Quand les Bretons arrêteront de se " foutre sur la gueule "

Les récents échanges violents entre le webmaster de l'ABP et le représentant de Bretagne Info ne présagent rien de bon. En Bretagne, ils ne sont pas nombreux ceux.celles qui mouillent leur chemise pour que la Bretagne ait cinq départements, que la langue bretonne ne soit pas à l'agonie totale, pour que les jeunes de ce pays y aient un avenir et un environnement pas trop abîmé par les algues vertes et les intrants chimiques qui tous les jours affaiblissent les sols et les cours d'eau....

Ils ne sont pas nombreux et pourtant, excusez l'expression car je n'en trouve pas d'autres pour qualifier le pathétique, la tristesse, l'accablement qui me prend quand je lis (j'ai arrêté de la lire d'ailleurs) leur prose, "ils se foutent sur la gueule". Car voyez-vous, les Bretons militants de tout poil, de tout bord démocratique et respectant les droits humains (ceux qui militent pour plus de violence, pour plus de race pure, pour moins de place des femmes dans la vie de la cité, ceux là ne figurent pas dans la liste) ne sont pas assez nombreux pour se "foutre sur la gueule".

Le débat de Breizh Impacte rassemblait des gens de bonne volonté et les débats ont été de qualité. Le débat sur les langues de France à Carhaix dimanche n'était pas à la hauteur de ce qu'une grande partie du public attendait : pour la plupart, ils savaient déjà ce qui a été dit, ils venaient pour des perspectives concrètes, des perspectives d'avenir, des envies et des rêves partagés.

Car à quoi rêvent les Bretons ? A plus d'employés à Ofis ar brezoneg ? A des contrats aidés pour toutes les écoles Diwan à la rentrée 2018 ? A un parti alternatif qui ferait fi des différences et des querelles gauloises pour avancer dans une Europe qui se cherche et qui menace aujourd'hui de devenir de plus en plus une Europe du fric, de l'acier et du charbon, de l'uranium et de la police aux frontières ?

Les Bretons sont toujours et depuis de très nombreuses années des "nains politiques". Ce sont des géants culturels qui ont réussi à faire revivre leur culture, leur musique, leurs festivals sont connus internationalement... Mais leur action politique reste morcelée, discrète, confuse. Breizh info n'a pas un mot de breton et est clairement un site d'extrême droite. Bretagne info, un titre trop proche, et qui prête de ce fait malheureusement à confusion, se revendique "breizh ha sokialour", a 150 articles en breton, qu' il faut aller chercher en bas de la page d'accueil. La page Internet du Peuple breton est belle, mais lue par combien de personnes ? Ya ! a une très belle page, uniquement en breton, mais qui la lit ? Quel est l'organe qui rassemble les gens de bonne volonté ? Les femmes (elles sont cruellement absentes dans ce débat) qui font avancer la Bretagne dans beaucoup de domaines, où sont-elles ?

Alors, messieurs, rentrez vos épées, vos glaives, vos boucliers, rangez vos rêves qui ne sont pas assez partagés, et essayer de créer deux ou trois média qui marchent bien, dont les responsables se respectent, s'estiment, travaillent dans le même sens...

Et construisons autre chose, de solide, de collectivement cohérent, bâtissons une démocratie bretonne qui ne soit pas ce combat de chefs gaulois démodé et fatigant. Merci...

-----------------------Droit de réponse de Gael Roblin--------------------

Votre collaboratrice Fanny Chauffin a jugé utile d'écrire "Breizh info n'a pas un mot de breton et est clairement un site d'extrême droite. Bretagne info n'a pas un mot de breton, à part son sous-titre, et est un site d'extrême gauche."

Nous souhaitons attirer l'attention de vos lecteurs et lectrices qu'une rubrique en langue bretonne existe sur notre site et que plus 150 articles y ont été publié, traitant autant du droit des femmes, des militants combattant DAESH au Kurdistan , que des logiciels libres.Lien de la rubrique : (voir le site) Ce ne sont que quelques exemples. Fanny Chauffin a donc soit baclé son article soit sciemment menti.Nous ne sommes pas étonnés outre mesure que l'ABP une fois de plus mette au même niveau extreme-droite et extreme-gauche.

Ho kenlabourerez Fanny Chauffin he deus kavet talvoudus da skrivañ " Breizh info n'a pas un mot de breton et est clairement un site d'extrême droite. Bretagne info n'a pas un mot de breton, à part son sous-titre, et est un site d'extrême gauche" Fellout a ra deomp sachañ evezh ho lennerien ha lennerouzed war ar fed e kaver ur rubrikenn e brezhoneg war hol lec'hienn gant ouzhpenn 150 pennad embannet, diwar-benn gwiriou ar merc'hed, ar stourmerien aet da stourm enep Daesh er c'hKurdistan , pe ar maeziantoù frank a wirioù.Setu liamm ar rubrikenn (voir le site) Sed aze un nebeud skouerioù hepken. Graet he deus Fanny Chauffin re vuan he fennad pe eta livet gevier ha kement se dre zibab. N'omp ket estonet kement se e lakafe an ABP an tu-dehoù pellañ hag an tu-kleiz pellañ war ar memes live"

©agence bretagne presse

.
Cet article a fait l'objet de 1378 lectures.
mailboxEnvoyer par courriel imprimerImprimer

Auteur de l'article :

Kerne Multimédia

Docteure en Breton-Celtique à l'Université de Rennes 2 et au groupe Ermine-CRBC, enseignante au lycée Diwan. Autres sites : Tv bro Kemperle et Tvlise Diwan Karaez. Contributrice à l'ABP depuis 2005 : des centaines d'articles, des centaines de vidéos en français, comme en breton.

Vos commentaires :

Fulup Jakez
Mercredi 1 novembre 2017

Personnellement je ne sais pas à quoi rêvent les Bretons. Ce dont je suis certain, par contre, c'est que oui, renforcer l'équipe de l'Office public de la langue bretonne permettrait d'obtenir sans attendre de nouvelles avancées concrêtes pour la langue bretonne dans la société et ce dans de nombreux domaines : scolarisation, formation, nouvelles technologies, meilleure promotion et visibilité de la langue dans la société tant dans le secteur public que dans le secteur privé par l'approfondissement de la campagne Ya d'ar brezhoneg, sensibilisation des Bretons aux enjeux linguistiques, meilleure communication institutionnelle, meilleure connaissance de la situation de la langue, amélioration des outils linguistiques proposés... Les politiques linguistiques ne se construisent pas à partir de rêves mais avec une stratégie et des budgets publics.

Léon-Paul Creton
Mercredi 1 novembre 2017

"... rangez vos rêves qui ne sont pas assez partagés. "

Certainement pas Fanny, car "Tout ce que l'Homme a Rêvé deviendra un jour Réalité!", Les rêves les plus fous n'ont été que "partagés" par quelques uns considérés souvent comme des fous aussi ! La réussite fait adhérer ...

Le problème est de trouver les quelques uns (en Bretagne) qui iront dans l'arène, ... qui s'exposeront, qui paieront de leurs biens et de leurs personnes.

Puigdemont soutenu par ses amis déterminé, aujoud'hui peut être de ceux-là...

Le moteur de l'Homme est le Rêve ...et lui donne la certitude que tout lui est possible lorsque ce rêve est irrésistible. Le Rêve est l'épée de l'Homme et le fourreau sa litière! Comme on fait son lit , l'on se couche!

Yann Menez Are
Mercredi 1 novembre 2017

N'oublions pas que Diwan était une utopie, et est devenue réalité à la force du travail de militants infatigables, permettant par là même la naissance de Diy yezh et Dihun. Alors continuons à rêver !

Cependant il faut savoir s'unir au delà de nos différences pour franchir de nouveaux caps.

Cela n'empêche pas le débat à la condition qu'il soit constructif et respectueux des personnes.

Alors oui Fanny il y en a marre des débats stériles et des attaques de personnes qui n'apportent rien et découragent les plus modérés à s'investir.

Jean Albert
Mercredi 1 novembre 2017

"Car à quoi rêvent les Bretons ?" De quels Bretons parlez vous donc ? A mon avis cela ne couvre qu'une frange de bas-bretons d'ADN (dont je suis) et de convertis gallos dont certains à l'UDB et autres mouvances ! Rien de rationnel là dedans et beaucoup de divers romantismes alors que rien n'empêche de vivre en breton : aussi bien pour le brezhoneg que pourla culture populaire (ou issue de) : bravo à tous les récents anciens et les jeunes !

spered dieub
Mercredi 1 novembre 2017

Fanny C'hui lavar Bretagne info n'a pas un mot de breton, à part son sous-titre,

Ne ket gwir setu sellet deus pennad bemp po digoret ar liammm so e didan

(voir le site)

En ce qui concerne Breizh info site d'extrême droite ,cela se sent un peu moins depuis un moment ,surtout en ce qui concerne sa proximité avec le FN ,mais au niveau des commentaires diverses opinions s'expriment .Sur le télégramme contrairement aux idées reçues, les idées bretonnes ont droit de cité ,pour preuve les commentaires d'indépendantistes ces jours ci sur les articles concernant la Catalogne ,au moins il y a débat, bien que la mauvaise foi d'un certain Pierre Robes de nuit à sa qualité ,par contre les articles critiques envers la gauche sont parfois censurés sur ce site .Mais ABP censure également et certains intervenants se sentent obligés d'envoyer une volée de bois vert à chaque fois que un commentaire dévie un peu de leurs préceptes .

Paul Chérel
Mercredi 1 novembre 2017

Ce débat ne m'intéresse guère. Passons sur la vulgarité de l'expression ! Les Bretons sont des bagarreurs, c'est souvent la marque du manque d'idées. Mais qui leur fournira des idées ? Leur dire ce qui est écrit dans les journaux qu'ils lisent, leur coller des étiquettes droite /gauche, leur répéter sans arrêt les fumisteries écolos de gens dépourvus des moindres notions scientifiques, est-ce les emballer ? A mon avis , NON ! Par contre, leur dire qu'ils n'ont rien à faire d'être raccordés à Paris par un TGV de plus en plus rapide, que leur CR devrait plutôt s'occuper des liaisons ferroviaires et routières Nord/Sud, moderniser leurs ports qui perdent peu à peu leurs renommées d'antan, imposer la langue bretonne dans les écoles, redessiner une Bretagne conquérante, prospère et recréant son image attractive. C'est cela le boulot auquel devraient s'atteler ceux qui rêvent de reprendre les rênes. Paul Chérel

Yannig Baron
Mercredi 1 novembre 2017

Bravo à Fanny Chauffin pour cet excellente réaction. Pas un mot en trop ou en moins. Un jour ou l'autre le peuple breton va se réveiller car nombre de personnes en on assez de la situation actuelle, du misérabilisme ambiant dans bien des domaines alors que d'autres se portent plutôt bien. Nous avons besoin d'élargir l'horizon de regarder au large et d'agir sur le terrain. Cela va venir...

Yannig Baron

Fañch Ar Vilin
Mercredi 1 novembre 2017

Ar chañs hon eus da gaout ur ger e brezhoneg ha n’en deus ket ar ster gwashaus a zo gant hini ar galleg.

“KENLABOURAT” an hini eo.

Gwelloc’h e vefe d’ar Vretoned KENLABOURAT an eil gant ar re all eget chom da GOLABORIÑ gant an alouber.

Patrik
Mercredi 1 novembre 2017

Bravo pour cet excellent article oui. "Un jour ou l'autre le peuple breton va se réveiller ...." dit Yannig. Oui je l'espère. Pourvu qu'il ne soit juste pas trop tard. Et que les querelles stériles d'aujourd'hui laissent place à un mouvement qui défende haut et fort les couleurs et l'avenir de la Bretagne, de notre Bretagne.

Bevet Breizh

Boned ruz
Mercredi 1 novembre 2017

Il faudrait peut-être déjà éclairer les Bretons... lui raconter autre chose que les dates de fest noz!...Il avait bonne mine notre bon député à ressasser la même recette politiquement correcte, du breton au sein de la vie culturelle bretonne ... je considère que ce n'est pas à la hauteur de notre problème: celui de la honte de nos grands parents, toujours présente chez les cinquantenaires: le maillon inter-générationnel est grippé. Ainsi, les fils devenus pères ont abandonné par faute de pression idéologique et sociétale ( c'est la même chose en France ) Aujourd'hui... je constate que Mr de Varennes Professeur à l'université de Moncton spécialiste du droit des minorités a rappelé à Vannes l' esprit malsain de l'Abbé Grégoire, un de ses collègues, Denis Roy, présent lui aussi à précisé le processus de l'avènement de l'état Français au détriment de la souveraineté du peuple, un ancien représentant du gouvernement Basque a précisé à Kemper, avant les présidentielles ce qu'avait été l'influence néfaste du jacobinisme en Espagne...D'ailleurs, on en voit aujourd'hui probablement une partie du résultat. Et maintenant c'est le représentant de l'Alsace au colloque qui démolit la révolution française et ses conséquences...... Deux Canadien, Un Basque, Un Alsacien, et malheureusement pas de Breton, nous expliquent tout simplement notre problème. Nous on a droit a du politiquement correct... le niveau d'intervention entre nos députés bretons et les représentant de la Catalogne et de l'Alsace est sans commune mesure.... Quand les Bretons seront-ils éclairés? Le "Télégramme" et "Ouest France "agissent en sens inverse... et ils sont lus!

Ug An Dieuzet
Jeudi 2 novembre 2017

On reste toujours à évoluer dans un contexte de lutte et de rapports de force, avec un prétendu ennemi extérieur, alors que le vrai ennemi n'existe pas en-dehors d'un monstre intellectuel qui engendre aigreur et malaise et finit par s'auto-détruire. On pérénise et cultive depuis plus d'un demi siècle la mentalité du colonisé qui se la voit grosse et veut en jeter face à un géant qui au mieux nous ignore.

Bien joli de vouloir planter du breton partout mais tant que, par exemple, on proposera un breton politique et manufacturé qui ne correspond pas à celui qui a été pratiqué ou l'a été au quotidien dans les campagnes depuis des générations alors on patinera dans le pouloutt, on se met le doigt dans l'oeil, la bouche ou ailleurs... Qu'il s'agisse de Ya! ou de ABP on ne lit aucun reportage sur des événements culturels en breton qui rassemblent jusque 500 personnes, comme récemment à Ploudaniel pour POK plijadur o kana ! Par contre des infos à foison sur des débats qui rassemblent quelques dizaines...

Pour ce qui est de ce site, ma foi on y entend guère que des gens qui se veulent tour à tour "journaliste, chercheuse,

-seur, enseignante ou -gnant, conteuse ou -teur etc...

Avec les atermoiements et cris d'effroi que vous donnez à entendre jusqu'à plus soif vous n'avez pas parfois l'impression de tourner en rond ? Quand à votre prétendue cohérence face aux marchands de rêves et d'armes du mouvement breton, eh bien on aimerait pouvoir se retrouver dans le bric à brac de vos multiples casquettes. Allez... un casque pour le maçon au pied du mur ! Nous apporterons truelle et mortier.

Yann pevar
Jeudi 2 novembre 2017

Et quand l’auteur (pardon l’auteuse pour rester dans l’écriture inclusive politically correct) de l’article parlera des classes bilingues publiques et privées sans tout ramener au grall diwan peut-être que oui nous pourrons adhérer à sa démarche ...

Fabrice Cadou
Jeudi 2 novembre 2017

Demat deoc'h,

Araok tagañ n'eus forzh piv eo gwelloc'h bezañ bet kadarnaet ar pezh 'vez embannet.Pennadoù brezhonek zo war Bretagne Info, a bep seurt danvez.N'eus ket nemet mont da welet al lec'hienn hag e kaver aes peadra da lenn.Skrivañ a ran me evit Bretagne Info da skouer, diwar-benn Katalonia n'eus ket pell zo.Da betra bezañ a feiz fall e mod-se ma n'eo ket evit lousaat labour an dud na soñjont ket eveldoc'h?

Avant de critiquer qui que ce soit, il est préférable de vérifier la source. Je peux vous affirmer qu'il y a des articles en breton sur le site de Bretagne-Info.Il suffit d'aller lire sur le site et vous trouverez facilement de quoi lire en breton sur des sujets divers.J'y écris moi-même des articles en breton, comme sur la Catalogne il y a peu.A quoi bon être ainsi de mauvaise foi si ce n'est pour salir le travail des autres?

Marcel C.
Jeudi 2 novembre 2017

Pour l'avenir du breton, y'a pas que la formation, y'a ayssu les conditions de travail. Quand je vois les jeunes, en contrats précaires, salaires minis, horaires extra-large... Aussi la solitude de certains profs des écoles débutant... Le marché du travail en breton est pas plus joli que la moyenne. C'est bien beau de demander aux jeunes d'être "militants", mais ça les fait peut-être pas rêver d'être encore en contrat aidé à 40 ans.

Ug An Dieuzet
Jeudi 2 novembre 2017

Filtrage et censure, il serait bon que chaque contribution soit publiée, ce n'est pas le cas manifestement. Dommage car il en va de la crédibilité de vos propos et de l'aptitude à se remettre en question. en cela vous ne semblez pas différer du journaliste hexagonal lambda qui prêche la parole de celui qui le nourrit

Emilie Le Berre
Jeudi 2 novembre 2017

Selon moi la monté des échanges, moins politiquement correct, depuis plusieurs mois (années ?) montrent que la Bretagne est en train de tirer le bilan de ces dernières décennies. Des débuts de remises en cause de ce qui pouvait passer pour acquis ad vitam eternam sont en train d'apparaître et cela dans plusieurs domaines. Nous ne sommes pas encore dans le dur des questions, ce qui veut dire que le débat va encore s'intensifier. Sachons garder la tête froide et mettons les choses sur la table, pour beaucoup ce sera très désagréable, d'autres ne voudrons pas voir et s'enfermerons dans le déni, quelques uns comprendrons les enjeux.

Une telle agitation est normale parce que l'on perçoit une contradiction entre ce qui nous est déversé comme discours et la réalité constatée au quotidien.

-Les effectifs des classes bilingues ou en immersion augmentent et pourtant la langue bretonne ne cesse de reculer dans le quotidien.

-Un discours écologique très présent et pourtant les dégradations faites au milieu naturel s'emballent. Comportements antinomiques aux discours.

-La bouche pleine des mots comme "démocratie", "droits de l'Homme", "libertés" etc... et quand referundum il y a, le résultat est foulé au pied (EU en 2005, NDDL, Catalogne...).

-Une Union Européenne "unis dans la diversité" mais quand cette diversité s'exprime, la réponse est la menace d'exclusion (Ecosse, Catalogne).

-Une Bretagne ouverte sur le monde sans frontière, mais reject du TAFTA qui aboli ces mêmes frontières, opposition à NDDL tout en célébrant le voyage et la mobilité à grande vitesse.

-Croyance en la technologie, au progrès et confort matériel mais refus de l'exploitation minière.

Personne ne lit la belle presse e brezhoneg ? La forme peut bien présenter, mais le fond ? Les sujets abordés y sont très "cadrés" (pas de vagues, surtout pas de vagues. Pitié ma subvention), on a déjà ouest-france et le télégramme pour ça. Comme cela s'appelle déjà le fait d'apprendre deux fois la même chose dans deux langues différentes ? Que j'aimerais lire des textes "border line" e brezhoneg !

La pensée est encagée depuis trop longtemps en Bretagne, au moindre écart les ligues de vertue (commissaires politiques) étaient là pour remettre sur "le droit chemin" les déviants. Depuis 20 ans, ce qui est peu, l'internet a permis de briser le momopole de la parole. Hier on lisait une publication papier avec laquelle on partageait les idées, ceux habitués à leur monopôle, ne craignaient pas la contradiction par d'autres maitrisant mieux le sujet.

Aujourd'hui sur le web on peut aller voir sur un même sujet ce qu'en pensent différentes sources, de l'individu aux gros média en passant par diverses organisations. Forcément le monopole se fissure, rendant possible l'accès à d'autres schémas de pensée.

Milena Krebs
Jeudi 2 novembre 2017

Oufff ! Des commentaires qui prennent de la hauteur ! Merci...

Ug An Dieuzet
Jeudi 2 novembre 2017

alors réagissez-y ! merci à vous

Jacques
Vendredi 3 novembre 2017

Fanny,

Le mouvement breton a choisi la gauche et l'extrême gauche depuis la fin de la 2GM.

Le but pour nombre de personnes étaient de se trouver une protection acceptable par l'état français mais c'est rapidement devenue une idéologie pour changer le monde (rien que cela) à partir de la Bretagne. Sauf erreur, n'était-ce pas Mona Bras qui disait : "la Bretagne sera socialiste ou ne sera pas..."

En gros, la Bretagne pouvait mourir si elle n'était pas digne du socialiste... beau projet n'est-il pas...

Merci de me dire si cette phrase bien connue n'a jamais été prononcée...! (et surtout si je n'ai pas compris le sens hautement démocratique qui s'y cachait...)

De même pour cette poignée de mains refusée à un représentant d'un parti politique coupable de ne point être d’extrême gauche...

Fanny, j'ai beaucoup voyagé au-travers de la Bretagne mais je n'ai jamais vu quelque chose qui corresponde à votre description suivante : "ceux qui militent pour plus de violence, pour plus de race pure, pour moins de place des femmes dans la vie de la cité...."

Aussi vous comprendrez qu'on puisse souhaiter une explication....

(une explication autre que celle de citer un Boris le Lay... car si cette personne n'existait pas, j'en arrive à me dire qu'il manquerait à beaucoup et bien au delà de ses lecteurs...)

Par contre, j'ai largement rencontré des gens qui voulaient changer la société bretonne contre le souhait des habitants et imposer leur pensée formatée (on dit aujourd’hui : pensée unique) ne reculant selon les interlocuteurs ni en accusation, ni en insultes, ni parfois en menaces physiques... Des personnes qui au nom de leur vision du monde se refusent de parler, de serrer des mains (je l'ai déjà dis...), d'avoir un projet commun avec plus de la moitié de la population bretonne (comme nous l'avons constaté dernièrement dans une vidéo d'ABP). Mais des personnes qui officiellement (?) représentent la générosité, la proximité avec le peuple et l'ouverture sur le monde...

On constate que le mouvement breton a fait erreur depuis plus de 60 ans... que son allié principal, le très jacobin Parti Socialiste français, n'existe plus détruit par l'avidité de sa propre oligarchie...

On constate qu'il n'existe dans le paysage politique breton aucun parti positionné là où se situe l'immense majorité des Bretons...

Les seuls qui s'y trouvent sont des partis "ni-ni", n'exprimant aucune idée qui ne serait pas perçu politiquement correcte par les censeurs professionnels de cette pensée unique...

Par exemple : aucun débat démocratique sur l'immigration... ni sur nos Imans qui perçoivent le viol comme compréhensif selon certains critères... (je doute que c'est à ces personnes que vous pensiez Fanny en évoquant 'le moins de place des femmes dans la vie de la cité...' et pourtant vous semblez très ouverte cette évolution... car personnellement, je n'ai jamais vu de vidéo d'un Breton historique (pas politiquement correct) s'exprimer positivement sur le viol...)

Aujourd'hui les Bretons découvre la situation de la Catalogne... découvre des politiciens professionnels, une nation courageuse, qui agit en portant haut les couleurs et les valeurs de l'Europe... et qui fait face à un bloc homogène de journalistes, de politiciens, d'experts nourris à la pensée unique (la même qui sévit en Bretagne) qui clame à qui veut l'entendre la loi du plus fort et le reniement des valeurs des européennes...

Même sur ABP il est possible de lire un article qui nous explique qu'il y aurait des nations et des peuples qui au nom de la logique et du chiffre se doivent de ne pas avoir les mêmes droits que d'autres... (Philippe a d'ailleurs réagit pour exprimer son désaccord avec cette vision...)

Yannick Baron nous évoque la nécessité d'agir... Que pense-t-il de la problématique actuelle de Diwan et de la manière dont les professeurs et les parents de Dihun pourrait apporter un soutien...?

Emilie le Berre évoque à juste titre l'absence de "border line" même dans les médias 'e brezhoneg'... Évocation qui se rapproche du constat que les écoles bilingues et immersives n'apprennent pas l'histoire à nos propres enfants.... faudrait pas que nos enfants britophones pensent qu'ils sont Bretons.... (Fanny, on ne vous a jamais entendu sur ce sujet... Pas plus que Yannick Baron d'ailleurs : n'y aurait-il rien à dire sur ce sujet?).

Ug An Dieuzet nos évoques que les médias bretons ne s'expriment que rarement sur certains sujets intéressant le plus grand nombre de nos citoyens...

En effet, combien de Breton montent dans un Airbus sans exprimer la moindre fierté pour l'industrie bretonne....

Combien de jeunes bretons jouent aux jeux vidéos "assasin creed""prince of persia" en saluant les américains ou les japonais...

Aujourd'hui il devient clairement évident que le mouvement breton est depuis très longtemps hors jeu...

Car aujourd'hui les Écossais, les Corses et les Catalans nous montre le niveau auquel il faut se hisser.... et la marche est très haute...

Et à l'évidence :

Ce n'est pas avec la pensée développée en Bretagne depuis 60 ans que nous parviendrons à ce niveau...

Ce n'est pas avec cette pensée que le mouvement breton donnera confiance à la majorité des citoyens bretons...

Néanmoins, que nous soyons à faire le constat est déjà un pas important pour croire à nouveau en l'avenir...!

Yannig Baron
Vendredi 3 novembre 2017

Pour " Jacques"

Etant cité dans son article je m'autorise à lui faire remarquer que je ne suis plus à Dihun depuis 2010. Qu'en ce qui concerne l'enseignement de l'histoire que je fais ce que je puis pour depuis plusieurs décades. Que le programme adopté et soutenu par Breizh-ImPacte en 2015 demande que la culture et donc l'histoire soit enseignée par exemple dans le cadre des TAP dans le primaire. Enfin en cette année 2017 nous avons beaucoup travaillé pour marquer le centenaire de la mort de Yann-Bêr Kalloc'h avec pas mal de succès sous différentes formes et aussi en direction des publics scolaires à Groix comme à Vannes. Enfin nous avons réédité le livre du Dr Palaux sur le sujet qui ne l'avait pas été depuis sa parution en ... 1926... Kenavo... Yannig Baron

Jacques
Vendredi 3 novembre 2017

@ Yanning Baron,

Merci pour votre réponse, je l'ignorai...

Mais j'espère que vous partagez ma perception que l'avenir de l'enseignement de la langue, ce n'est pas nos 3 écoles chacune dans son coin, avec celles qui disposent de 100% de cours en Breton mais pas d'argent et celle qui disposent de l'argent mais n'ont que 50% d'enseignement à offrir aux enfants et qui se cachent souvent derrière des affirmations de semi-immersif qui ne représente qu'un semi enseignement.

Je ne sais pas ce que veulent les Bretons, mais il me semble qu'il est nécessaire que s’instaure un dialogue pour que les enfants de Bretagne puissent avoir et l'argent de leur scolarité et l'enseignement immersif réel quelque soit l'école...

Idem pour cette problématique de l'histoire, c'est aux professeurs de prendre leurs responsabilités... (d'autant que la République n'interdit rien en la matière, sauf que ce n'est pas aux programmes)...

Mais là aussi, on peut s'étonner du peu de communication... sachant que ce n'est pas l'ensemble des enfants qui d'eux-même feront le travail que leurs professeurs et leurs écoles ne font pas...

A galon vat,

kris braz
Samedi 4 novembre 2017

La Bretagne un "géant culturel" ? Tu plaisantes ou quoi, Fanny ?

Anne-Claire Cholette
Samedi 4 novembre 2017

@ Jacques

Bonjour, je ne suis pas moi-même bretonnante, mais je sais qu'il existe un professeur d'histoire qui propose depuis plusieurs années des "Cafés Histoire" en langue bretonne gratuits et ouverts à tous. Il parait qu'ils sont très conviviaux, avec des intervenants de plus en plus divers et variés. J'ai entendu dire qu'ils attirent de plus en plus de monde. Certains viennent de loin pour y assister. Les bretonnants me disent que c'est ce qui se fait de mieux pour rencontrer d'autres bretonnants dans la région quimpéroise. Mais vous connaissez sans doute déjà le travail de terrain de ce professeur, un certain monsieur Urien. Je crois d'ailleurs qu'il poste des annonces en breton ici-même sur l'ABP.

Jacques
Dimanche 5 novembre 2017

@ Anne-Claire Cholette,

C'est une initiative très intéressante pour les adultes, il y en a d'autres et je pense que cela va se développer au vu de la demande des citoyens bretons pour connaître leur histoire (ce que vous confirmez)....

Mais vous comprenez que proposer aux collégiens bretons la réalisation de leurs cours d'histoire de Bretagne dans les cafés du centre ville serait des plus particuliers...

Il est temps que les Bretons (à commencer par les professeurs) comprennent qu'enseigner l'histoire de leur peuple/nation aux enfants (même s'ils sont Bretons) fait parti des droits de l'homme/de l'enfant... (donc, il s'agit d'un droit fondamental premier... et non d'un loisir).

Et donc qu'apprendre son histoire ne concerne pas que les enfants brittophones, même si l'exemple devrait venir de leur professeurs avant de se généraliser à tous les enfants de Bretagne.

spered dieub
Dimanche 5 novembre 2017

Bien entendu il faut enseigner l'histoire de Bretagne et du peuple Breton dans tous les établissements scolaires ,et sortir des romans nationaux français et parfois leur pendants bretons .Il ne faut pas remplacer une politico histoire par une autre .Cette logique là, a une une certaine responsabilité dans l'hécatombe de 14 18 de part le bourrage de crane des enfants .A cette époque l'instruction publique évoquait d'ailleurs les deux patries en Bretagne ,malgré la répression linguistique les hussards ont promu un certain sentiment breton dans ce but .

Le Lorc'heg
Mercredi 8 novembre 2017

La question est : avec qui le webmaster d'ABP ne s'est pas encore fritté ! NAF !

Écrire un commentaire :

Combien font 4 multiplié par 7 ?

Publicités et partenariat