Avec l’UDB pour une terre sans pesticide. Marche à La Torche en Plomeur (29)
Communiqué de presse de Union Démocratique Bretonne / Unvaniezh Demokratel Breizh

Publié le 20/03/12 13:23 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

L'UDB appelle à participer au rassemblement "Pour une terre sans pesticide" au parking de la Torche en Plomeur, le dimanche 25 mars 2012. Pique-nique à 12 h et marche à 14 h.

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La publication du dernier Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire du 21 février 2012, consacré essentiellement aux enjeux environnementaux sur la fertilité humaine, attire inévitablement l'attention sur le lien que pourrait avoir les pesticides sur l'augmentation de certain cancers et la baisse de fertilité.

Il est vrai que les résidus de pesticides, tant dans l'alimentation animale ou humaine que dans l'eau en général, posent des questions de santé publique. Ainsi l'étude menée par Générations Futures (ex-Mouvement pour le droit et le respect des générations futures) en 2011, autour de l'analyse du menu type conseillé par les autorités sanitaires (5 fruits et légumes différents par jour), concluait en ces termes : "Ce menu type, qui aurait pu être préparé à la maison par toutes les mamans, comporte PCB, quinoxyfène, arsenic ou myclobutanil. En clair, 81 substances chimiques, dont 42 sont classées cancérigènes possibles ou probables, 5 substances classées cancérigènes certaines et 37 substances susceptibles d'agir comme perturbateurs endocriniens ".

Concernant la comparaison entre menu type bio et menu type conventionnel, aucun fruit ni légume bio ne porte de traces de pesticide. Le menu complet comprend des traces de 2 résidus de pesticides en version bio, contre 37 dans sa version agriculture conventionnelle. Ainsi, dans une journée, suivant le menu-type de Générations Futures, le consommateur ingère 0,027mg de résidus de pesticides s'il mange bio, et 6,027mg de résidus de pesticides dans le cas contraire. Le menu bio compte donc 223 fois moins de résidus de pesticides que le menu conventionnel ! Un gouffre qui n'est pas sans conséquences sur la santé, puisque la plupart de ces pesticides sont cancérigènes ou sont des perturbateurs endocriniens. Huit molécules trouvées dans les fruits et légumes de l'agriculture conventionnelle sont même interdites en France et/ou au niveau de l'Union européenne.

Cette enquête démontre que le bio protège les consommateurs des risques éventuels dus à la présence de nombreux résidus de pesticides dans les aliments conventionnels. Elle apporte aussi une réponse chiffrée à un argument des détracteurs du bio. Ceux-ci mettent en avant que les cultures bio ne se faisant pas sous cloche, les champs bio pourraient être contaminés par des pesticides pulvérisés sur les champs conventionnels. Les résultats tendent à infirmer cette hypothèse ; les producteurs conventionnels doivent être rendus responsables des pollutions occasionnées chez leurs voisins.

Pour l'UDB, on ne doit plus attendre pour mettre en œuvre l'interdiction définitive de ces pesticides perturbateurs endocriniens aux effets cancérigènes, telle qu'elle est prévue par l'Annexe II du nouveau règlement sur les pesticides 1107/2009 CE de l'Union européenne. La France doit s'engager en ce sens en privilégiant la précaution, la prévention et la santé humaine face aux lobbies de l'agrochimie qui usent de leur influence occulte pour suggérer, dans l'opacité des comités d'experts, les critères qui serviront à sélectionner les pesticides perturbateurs endocriniens qui devront être définitivement exclus dès décembre 2013.

Mona Bras

Porte-parole de l'Union démocratique bretonne

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