LAB, STC, SLB unis contre la répression

-- Politique --

Communiqué de presse de SLB
Porte-parole: Erwan Ledu

Publié le 7/07/07 10:50 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Ces jours ci le STC, le SLB et LAB organisent une session de formation commune à bayonne. Nous reproduisons ci-après l'article du Journal du Pays Basque qui est consacré car une fois de plus c'est aussi l'occasion de réaffimer notre solidarité avec les marins STC. Vous pouvez d'ailleurs encore signer la pétition : (voir le site) POur le SLB Morgane Cotten

Solidarité syndicale avec les marins corses ·LAB et la plateforme des syndicats de Nations sans Etat soutiennent les syndicalistes de la SNCM devant être jugés

«Tous ceux qui pensent que l'action syndicale ne peut se traduire en justice doivent se mobiliser», ont lancé hier les syndicats LAB, SLB (Syndicat des travailleurs bretons) et STC (Syndicats des Travailleurs Corses) réunis à Bayonne pour une formation commune (lire aussi ci-contre).

Tous membres de la plateforme des syndicats de Nations sans Etat (ils sont douze au total), ils comptent bien agir alors que se profile le procès de quelques-uns de leurs membres: les marins corses du STC qui s'étaient emparés du ferry Pascal Paoli pour protester contre la privatisation de la SNCM (Société Nationale Maritime Corse Méditerranée). Ceux-ci doivent être entendus le 18 juillet prochain par le juge d'instruction qui devrait leur faire connaître les échéances à venir et sans doute les chefs d'inculpation avant un prochain procès. «Les marins peuvent être inculpés d'acte de piraterie l'équivalent d'un détournement d'avion pour les bateaux et de séquestration de personnes entre autres, des inculpations relevant de la Cour d'Assises», a expliqué Jean-Luc Morucci, responsable du STC.

Pour la plateforme, qui estime que «s'attaquer à l'un des siens, c'est s'attaquer à tous», le procès qui se profile équivaut à de la «criminalisation de l'action syndicale».

«On ne va pas laisser passer ça comme ça», a déclaré Dominique Jolivet, secrétaire général du SLB. Rappelant l'intervention musclée des hélicoptères et des hommes du GIGN pour neutraliser les marins du STC, il a relevé la «disproportion» entre l'action et la répression. «La riposte a été énorme face à une action pacifique», a-t-il estimé.

«Cette action a été une réaction d'indignation face à la vente à un prix dérisoire de la compagnie publique. Ici l'instrument de travail des marins est un bateau. Cela correspond simplement à une occupation d'usine comme on en voit tant», a expliqué Jean-Luc Morucci en soulignant encore le caractère syndical de l'action.

«Nous ne demandons pas aux gens d'être d'accord avec la forme de l'action mais seulement de se mobiliser pour dire que c'était bien une action syndicale», a-t-il poursuivi. Une pétition dans ce sens va être lancée le 16 juillet prochain. Pour l'instant, aucune centrale syndicale n'a apporté son soutien au STC hormis l'union corse de la CGT.

«LAB est évidemment solidaire de ces marins. La défense de l'emploi et la lutte contre les restrictions publiques sont des points qui nous unissent», a avancé Ramon Fano, responsable Transports et Mer du syndicat basque. «Dans ce cas précis, nous sommes face à un procès politique. Si l'action avait été menée par un syndicat majoritaire, le procès ne serait pas à l'ordre du jour», a-t-il affirmé.

D'ailleurs, les syndicats ont rappelé une action survenue il y a une quarantaine d'années où des marins CGT de Dunkerque avaient pris le large à bord du France durant plusieurs mois sans être inquiétés par la suite.

«Les mêmes droits pour tous les syndicats»

Si LAB, SLB et STC étaient réunis hier à Bayonne, c'était d'abord pour participer à une formation organisée en commun. «Nous n'avons pas accès aux organismes dont bénéficient les syndicats majoritaires. Il faut à chaque fois que l'on prouve que nous sommes représentatifs», a expliqué hier Dominique Jolivet, secrétaire général du syndicat breton SLB.

Les syndicats ont dénoncé la loi qui les empêche d'avoir accès aux mêmes droits que les autres syndicats. «Cette loi ne nous empêche pas de faire notre travail syndical. Néanmoins, nous voulons bénéficier des mêmes droits que les autres dans les domaines où nous avons démontré plus d'une fois notre représentativité», a indiqué Jean-Luc Morucci du STC.

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