Des emplois bretons, en Bretagne, pour les Bretons

-- économie --

Lettre ouverte de L'Alliance Souverainiste Bretonne
Porte-parole: Michel LEGUERET

Publié le 28/12/21 18:58 -- mis à jour le 30/12/21 17:15

Une priorité !

L’augmentation du coût de la vie frappe de plus en plus la population bretonne. Les plus pauvres sont les plus durement touchés. Pour tous ceux qui survivent, qui n’ont aucune marge dans leur budget, l’augmentation des prix du logement, des produits alimentaires… a des conséquences désastreuses. Salariés, chômeurs, retraités, mères célibataires : ils sont toujours plus nombreux à fréquenter les banques alimentaires et autres associations caritatives. D’autres, ou les mêmes, arpentent les marchés, en début d’après-midi, à la recherche de quelques fruits ou légumes abandonnés par les commerçants. La grande misère est de moins en moins confinée aux marges de la société bretonne : elle la ronge de toute part. Elle cesse d’être une exception. Des milliers de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Parmi les travailleurs qui échappent à cet enfer, beaucoup se demandent avec angoisse : « pour combien de temps encore ? » Les budgets familiaux sont amputés de tout le « superflu », aussi modeste soit-il.

Une crise profonde du système

De nombreux facteurs contribuent à l’appauvrissement rapide de la population : le renchérissement de nombreux biens, la stagnation des salaires, voire leur recul, le développement du travail précaire, le chômage, etc. Les économistes s’efforcent d’isoler certains facteurs et de leur trouver une explication conjoncturelle. Il y a, bien sûr, des éléments conjoncturels. Mais ce que les défenseurs de l’ordre établi refusent d’admettre, c’est que ce phénomène économique, pris dans son ensemble, est l’expression d’une profonde crise du système capitaliste, quelles qu’en soient les variations fortuites. Le monde traverse une phase critique de son histoire, la crise capitaliste n’est pas seulement financière, elle est globale. Le peuple breton souffre durement de cette crise et de la politique mise en œuvre par la droite française au pouvoir. La gauche, quant à elle, n’offre aucune alternative, même si pour beaucoup de naïfs cette notion de gauche évoque encore une politique de progrès ! Partout où elle a été au pouvoir, la gauche n’a fait que trahir les intérêts des classes populaires. Pire, elle a instauré des régimes totalitaires et économiquement catastrophiques. Je vous fais grâce des exemples.

Nous vivons un nouvel état du monde. La mondialisation est désormais la réalité de notre quotidien. C’est un processus extraordinairement contradictoire dans lequel s’affrontent chaque jour de plus en plus durement des logiques de renforcement de la domination capitaliste et des besoins d’émancipation. La crise actuelle conforte notre conviction qu’un autre mode développement, une autre conception du développement humain sont nécessaires et possibles. Nous fondons plus que jamais notre engagement de souverainiste breton sur la nécessité de dépassement de ce système capitaliste en crise. Nous ancrons aujourd’hui cette conviction dans une analyse renouvelée des enjeux historiques auxquels notre civilisation est confrontée. La mondialisation tue les emplois en Bretagne.

Contre le système et le capital, notre combat est national

Parmi les revendications indispensables figure un mot d’ordre traditionnel du mouvement syndical, qui n’aurait jamais dû être abandonné : l’échelle mobile des salaires. L’évolution de tous les salaires et des allocations doit être indexée sur l’évolution du coût de la vie. Certains vont peut être trouver dans mes analyses des relents de théories marxistes. Du tout. Mais attention, le capitalisme sauvage, l’attitude de certains financiers apatrides remettent sur pied des théories et analyses d’un autre âge. Le fossé qui se creuse aujourd’hui entre les plus riches et les plus défavorisés justifie aux yeux de certains nostalgiques cette notion de « lutte des classes ». Une autre question, centrale, est celle du chômage, qui voue des milliers de travailleurs bretons aux pires difficultés, tout en exerçant une pression constante sur les salaires de ceux qui ont un emploi. Face à ce fléau que la crise économique ne manquera pas d’aggraver, il faut prendre en compte un phénomène qui devient de plus en plus préoccupant, phénomène que se refusent d’évoquer ces chers représentants syndicaux et leurs amis traditionnels de gauche. Ce phénomène porte un nom :

immigration. Il faut impérativement et dans un premier temps, limiter considérablement la proportion d’immigrés, stopper l’augmentation du flux migratoire, accélérer les procédures contre les étrangers en situation irrégulière. Cette immigration engendre le travail clandestin qui pénalise toute économie saine. Tout le monde le sait. Alors pourquoi ne pas chiffrer cela ? Pourquoi passer sous silence ce qui est une évidence pour de plus en plus de travailleurs ? Voilà une réalité que les travailleurs bretons doivent prendre en considération, mais également tous ceux qui prétendent défendre les intérêts du peuple breton. Par soucis d’efficacité il faut aussi faire reculer, en toutes circonstances, les divisions qui affaiblissent le salariat et le mouvement populaire. Combattre toute forme d’exploitation, d’oppression, de domination suppose de rassembler toutes celles et tous ceux qui en sont victimes, dans la lutte pour s’en libérer. Or, les conditions de cette lutte se sont considérablement modifiées. La mondialisation rapproche les humains en même temps que la domination capitaliste aiguise les antagonismes, divise les salariés. L’affirmation de l’individu est l’enjeu d’un affrontement sur le sens du collectif. Le renouvellement du monde du travail avec le doublement du nombre des femmes salariées depuis les années soixante et le développement du secteur des services, les nouveaux modes d’organisation du travail rendus possibles par les nouvelles technologies de l’information, l’explosion de la précarité, de la parcellisation, des emplois à temps partiel, la mise en concurrence exacerbée à l’échelle européenne et mondiale ont brouillé les repères anciens.

Dans tout ce que nous devons entreprendre, nous devons mettre l’intervention et la participation active des Bretons au cœur de la construction du changement. Face aux dérives autoritaires et à la confiscation des pouvoirs de décision qui caractérisent les processus de mondialisation actuels, la participation des Bretons aux décisions devient une exigence.

Placer sans attendre cette souveraineté du peuple breton au centre de notre pratique et de nos actes politiques doit devenir une marque de fabrique de notre démarche, de notre identité d’aujourd’hui. Il s’agit d’un levier formidable qui implique la nécessité de redonner le pouvoir aux Bretons.


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Vos 4 commentaires
Alter Écho & Ego machin
2021-12-29 10:16:15
Pensez-vous que Zemmour serait une, ou la solution aux problèmes des Bretons et de la BRETAGNE?
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Alliance Souverainiste Bretonne
2021-12-29 15:18:37
Cher Alter Écho & Ego machin, les candidats aux élections présidentielles françaises se succèdent et se succéderont… et le problème pour nous Bretons reste et restera toujours le même !
Nous aurons les promesses habituelles de tous les candidats, leurs discours mielleux, et leur mépris plus ou moins affiché envers un peuple et une communauté ethnique aujourd’hui sans voix, sans droits.
L’avenir de la Bretagne et du peuple breton appartient aux Bretonnes et aux Bretons eux-mêmes.
Vous citez M. Zemmour, nous nous citons l’ensemble des candidats et leur conception jacobine et centraliste d’une France qui perd pied et qui ne nous semble pas prête à se relever !
Pour l’Alliance Souverainiste Bretonne, seule la Bretagne doit prendre son destin en main.
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Kerbarh
2022-01-02 18:56:26
Pourquoi des emplois pour les bretons ? On a besoin des bulgares et roumains pour réaliser des tâches que les bretons ne veulent plus faire. Les étrangers motivés travaillent bien . La Bretagne en a besoin. Une Bretagne composée uniquement de Bretons est heureusement une utopie.
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Alter Écho & Ego machin
2022-01-03 10:49:33
C'est vrai Kerbarh avec un bon nombre d'autres ressortissants des pays de l'Est, les Roumains et les Bulgares par leurs pratiques expéditives et leur disponibilité, sont d'une utilité incontestable! (Prions Ste Anne pour qu'ils viennent très, très nombreux) .
Économiquement efficaces, et donc laborieux ils contribuent au renouvellement régulier des matériels, objets et matériaux divers dans tous les domaines, notamment en bijouterie générale et économie de luxe (ou moins), aussi en matière de renouvellement des investissement dans la plaisance notamment les moteurs marins, qu'ils soient hors bord ou non.
Ils régénèrent depuis quelques temps les marchés de l'armement maritime des bateaux, pour le plus grand plaisir des pêcheurs en BRETAGNE,qu'ils soient de plaisance ou professionnels!
Enfin votre commentaire dit aussi beaucoup, pour moi, de votre conception de la BRETAGNE...et des Bretons.
Kerbarh? Ça peut faire très breton et très militant, et ça peut faire aussi illusion et manip! Mais le commentaire...peut interroger, peut dire aussi une vérité politique, ou autre, cachée!
"Bonne Année"
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