Crimée : un référendum est toujours démocratique et ce qui est démocratique est toujours légitime

La démocratie par définition est le gouvernement du peuple, donc demander au peuple ce qu'il veut est toujours démocratique quoi qu'en pensent tel ou tel état, tel ou tel gouvernement.

Ce qui est démocratique ne peut être illégitime. Quand Madrid dit que le référendum pour l'indépendance de la Catalogne est illégitime, Madrid s'oppose à la démocratie. Londres qui a toujours été à l'avant garde de la pensée démocratique en Europe, ayant eu une vie parlementaire deux siècles avant la France, a bien compris cette connexion entre démocratie et droit des peuples. Londres ne s'opposera pas au referendum sur l'indépendance de l'Ecosse.

La liberté ne peut se limiter aux individus, elle comprend aussi celle des peuples et les droits des communautés. A ce sujet, les valeurs de la république ne sont pas forcement les valeurs de la démocratie --d'autant plus que le degré de démocratie d'un état se mesure toujours par sa capacité à tolérer la dissidence, y compris le séparatisme.

Il en est de même en Crimée. Non seulement les occidentaux, et tout spécialement la France et les USA ont la mémoire courte--on se rappelle qu'ils avaient soutenu la séparation du Kosovo de la Serbie sans ambiguïté aucune-- mais en déclarant le referendum en Crimée illégitime, ils se mettent en contradiction avec les valeurs mêmes qu'ils prêchent et ce qu'ils avaient préconisé au Kosovo. Quant à l'Allemagne, elle fut le premier état à reconnaitre la Croatie qui fit sécession de la Yougoslavie.

Le Texas a été rattaché aux Etats-Unis comme la Crimée à la Russie

Si le référendum en Crimée est illégitime comme l'affirme Barack Obama, on peut alors lui suggérer de rendre le Texas au Mexique ! En effet, le Texas fit sécession du Mexique en 1835. Les 59 délégués texans de la Convention de 1836 signèrent une déclaration d'indépendance vis-à-vis du Mexique. En 1837, le parlement texan demanda le rattachement du Texas aux Etats-Unis alors que l'armée Mexicaine menaçait et reprendra même San Antonio en 1842. En 1845, le Congrès des États-Unis vota l'admission du Texas comme État des États-Unis. Même procédure qu'en Crimée en quelque sorte. Mr Obama avez-vous oublié votre histoire ?

Вы за воссоединение Крыма с Россией на правах субъекта Российской Федерации

Les deux questions soumises au choix des électeurs aujourd'hui étaient les suivantes :

Cochez la case correspondant à la variante pour laquelle vous votez :

Êtes-vous favorable à la réunification de la Crimée avec la Russie dans les droits de la Fédération de Russie ? soit en Russe : "Вы за воссоединение Крыма с Россией на правах субъекта Российской Федерации ?"

ou

Êtes-vous favorable au rétablissement de la Constitution de la République de Crimée de 1992 et pour le statut de la Crimée dans le cadre de l'Ukraine ?

"Вы за восстановление действия Конституции Республики Крым 1992 года и за статус Крыма как части Украины ? "

Qu'il n'y ait pas de choix pour l'option Maidan est peut-être dommage car la minorité tatare aurait peut-être opté pour cette troisième voie. Je dis 'peut-être' car l'interdiction des langues régionales par le gouvernement ukrainien issu de Maidan, affecte aussi les tatars qui parlent une langue altaïque. Cette absence de troisième voie ne peut remettre en cause la validité de ce referendum car le gouvernement de Maidan n'est pas encore légitime puisqu'il n'a pas été élu. Il est temporaire. Seul le statut d'autonomie dans le cadre de l'Ukraine (option 2) approuvé par referendum en Crimée en 1992 est pour le moment légitime.

Qu'il n'y ait pas non plus de clause de validité liée à un minimum de participation n'était pas plus un problème vu que le degré de participation, plus de 80%, était facilement prévisible vu les enjeux.

©agence bretagne presse

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Auteur de l'article :

Philippe Argouarch

Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003

Vos commentaires :

Paul Chérel
Lundi 17 mars 2014

Voilà de la bonne information documentée et appuyée sur des exemples similaires à méditer. Je lis maintenant l'article rédigé probablement AVANT le résultat du référendum et je fais le commentaire APRES que l'on ait eu connaissance du résultat.Il est éloquent. Quant à ceux qui clamaient haut et fort, avec l'appui journalistique "objectif" qui caractérise l'information "à la française", qu'un tel référendum était illégitime, il est curieux de voir que cette allégation n'a JAMAIS été étayée sur la moindre traduction d'un texte législatif et constitutionnel UKRAINIEN et, encore moins évidemment sur un texte universel. Il est donc bon de lire un texte qui s'inscrit à contre-courant et titré en outre modestement sous le nom de point de vue. Quant tous ceux qui prétendent "faire" de la politique auront compris cela0, le monde se portera mieux. Paul Chérel

PIERRE CAMARET
Lundi 17 mars 2014

Tres bon cette reference au TEXAS

Jean-Louis G.
Lundi 17 mars 2014

@Paul Chérel

Cela a été dit par un professeur de droit Ukrainien sur France 2 la semaine dernière qui citait la constitution Ukrainienne.

Pour le Texas, ceci a été réglé par une guerre et un traité entre les Etats-Unis et le Mexique.

Concernant le résultat du référendum, il était entendu car l'armée russe contrôlait ce territoire. Il subsiste donc un doute sur la réalité du résultat sachant qu'au moins 40% de la population n'est pas d'origine russe et que ceux qui le sont ne sont pas tous pour devenir un état fédéré avec la russie.

Xavier GUILHOU
Lundi 17 mars 2014

Cette analyse sur la nature démocratique du référendum en Crimée est très trés intéressante en terme de droit international et de réflexion sur les limites hautes et basses de ce que nous français dénommons (avec beaucoup de suffisance) la "souveraineté". Je travaille beaucoup actuellement sur les aspects géopolitiques de la crise ukrainienne mais pas sous cet angle de l'approche de la légitimité démocratique des postures politiques (cf. mes papiers sur le site www.diploweb.com). En revanche si le résultat de ce référendum ne surprend personne, compte tenu du pilotage de cette crise par les occidentaux et des postures identitaires adoptées par Moscou, il ouvre des champs considérables et d'énormes questions pour l'avenir, notamment pour tous ceux qui sont sur des démarches autonomistes (Ecosse,Basque, Catalans etc).

En fait ce que nos démocraties, et encore plus la France, ne supportent pas dans cette affaire c'est qu' elle révèle illégitimité de certaines opérations, dites de restauration de la souveraineté, qui sont menées de façon unilatérales par nous, puissances occidentales, depuis la chute du mur de Berlin. Le Kosovo a ouvert dans ce domaine un champ de jurisprudence que personne ne veut voir ou admettre. Il y a là un sujet de réflexion que vous devriez approfondir car avec la fractalisation territoriale et identitaire à laquelle nous assistons depuis une vingtaine d'années dans le monde, nous risquons de connaître de plus en plus de situations similaires et de fait paradoxales, notamment chaque fois que la question de la scission d'un territoire autonome d'un pays souverain et de son rattachement à une autre entité identitaire se concrétise.

Maintenant ne nous faisons pas d'illusions, imaginons un scénario forcément inconcevable pour le moment, mais pas forcément impensable, dans lequel la Bretagne deviendrait autonome du fait d'événements historiques et qu'elle décide de rejoindre une alliance celtique qui émergerait autour de l'Ecosse, de l'Irlande, la Galice etc (telle l'Ukraine qui veut rejoindre, pour d'autres raisons essentiellement mercantiles, l'Union européenne et l'alliance Atlantique...). Je n'imagine pas notre bonne République faire moins bien que le maître actuel du Kremlin, afin de contrôler ce bout de terre et récupérer ses ports pour sa marine nationale (tel Sébastopol), en organisant un référendum aussi motivé afin d'obtenir démocratiquement un rattachement a la France. Il suffit de voir comment la Bretagne a voté ces dernières années pour mesurer son allégeance mentale à Paris et imaginer le résultat d'une consultation démocratique.

Le discours très précis de notre diplomatie sur le "respect de la souveraineté" est dans ce domaine très précis et parfaitement dans la continuité des grands principes mis en place depuis Richelieu. Ce discours n'est pas destiné à l'Ukraine (dont le sort n'intéresse absolument personne à Paris...) mais bien aux problématiques de politique intérieure française, entre autre et surtout après les déclarations des Bonnets rouges à Morlaix... Cela permet de rappeler à tout à chacun que "la République est une et indivisible" et de pouvoir si besoin légitimer l'utilisation de la violence étatique si des pulsions séparatistes s'exprimaient par exemple.

Maintenant avec cette jurisprudence du Kosovo qui devient une norme dans les relations internationales, la Chine va pouvoir récupérer sans problème Taïwan (qui lui est déjà acquis comme la Crimée à la Russie), etc. Les potentiels de man½uvre pour redéfinir les frontières ne manquent pas en Afrique, en Asie et bien au delà l'Europe. C'est un vrai sujet qu'il faut bien analyser en termes de perspectives et de conséquences, sans occulter les risques de guerre que ces contextes laissent planer, comme le fait remarquer fort justement JLG pour l'affaire du Texas (qui pourrait comme la Californie redevenir mexicain, il suffit d'observer la montée des manifestations entre autre à San Diego sur cette question...). L'histoire n'est jamais définitivement écrite, elle est souvent réécrite par les peuples et ce qui se passe actuellement sur cette péninsule de la Mer noire n'est pas neutre.

Yann LeBleiz
Lundi 17 mars 2014

Le référendum aurait du être organisé par l'ONU, avec un déploiement des soldats "casques bleus", et suite à un débat démocratique.

Maintenant, que cela est dit :

Il me semble que beaucoup de personnes en Europe, voir au delà de l'Europe, vont être particulièrement choquées par le fait que l'Europe et les Etats-Unis défendent le droit des Etats face aux droits des peuples. Pour moi, il y a là un précédant anti-démocratique qui va faire réfléchir. Je gage qu'Ecossais, Catalans, Basques, Bretons, Lapons, mais aussi Slovaques, Slovènes, Baltes (qui n'ont leur indépendance que depuis peu de temps), les Kurdes, les Kabils (hors d'Europe) vont tirer des conclusions.

Donc, face à l'espoir d'un processus démocratique (même si difficile à obtenir dans les faits), tous ces peuples risquent de comprendre que la solution ne viendra que d'eux-mêmes.

Un politicien européen disait ce soir à la TV, que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes était un risque pour la stabilité du continent Européen. Il me semble que c'est le déni de démocratie qui est actuellement en train de constituer un risque!

eugène le tollec
Lundi 17 mars 2014

Exact que tout ça....mais nos hardis politiciens tout imbus de leur supériorité de penseur d'État pensent encore et encore en être supérieur,ils ont l'esprit de la sainte révolution française vrillée au corps.

Ces gens ont-ils une pragmatique vision du monde sur du long et très long terme ( l'exemplaire fabius est le modèle type).

La Russie à d'autres chats à fouetter...elle ne fait que consolider ses arrières...son prochain challenge sera de protéger ses espaces siberiens..et de chasser l'islam de tout son territoire.

M.Prigent
Mardi 18 mars 2014

Si la démocratie est légitime, la légalité, instrument du pouvoir, est souvent anti-démocratique et pas seulement dans les dictatures.

Louis Le May
Mardi 18 mars 2014

Dans le même ordre d'idée, la dernière votation suisse pour limiter l'immigration est tout aussi légitime...

eugène le tollec
Mardi 18 mars 2014

Quel deni de démocratie ?

Nos gouvernants successifs et tous leurs penseurs ont bradé le concept même de la démocratie.

Nous vivons depuis un siècle dans une democratie frelatee

Au bénéfice d'un double poids...qui se renvoie la masse des ignares contents de leur sort.

Paul Chérel
Mardi 18 mars 2014

@Jean-Louis G. France 2 ne figure pas dans mes références au point de vue objectivité de l'information mais je suis cependant preneur de ce que disait ce professeur de droit ukrainien et surtout à quelle constitution ukrainienne il se reportait. Si vous en avez la possibilité, merci d'utiliser l'amabilité de l'ABP pour publier le passage exact indiquant sans ambiguïté possible qu'un tel referendum est illégitime. Il faudra aussi mentionner ce que dit la constitution de Crimée, état autonome au sein de l'Ukraine. Paul Chérel

Xavier GULHOU
Mercredi 19 mars 2014

Concernant la légitimité ou l'illégitimité du référendum en Crimée, au regard de nos pratiques du droit international, je voudrai rappeler ce qui fut pratiqué en 1999 en Europe. A l'époque les pays d'Europe centrale venaient de quitter l'aire soviétique et étaient dans le processus de rattachement à l'Europe (pour rappel la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie n'ont adhéré à l'UE qu'en mai 2004). Pour autant les américains étaient engagés vis à vis de tous ces pays dans un processus d'élargissement de l'OTAN et avaient déployé dans tous ces pays des conseillers et des moyens considérables. Pour arriver démocratiquement à leurs fins ils ont organisé des référendums dans chacun de ces pays qui ont été bien entendu perçus comme illégitimes par la Russie à l'époque... La man½uvre n'était pas facile ( cf les évaluations de l'époque sur l'état des opinions: (voir le site) ). Pour autant le processus a été mis en place suite à ces référendums fin 1997. Puis est arrivé l'affaire du Kosovo et la décision de l'OTAN d'engager des frappes sur la Serbie. Nous fêtions en même temps les 50 ans de la création de l'OTAN qui je le rappelle est (je devrais dire était) une alliance pour assurer la défense de ses membres en cas d'attaque de l'ancienne URSS. Or paradoxalement l'OTAN qui n'avait jamais eu à activer ses principes de défense, se transformait du jour au lendemain en un outil offensif d'attaque d'un pays souverain qui avait "envahi" l'une de ses provinces autonomes. Je me rappelle à titre professionnel avoir animé le jour des premières frappes sur Belgrade une réunion européenne qui se tenait sur le lac Balaton en Hongrie, en 5 mn mes équipes se sont divisées en deux avec les proslaves d'un coté et les progermaniques de l'autre. C'était hallucinant et là j'ai compris que les fractures civilisationnelles étaient profondes. Ensuite j'ai été engagé dans les opérations militaires de l'OTAN au Kosovo. l'ONU n'a mis en place sa résolution que le 10 juin 1999 alors que nous avions déjà beaucoup de monde sur le terrain, un peu comme les forces dite d'autodéfense en Crimée...( (voir le site) ). De fait il est assez difficile de faire la morale à Vladimir Poutine quand nous connaissons nos propres pratiques... Quand aux pays d'Europe centrale qui croyaient entrer dans une alliance défensive, ils ont découvert malgré eux qu'ils rejoignaient une alliance offensive qui se projette en dehors de son cadre de référence... Ce qui s'est confirmé par la suite puisque l'OTAN a été engagé en Afghanistan, en Irak, en Libye... Il faut partir de ce point de départ et de ces mutations stratégiques pour bien comprendre ce qui se passe aujourd'hui et pourquoi le jeu est aussi ouvert en termes de droit international. Dans tout cela je cherche où se situe la dimension démocratique. Je pense que nous sommes plutôt sur des chocs de titans avec en arrière plan des questions gigantesques de business autour du pétrole et du gaz (cf mon papier pour la revue construtif : (voir le site) )) et que le débat démocratique n'est qu'un prétexte pour justifier les stratégies de domination des uns ou des autres. Quand aux référendums ils permettent de justifier les prises de gage territoriales que ce soit en Europe centrale en 1997 ou en Crimée en 2014... C'est de la "Realpolitik" et ce sont les américains qui ont ouvert le bal après la chute du mur, et les festivités ne sont pas terminées. Nous ne sommes plus dans un monde de bisounours mais de nouveau à l'aube de grands chocs historiques.

P. Argouarch
Mercredi 19 mars 2014

@ Xavier Guilhou : Entièrement d'accord avec vous qu'il s'agit de Realpolitik. J'ai écouté hier le discours très habile de Vladimir Poutine qui astucieusement cite l'article 2 de la charte des Nation-unies sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Très bien, mais on ne peut que se demander pourquoi il n' a pas appliqué ce même principe à la Tchéchénie ! S'il a parfaitement démonté et démontré hier le double standard des occidentaux en particulier au sujet du Kosovo ou de la Lybie, il a par contre évité de parler de celui de la Russie. (voir ABP 33254)

eugène le tollec
Mercredi 19 mars 2014

M.Argouach

Parce que la tchétchènie est un bastion islamique et la Russie orthodoxe n'aiment pas l'islam.

POUTINE à dit ," je suis le seul garant de la chrétienté"

Nous les soit disants occidentaux avons vendu nos âmes à l'Islam et nous continuons et les médias sont un excellent vecteur.....

Je suis totalement d'accord avec les gens réalistes,pragmatiques et de sains bons sens .

Xavier GUILHOU
Mercredi 19 mars 2014

Ah la Tchétchénie...c'est le sujet que les français adorent pour démontrer que nous sommes a la pointe de la vertu en matière de droits de l'homme et de démocratie quite a prendre la défense de ceux qui veulent notre destruction. Je rappelle que ce dossier remonte très loin dans le temps (XIXème siècle) et que l'objectif des combattants tchétchènes est de créer un califat islamique dans le Caucase le tout sponsorisé par les wahhabites saoudiens... Quand Poutine a pris en main ce dossier, d' autres étaient passés avant dont Eltsine et surtout le général Lebed qui ont été pires que le maitre actuel du Kremlin. Dans mon dernier papier sur la crise ukrainienne sur Diploweb j'ai dit de façon très précise que si l' affaire tchétchène avait permis a Poutine se s' affirmer en termes de prise de pouvoir, mais qu'il était tres conscient des dégâts pour son image personnelle. Je ne suis pas son défenseur mais je abonderai pas dans le lavage de cerveau auquel j' assiste actuellement sur l' intéressé qui est beaucoup plus intelligent et subtil que ce que les medias laissent transparaitre. C'est un homme des services secrets , ce n'est pas une bête de guerre comme le fut Lebed, mais un stratège.

Maintenant il n' est pas le seul à avoir dit "on ne discute pas avec des terroristes". C'est que nous avons fait avec l'avion a Marseille et dans d'autres circonstances et heureusement. Le jour ou nous aurons la même chose que dans le Caucase sur notre flanc sud, voire sur notre propre territoire, nous verrons ce que nous français feront... Je ne suis pas sur que nous soyons plus subtils... Mais bien entendu je sais que ce type d'analyse est insupportable pour nos esprits vertueux et éclairés.

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