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- Communiqué de presse -
Démantèlement des vieux navires, Brest ou Bordeaux ? Que font les parlementaires bretons ?
Le développement grandissant du trafic maritime, vecteur essentiel des échanges mondiaux, multiplie le nombre de navires et, en conséquence, les besoins liés à la démolition des unités en fin de vie. Le Parti Breton s’en est inquiété très tôt, notamment en soutenant le combat de Jean-Paul Hellequin, président de « Ar Mor Glaz »
Yves Pelle pour Parti Breton - Strollad Breizh le 13/07/10 22:11

Le développement grandissant du trafic maritime, vecteur essentiel des échanges mondiaux, multiplie le nombre de navires et, en conséquence, les besoins liés à la démolition des unités en fin de vie.

Le Parti Breton s’est inquiété très tôt, notamment en soutenant le combat de Jean-Paul Hellequin, président de « Ar Mor Glaz », de la création d’une filière de déconstruction à Brest, ville qui possède tous les atouts pour l’accueillir et la développer.

Il faut de plus rappeler que plusieurs bateaux de la marine nationale pourrissent et polluent depuis des années, en toute impunité, dans les méandres de l’Aulne, en pleine zone Natural 2000, ceci malgré le Grenelle de l’environnement, qui ne semble pas concerner l’armée.

Or, c’est bien justement, la marine nationale qui impose à la population brestoise, son refus d’y voir naître une filière de déconstruction, empêchant par là-même le développement d’une industrie d’avenir et la création de centaines d’emplois. Par un communiqué en date du 5 février 2010, le Parti Breton dénonçait déjà les propos du chef d’État-major de la marine, qui n’hésitait pas à déclarer : « les navires iront se faire déconstruire ailleurs », un ordre donné par ce militaire aux civils bretons de rentrer dans le rang en silence.

Les péripéties autour du Clemenceau, nous à permis d’apprendre qu’il existait en Angleterre ce genre de filière et qu’elle employait plusieurs centaines de personnes. Impossible dès lors de le nier plus longtemps. Le rapport de M. Pierre Cardo, ex député de la région parisienne – s’agissant de la mer en Bretagne, on aurait pu s’attendre à une femme ou un homme politique breton ! – ne pouvait, bien sûr, qu’aller dans le sens décidé par la marine française, à l’autorité toute puissante en Bretagne.

Au même moment, de vieux navires poubelles rouillent sur les quais, perturbant par leur présence, le trafic commercial du port de Brest. Mais, à part l’économie brestoise, qui cela gêne-t-il ? Les marins de ces bateaux ventouses ne doivent d’ailleurs leur survie qu’au travail acharné de M. Jean-Paul Hellequin, auquel le Parti breton renouvelle son soutien.

Ainsi donc, en a décidé le pouvoir parisien : aux Bretons, la pollution des vieilles coques rouillées ; à Bordeaux – fief d’une personnalité politique française à la grande influence – la mainmise sur la déconstruction et les bénéfices économiques allant avec.

Le maire de Brest n’a rien fait pour défendre le dossier de sa ville, par souci peut-être du maintien de l’image de Brest, où il ferait bon vivre mais pas travailler ? Mais sans doute davantage par manque de volonté de s’opposer à la toute puissante marine nationale.

Tout ceci, démontre, une fois de plus, que, sans un pouvoir politique breton fort, la Bretagne restera à la merci des décisions autoritaires de l’État français, quelles qu’en soient les conséquences sur le dynamisme économique et la population locale.

Le Parti Breton réitère sa demande d'une base de déconstruction de bateaux à Brest. Le Parti Breton demande au maire de Brest et aux parlementaires du Finistère de prendre leurs responsabilités.

Pour le Parti Breton, le porte-parole, Émile Granville

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