’UDB regrette que cette manifestation «ne se fasse pas dans le cadre d'une "maison commune». Mais elle permettra tout de même aux pro-Bretagne à cinq de se compter. Elle doit « rendre visible le soutien populaire à l’idée d’un référendum sur l’évolution institutionnelle de la Bretagne », encourage la Coordination démocratique de Bretagne. Selon l’ampleur de la mobilisation, on mesurera donc la "popularité" de cette ancienne revendication. Avec ou sans Bretagne réunie.

RESULTAT : Une mini manif avec force drapeaux rouges et quelques noirs ou rouges et noirs.Des slogans anti-capitalistes et anti plein de choses. Une MARGINALISATION du combat breton pour la réunification. N'oublions pas.

Frank K
Samedi 18 juillet 2020

Chacun refait l'histoire à sa façon. Mais les faits sont là.

Désolant en tout cas que certains ne comprennent pas ce qu'est une association apolitique.

Qui en 2017 a participé à la construction de la « coordination démocratique » réunissant les groupuscules d'ultra-Gauche ? Le deux responsables du CL nantais. Dont un était issu de ce milieu..

Dans le défilé de 2019, cité plus haut, organisé par cette « coordination démocratique » qui du CL nantais défilait ? K Jézéquel responsable du CL nantais. Au côté de Mélize que les bretons connaissent bien.

Quel est le nombre de signatures réalisées par K Jézéquel, C Prugne et Florian Le Teuff lors de la pétition de Bretagne Réunie ? Décisive?

Activité : dès le début critiquer la présidence.... Quand on arrive et qu'on est insatisfait à ce point, on s'en va ailleurs. Sinon c'est qu'on a un objectif. Pourquoi avoir attendu 2 ans et demi en fréquentant l'ultra gauche ou les progressistes ? Puisqu'ils n'étaient pas bien à BR.

Qui portait la parole de BR sur les réseaux sans autorisation ?

Qui est venu à Nantes en commun sous le nom de Bretagne Réunie et s'est empressé de communiquer sous un autre nom : Nantes Lab puis à la bretonne. Les responsables du CL nantais.

Quel objectif?

Anne Merrien
Samedi 18 juillet 2020

Si un décret suffisait pour réunifier la Bretagne, alors un décret suffirait aussi pour créer la région ouest... S' "ils" ne l'ont pas fait, c'est qu'une loi est nécessaire.

Yann D
Dimanche 19 juillet 2020

Alan Coraud lance un vrai débat. Doit-on aller vers un référendum ?

Certains sondages sont encourageants mais ne portent que sur un nombre limité de personnes. La pétition des 100 000 fut une entreprise colossale. Le résultat fut décevant même s 'il était prévisible. Cependant c'est un repère pour longtemps. Et il fallait la faire afin d'utiliser le droit d'option et montrer à la France que l'on n'oublie pas la Réunification.

Comment créer une opinion favorable à la Réunification ? C'est le point crucial pour un référendum. Dans le contexte actuel avec les conséquences de la pandémie, et un avenir incertain, mettre ce débat sur la place publique ne serait pas une bonne chose. Ce serait, pour certains,considéré comme déplacé. Cependant il faut y réfléchir. La naïveté en politique ne pardonne pas.

Excellente idée de réfléchir au sein de nos associations sur la stratégie à adopter, référendum ou pas.

Dans une campagne pour un référendum, les journaux, les médias classiques, peuvent être manipulés par les maires ou autres élus. Quant aux réseaux sociaux ils sont à considérer avec prudence.

Concernant le fait que les villes soient le terreau le plus favorable dans la lutte pour la réunification c'est crédible au vu, en particulier, de la densité humaine et des facilités de communication pour les joindre. Mais de nombreux arrivants s'y installent en grand nombre.

Penser que dans l'absolu les zones rurales sont à considérer avec autant sinon plus d'attention. Elles sont sources pour les villes de leur alimentation, de leur respiration dans plusieurs sens du terme et sont peut-être plus ouvertes sur la question de la réunification.

jakez Lheritier
Mardi 28 juillet 2020

référendums :

les résultats ne sont pas respectés;

rappel:

Celui de 1969 entrainant le départ de de Gaulle.

Non: mais appliqué quand même pour mettre en place les régions proposées par M Debré.

le traité de Lisbonne, concocté par Valérie Giscard d'Estaing:

Non mais appliqué quand même.

La consultation sur l'aéroport de NDDL:

Pour les électeurs de Loire Atlantique seulement.Contredit par Macron.

Et je ne pense pas du tout qu'un référendum dans un an,pas dans deux,etc soit organisé sur ce seul thème.

Le vrai référendum serait que les organisations politiques bretonnes s'unissent pour les élections départementales et "régionales" B4..?.

Hors de drôles de tripotages semblent se tisser encore pour faire croire que la solution viendra d'en haut avec les appareils parisiens.

Des marches partant des Bro qui convergeraient vers Rennes ou Nantes sont à organiser avant un reconfinement total.

En Aout....?En Septembre,au printemps 2021 avant les élections....?

ANTI-SPAM : Combien font 2 multiplié par 1 ?
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yoran embanner