Un an après la pollution Total dans l'estuaire de la Loire, la lumière reste à faire

Publié le 17/03/09 8:49, dans par François de Beaulieu pour Bretagne Vivante

Le 16 mars 2008 une canalisation de la raffinerie Total de Donges vomissait 400 tonnes de fuel de soute dans l'estuaire de la Loire causant une pollution désastreuse. 

Tandis que les effets de la pollution étaient gommés avec déploiement de grands moyens financés par Total et largement relayés dans les médias, des commissions étaient mises en place pour mesurer et suivre les impacts de cette catastrophe écologique. En parallèle le préfet exigeait de Total, outre des explications, un certain nombre de mesures et de propositions pour éviter de tels accidents à l'avenir. Parmi ces injonctions Total devait remettre fin septembre 2008 une étude sur les risques potentiels émanant de ses installations pour l'estuaire ; EDF et GDF devaient proposer également des solutions pour protéger l'estuaire qu'ils utilisent pour leurs captages sur leurs sites. 

Où en sommes nous un an après ?  

Les études d'impact de la pollution sur les milieux et les espèces ne sont toujours pas diffusées alors que certaines ont été rendues depuis plusieurs semaines.

Lors de la réunion de la CLI de l'Estuaire (Commission Locale d'Information), le 13 novembre 2008, notre demande pour que ces études soient diffusées est restée lettre morte.

Voir aussi : Amoco Cadiz : 35 ans de mémoire collective. Exposition à Portsall par Nantes Multimédia

Le rapport demandé à Total sur la dangerosité de ses installations, destiné à prévenir des accidents sur d'autres raffineries n'a pas été publié.

On peut alors s'interroger sur la volonté de transparence de l'État quand on sait que ce sera Total qui fera la synthèse et la restitution des études d'impact auprès des services de la préfecture. 

Entre-temps une nouvelle fuite à la raffinerie Total le 22 octobre 2008 déversait à nouveau du fuel dans l'estuaire, rappelant que des dispositifs de surveillance (caméras et inspection) n'étaient pas suffisants pour sécuriser des installations aussi dangereuses. Nous demandions alors que les exploitants de sites à risques prennent des engagements et se donnent les moyens pour éviter de telles catastrophes. 

Aujourd'hui, nos associations, Bretagne Vivante, SOS Loire Vivante - ERN France, la LPO Loire-Atlantique et Eau et Rivières de Bretagne restent attentives et mobilisées pour exiger une information  du public sur les causes et les conséquences réelles de ces pollutions, et sur les décisions prises et les dispositifs arrêtés afin de prévenir tout risque futur. 

Nous soutenons l'idée d'un projet global de gestion durable de l'estuaire de la Loire qui concilierait développement industriel – restauration et protection des milieux naturels. Nous rappelons que la mise en place d'une Réserve Naturelle Nationale dans l'Estuaire, avec des mesures fortes en terme de protection et de gestion des milieux naturels est devenue une priorité.  

Insensibles aux tentatives d'indemnisation, nos associations, comme les régions Bretagne, Pays de Loire et Poitou-Charentes, le département de Vendée et plusieurs communes maintiennent leur action en justice contre Total. Pour faire en sorte que lumière soit faite, sur les atteintes à l'environnement quelle que soit la puissance de la compagnie privée et sa volonté de s'exonérer de ses responsabilités par des versements financiers conséquents. 

Notre détermination ne faiblit pas !

Texte signé par Bretagne Vivante, LPO44, SOS Loire Vivante et Eau et Rivières de Bretagne.


Contacts : 
Bernard Guillemot, président de Bretagne Vivante : 06 77 82 11 30 ;
Hervé Le Strat,administrateur de Bretagne Vivante-SEPNB : 06 82 83 27 97 ;
Christophe Dougé, délégué Loire Vivante Estuaire : 06 14 36 43 45 ;
Roberto Epple, président de SOS Loire Vivante ERN France : 06 08 62 12 67 ;
  Guy Bourlès, président de la LPO Loire-Atlantique : 06 20 70 11 37 ;
Mickaël Potard, directeur de la LPO Loire-Atlantique : 06 82 20 23 72 ;
Miguel Garcia, délégué de Eau et Rivières de Bretagne : 02 40 07 98 54 ;
Matthieu Gillois, administrateur de Eau et Rivières de Bretagne : 06 64 35 69 19.


(voir le site) de Bretagne Vivante SEPNB.

(voir le site) de Loire Vivante Estuaire.

(voir le site) de SOS Loire Vivante -ERN France.

(voir le site) de la Ligue de Protection des Oiseaux de Loire-Atlantique.

(voir le site) de Eau et Rivières de Bretagne.

Et aussi (voir le site) de la Coordination marée noire.

©agence bretagne presse
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Auteur de l'article :

Bretagne Vivante

Fondée en 1958, à une époque où l'écologie ne concernait encore que quelques initiés, la Société pour l'Étude et la Protection de la Nature en Bretagne (SEPNB) a joué un rôle précurseur en créant des réserves ornithologiques sur le littoral. Son champ d'action s'est rapidement élargi à tous les problèmes de défense de l'environnement se posant sur l'ensemble des cinq départements de la Bretagne historique
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186, rue Anatole France
BP 63121
29231 Brest cedex 3.

Vos commentaires :

Alvis
Mardi 6 mars 2012

La Bretagne existe en gros deiups 851. Ses limites n'ont ensuite pas change9 jusqu'en 1941 et son territoire a toujours correspondu aux actuels de9partements des Cf4tes d'Armor, Finiste8re, Ille-et-Vilaine, Morbihan et Loire-Atlantique.En 1941 la Loire-Atlantique, alors Loire-Infe9rieure, a e9te9 de9tache9e du reste de la Bretagne pour cre9er une re9gion de la Loire, ide9e que les technocrates ont ensuite reprise dans les anne9es 1950 pour cre9er les re9gions actuelles.A aucun moment les populations n'ont e9te9 concerne9es.Donc pour re9sumer, les limites de la Bretagne n'ont pas bouge9 pendant 1090 ans, soit pre8s de 11 sie8cles (excusez du peu), et on impose deiups pre8s de 70 ans un nouveau de9coupage.70 ans contre 11 sie8cles, e7a ne pe8se pas lourd !Enfin je pensais, peut-eatre naefvement, que la Re9publique frane7aise s'honorait d'eatre une de9mocratie.Quand les Nantais et tous les habitants de la Loire-Atlantique pourront-ils de9cider dans quelle re9gion ils veulent vivre ?

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